mardi 21 avril 2026
Contact
Malijet

Mali : la coalition «pour une transition réussie» en meeting contre le report des élections

Par RFI 189 vues
Mali : la coalition «pour une transition réussie» en meeting contre le report des élections

Au Mali, alors que les autorités de transition affichent désormais ouvertement leur volonté de reporter les élections présidentielle et législatives prévues le 27 février 2022, le « Cadre d’échange de partis et de regroupements de partis politiques pour une transition réussie au Mali » rejette cet éventuel report. Les membres du cadre réclament la tenue des élections générales en février prochain, et demandent à la Cédéao de soutenir la volonté exprimée par le peuple malien. Ils l'ont fait savoir ce samedi, lors d'un meeting au palais de la Culture de Bamako.

avec notre correspondant à Bamako, André Traoré

Devant les militants venus nombreux au palais de la Culture, le Cadre d’échange des partis politiques pour la réussite de la transition a dénoncé la mauvaise volonté du gouvernement dans l’organisation des élections générales. 

« Pour nous, il n’y a pas d’organisation d’élections pour le moment. Pour le moment, absolument rien n’a été fait dans ce sens, nous explique Housseini Amion Guindo, président du cadre et président du parti Convergence pour le développement au Mali (Codem). Il faut régler les problèmes avec la Communauté internationale. Et ce problème avec la Communauté internationale est lié à la démocratie. Est lié au retour à l’ordre constitutionnel. Est lié au pouvoir du peuple, à la légitimation du pouvoir au Mali, par un vote populaire… »

Selon Boubacar Traoré, membre du directoire du Cadre d’échange, la Cédéao doit soutenir le Mali sur le schéma tracé par le peuple. « Depuis le départ, nous avons toujours demandé à l’ensemble des chefs d’État qui composent la Cédéao, d’accompagner et de soutenir le Mali, mais (sur la base de) la proposition faite par les Maliens. Les Maliens ont proposé de faire une transition de dix-huit mois, on va leur demander encore de nous soutenir, de nous accompagner dans cela ».

Non aux assises nationales et non à la prolongation de la durée de la transition au Mali : tels sont, entre autres, les messages que l’on pouvait lire sur les banderoles, dans la salle du Palais de la Culture.

Un sommet extraordinaire de la Cédéao consacré à la situation au Mali et en Guinée s'ouvre ce dimanche 7 novembre à Accra.

Partager:

Commentaires (2)

Laisser un commentaire

D
Diawara il y a 4 ans

IL N'Y A PLUS DE COALITION CAR LA VRAIE COALITION TOUT LE MONDE L'A VU LE 29 OCTOBRE AU MONUMENT DE L'INDÉPENDANCE ALORS QU'ON NOUS DISENT QUI EST CAPABLE DE MOBILISER AUTANT DE MONDE QUI D'UNE SEULE VOIE SOUTIENT ET EST DERRIÈRE SON PRÉSIDENT PATRIOTE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA. ALORS ARRÊTEZ VOS SORDIDES CAR ON VOUS CONNAIT DES CHERCHEURS DE POSTES QUI VEULENT TOUJOURS MANGER À TOUS LES RÂTELIERS PARTICIPÉS AU GOUVERNEMENT POUR TORPILLER LE TRAVAIL NOBLE QUI SE FAIT EN CE MOMENT. VOULOIR PARTICIPER À UN ÉVENTUEL GOUVERNEMENT POUR TOUJOURS INFORMER LEUR MAITRE MACRON QUI LEUR DIRA DE SABOTER TOUT CE QUE LE PRÉSIDENT HASSIMI GOITA DÉCIDERA DE FAIRE. C'EST CONNU ÇA ET S'EN EST TERMINÉ PRCEQUE LE PEUPLE MALIEN EST DERRIÈRE SON PRÉSIDENT ET DÉTERMINÉ À ALLER DE L'AVANT. ARRÊTEZ VOS POLITIQUES INDIGNES POLITICIENNES QUI PASSERONT PLUS CAR LA MAJORITÉ AU MALI RESTE CEUX QUI SONT SORTIS LE 29 OCTOBRE À LA PLACE DE L'INDÉPENDANCE RAISON POUR LAQUELLE J'AI DEMANDÉ AU MOUVEMENT YEREWOLO DE REGROUPER TOUS LES VIDÉOS DES MANIFESTATIONS À BAMAKO COMME DANS LES AUTRES VILLES EN FAIRENT DES COPIES QU'IL FAUDRA DÉPOSER DANS CHAQUE AMBASSADE ET REPRÉSENTATION AU MALI POUR MONTRER LA DÉTERMINATION ET LE VOULOIR DU PEUPLE MALIEN. QUE VOUS PARTICIPEZ OU PAS ON N'EN A CURE. QUE DIEU BÉNISSE NOS DIRIGRANTS ACTUELS ET QUE DIEU MAUDISSE LES MANIPULATEURS INDIGNES ET MINABLES ET LEURS VALETS MINABLES INDIGNES POURRIS NÉGRES DE MAISONS AMINE.

K
Kassin il y a 4 ans

Analyse juridique du CNT I. La nature du CNT La conseil national de la transition est un organe de la transition politique au Mali. Il est consacré dans une charte de la transition dite issue de concertation nationale et qui fait Office de parlement mais il faut bien noter que ce n’est pas un parlement. Juridiquement “Le Parlement rassemble des élus qui représentent les citoyens, légifèrent (c’est-à-dire votent les lois) et contrôlent le Gouvernement. Le Parlement représente les citoyens. Il est souvent composé de deux chambres (bicaméralisme). La chambre dite "basse" est désignée au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin variable en fonction des États.”. Or le CNT ne rassemble ni élus des maliens ni ne représente les citoyens maliens, il représente la volonté des militaires putschistes du 18 août 2020 qui les ont choisis sur des critères autres que le vote des maliens et sans aucune base de représentation des circonscriptions électorales du Mali et au mépris de la loi électorale du Mali. II. Que dit la constitution du Mali sur l’exercice du pouvoir législatif au Mali? La constitution de 1992 en vigueur au Mali consacre son titre V à l’assemblée nationale du Mali et à elle seule et non pas un organe exotique de type “CNT”. C’est à dire que dans tout le titre V la constitution ne prévoit autre organe législatif que l’assemblée nationale du Mali et la définit comme étant un parlement dans son article 59. La constitution précise bien dans son article 60 que les membres du parlement sont des députés et elle poursuit dans l’article 61 que les députés sont “élus”. Or les membres du CNT ne sont pas députés car non seulement ils ne sont pas élus mais aussi et surtout la cour constitutionnelle du Mali les a clairement déboutés de la qualité d’être députés en république du Mali. Donc n’étant pas composé de députés, le CNT ne peut pas se targuer d’être un parlement ou une Assemblée nationale. Or, selon l’article 62 de la constitution ce sont les députés qui bénéficient de l’immunité parlementaire et ce sont les députés qui peuvent suspendre la détention et la poursuite d’un membre de “l’assemblée nationale”. Le CNT et ses membres ne sont pas prévus dans la constitution du Mali qui les ignore totalement et ils ne peuvent pas prétendre une quelconque protection ou privilège de parlementaires maliens car ils ne sont pas un parlement au sens constitutionnel du terme. Partant de là, la résolution prise au CICB de bamako par les messieurs et mesdames (et non Honorables) du CNT pour demander la suspension de la détention de monsieur (et non Honorable) Issa Kaou Djim, est nulle et non avenue du point de vue du droit positif malien. Salute.