mardi 21 avril 2026
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Les coulisses du sommet de la CEDEAO sur le Mali : La prorogation de la transition actée, le départ de Choguel sollicité

Par Le Pays 211 vues
Les coulisses du sommet de la CEDEAO sur le Mali : La prorogation de la transition actée, le départ de Choguel sollicité

 

Dimanche, les Chefs d’État de la CEDEAO se sont penchés sur la situation au Mali et en Guinée Konakry.

Dans les résolutions, comme on peut bien le constater, l’organisation sous-regionale a pris des sanctions individuelles à l’endroit des autorités de la transition et les points saillants sont : gel des avoirs et interdiction de voyage.

Dans les coulisses, nous apprenions des faits majeurs : la prorogation de la transition actée et le départ de Choguel du poste Premier Ministre validé.

« Par rapport à la résolution de la CEDEAO, la prolongation de la transition est actée auprès de l’instance mais ils souhaitent connaître la nouvelle configuration et le délai pour se prononcer définitivement sur la question…et aussi leur souhait réel est le départ du PM », nous confie une source.

Pour le moment, Bamako ne s’est pas prononcé sur les résolutions du dernier sommet.

Avant le sommet, deux membres influents de la transition, Colonels Sadio Camara et Malick Diaw étaient allés à la rencontre des chefs d’État. Les motivations de ces déplacements ne sont pas officiellement connues mais selon des indiscrétions, ils sont allés plaider la cause du Mali afin de bénéficier de circonstances atténuantes. Et les retombées sont là. Le fait que le peuple malien a été épargné des sanctions, mais aussi les informations officieuses discutées et validées dans les coulisses.

Le Premier Ministre Choguel Kokalla Maiga fait face à plusieurs fronts. Le divorce entre lui et la Cedeao est perceptible depuis la lutte du M5 RFP pour la chute d’IBK.

Depuis son arrivée à la Primature, il est considéré aux yeux du reste du monde comme celui qui, à travers ses visions politiques, isole chaque jour le Mali. Pour preuve, son discours à la tribune des Nations unies et les révélations faites sur la France pour sa collusion avec des groupes armés au Nord du Mali.

Dans la capitale malienne, Choguel fait face à un véritable front composé majoritairement par la classe politique de l’ancienne majorité présidentielle et une partie de la société civile parmi laquelle la CMAS de l’imam Mahmoud Dicko.

Malgré cette forte pression pour diverses raisons, le calme olympien règne au niveau de la Primature. Choguel et ses hommes travaillent d’arrache-pied pour la tenue des Assises Nationales de la Refondation dont les conclusions, aux dires des autorités, détermineront la durée de la transition.

Alors, ce qui mérite d’être éclairci, comment les choses se passeront compte tenu du fait que la CEDEAO accepte la prolongation de la transition, mais cherche la tête de Choguel ? Les Militaires donneront-ils un avis favorable à cette sollicitation ?

Les jours à venir nous en diront plus.

Keletigui Danioko

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Commentaires (10)

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A
Anonyme il y a 4 ans

Choguel n'est pas le Problème du Mali. La CEDEAO se noie

A
Anonyme il y a 4 ans

Pourquoi solliciter le départ d'un PM d'un Etat souverain en cette période ? Le Peuple s'accroche à son PM CKM Choguel ou rien d'autre

A
Anonyme il y a 4 ans

Pourquoi solliciter le départ d'un PM d'un Etat souverain en cette période ? Le Peuple s'accroche à son PM CKM Choguel ou rien d'autre

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Je suis 100% d'accord avec ta feuille de route au gouvernement du Mali ! - Ne pas changer le PM Choguel Kokalla Maïga, mais au contraire le renforcer. - Ne pas renouveler l'accord de défense avec la France dans son format actuel pour réduire l'emprise de ce pays sur le Mali et pour être souverain sur le plan politique et militaire. - Accélérer l'implication des Russes dans la lutte anti-terroriste au Mali. Sans la présence russe rapide et massive, puis l'initiation du mouvement de reconquête des territoires occupés par les terroristes, il n'y a aucune raison que ce régime de transition n'organise pas les élections en 2022 comme l'exige la CEDEAO. En revanche, si le régime actuel obtient avec l'aide de la Russie des résultats sécuritaires très bons, les sanctions de la CEDEAO tomberont en désuétude et les gesticulations d'une partie des politiciens et journalistes maliens inféodés à la France seront risibles. Je ne crois pas beaucoup en ces "Assises nationales de la refondation". Le meilleur moyen de prolonger légitimement la période de transition, c'est de commencer avec l'aide de la Russie la libération militaire des territoires occupés, puis soumettre par referendum au peuple malien dans un contexte de sécurité minimale la question de la durée de la transition qui pourrait être de 2 à 3 ans de plus. Même si les prochaines ANR décideront de la prolongation de la période de transition, je crois qu'il faudra soumettre par referendum au peuple cette question pour la valider. C'est ça la démocratie. Le peuple du Mali est en effet souverain et doit se prononcer par referendum. C'est lui qui décide sur les questions qui engagent la vie de la nation malienne, pas la France, y compris lorsqu'elle se cache derrière la CEDEAO. Constitution du Mali, article 26 : "La souveraineté nationale appartient au peuple tout entier qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice." Sachant, je le répète, que sur le plan juridique l'organisation d'un referendum notamment pour prolonger la période de transition est possible, y compris lorsqu'une partie du territoire est occupé. C'est le referendum de changement de Constitution qui est interdit durant la période d'occupation. Une fois le territoire national largement libéré, le Mali pourra être refondé politiquement et un referendum de changement constitutionnel organisé. A la Russie et son ambassadeur au Mali qui suit l'actualité du pays, qu'ils sachent que c'est aussi pour eux une chance historique, leur présence militaire au Mali stratégiquement situé et la démonstration aux Africains de leur savoir-faire militaire, dans un cadre respectueux de la souveraineté nationale des États africains.

A
Anonyme il y a 4 ans

Si nous sommes conscients de l'indépendance et de la souveraineté du Mali, alors quittons la CEDEAO et on verra si économiquement et financièrement le Mali va tenir 3 mois

A
Anonyme il y a 4 ans

Si nous conscient de l'indépendance et de la souveraineté du Mali, alors quittons la CEDEAO et on verra si économiquement et financièrement le Mali va tenir 3 mois.

L
le mali ou rien il y a 4 ans

Vous démettez Choguel, les troubles commenceront, l'insécurité atteindra un niveau que vous ne pourrez pas maitriser, un autre coup d'état interviendra, alors Assimi et Choguel ne sont plus des problèmes pour la France. Haro sur le Mali. L'histoire dira de vous que vous avez trahi votre peuple en 2021 en termes très méchants. Réfléchissez. Le destin du Mali va se jouer et se déterminer en 2021 par vous.

L
le mali ou rien il y a 4 ans

"Depuis son arrivée à la Primature, il est considéré aux yeux du reste du monde comme celui qui, à travers ses visions politiques, isole chaque jour le Mali. Pour preuve, son discours à la tribune des Nations unies et les révélations faites sur la France pour sa collusion avec des groupes armés au Nord du Mali." Il n'y a rien de plus faux que d'affirmer sa collusion avec les groupes armées du nord. D'abord c'est le souhait de l'accord ensuite ,il n'y a pas plus anti groupes armés que Choguel. En tout cas si les militaires le laissent tomber, il ne faut plus compter sur le peuple malien.Et nous iront de mal en pire. ESSAYER SEULEMENT ce voeux des politiciens renegats.

A
Anonyme il y a 4 ans

Col ASSIMI GOITA Garde ton Excellent PM Dr Choguel Kokalla MAIGA. Le Peuple Malien est avec vous. Ne faites pas l'erreur suicidaire pour le Mali de démettre le PM Choguel Kokalla MAIGA de ses fonctions de PM. Le Mali est souverain, la CEDEAO n'a pas le droit d'exiger le départ du PM d'un pays. Mais où on va? Si vous le faites, il y aura plus de troubles sociaux et pire un nouvel Coup d'Etat et c'est l'objectif de la France et de la CEDEAO: aggraver la crise sociale et sécuritaire au Mali pour arriver à leurs desseins funestes. Accélérez l'implication des Russes dans la lutte anti-terroriste au Mali et ne renouveler pas l'Accord de défense avec la France. On l'avait dit à IBK à l'époque, voilà ce que sa cécité politique à apporter au Mali. Ne faites aucun changement, le peuple Malien est avec vous.

C
cissé il y a 4 ans

Monsieur l'initiateur de cet article, encore une fois, le rôle de la CEDEAO n'est pas d’empiéter sur les décisions régaliennes d'un ETAT souverain. C'est une erreur incommensurable de cette sous-région qui cache un agenda inavoué avec la complicité de l'ex puissance coloniale. Se focaliser sur la personne du Premier Ministre actuel est une méchanceté gratuite et indécente de la part de ceux qui souhaitent son départ. Ces politiciens décriés qui ont gouvernés durant 30 années sous le labelle de l'impunité érigée en mode gouvernance devraient plutôt rester dans leurs coquilles et observer les actes dignes qu'ils ont eu peur de poser en son temps. Bref, rassurez-vous, le changement souhaité par la majorité des citoyens et déjà actée par les autorités de la transition sera mené à son terme dans le seul intérêt supérieur de la nation.