mardi 21 avril 2026
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Comment la France a perdu le Mali

Par L'Aube 441 vues
Comment la France a perdu le Mali

L’intervention française au Mali était dans l’air à la fin de l’année 2012. L’Afrique, dont un des membres était victime d’une agression menaçant son existence, était incapable de réunir les moyens humains, matériels et financiers pour lui porter secours. Il fallait, pour elle, organiser des« conférences de donateurs » (sic) afin de trouver les quelques 375 millions de dollars – ou la moitié de cette somme –nécessaires, que tout le continent ne pouvait pas ou une voulait pas réunir.

 

À Bamako même, une junte dirigée par le tonitruant capitaine Sanogo détenait la réalité du pouvoir malgré la présence d’un président de transition, M. Diocounda Traoré, ancien président de l’Assemblée nationale. Les « glorieux » putschistes étaient davantage occupés à piller de ce qui restait des maigres deniers de l’État que de se battre pour la reconquête de leur patrie occupée. Le 20 décembre 2012, par la résolution 2085, le Conseil de sécurité des Nations Unies autorisait le déploiement, sous conduite africaine, d’une mission internationale de soutien au Mali (MISMA). C’était trop tard ! Au début de l’année 2013, Iyad Ag Ghali, chef touareg de l’organisation Ansar Dine, qui occupait le Nord en compagnie de l’AQMI et du MUJAO, prend une décision qui allait accélérer la cadence de l’Histoire : la descente vers le Sud.

La coalition confère longuement dans les environs de la commune de Bambara Maoudé, dans le cercle de Gourmac Rharous. À partir de là, deux groupes se dirigent séparément vers le Centre: l’un descend sur la  commune de Konna et l’autre fait cap sur la ville de Diabali, dans le cercle de Niono. Pour rallier leur objectif, les envahisseurs ont-ils utilisé des moyens rudimentaires (pirogues et bêtes de somme), ou des engins camouflés pour se protéger des caméras à infrarouge des avions espions qui ronronnaient dans le ciel ? Ou encore, ont-ils progressé en petits convois de véhicules afin d’éviter que le panache des fumées d’une logue colonne n’attire la curiosité du ciel ? C’est un débat superflu, car la constante historique est que, d’une manière ou d’une autre, ils ont pu atteindre leur objectif et en masse. Dès le 9 janvier, leur présence aux abords de Konna était signalée par les habitants. C’est le branle-bas à Bamako. Le président de la Transition, Diocounda Traoré, était favorable à une intervention française immédiate pour stopper l’avancée des assaillants. La junte était farouchement contre pour une raison toute simple : une présence des forces étrangères allait changer les rapports de force internes. La France aussi avait d’autres objectifs stratégiques au Mali, à savoir, empêcher la création d’un « Sahélistan » qui menacerait directement les frontières Sud de l’Europe, la sanctuarisation de ses alliés stratégiques de la côte Atlantique – Côte d’Ivoire et Sénégal – et une revanche sur l’Histoire, des décennies après la fermeture de sa base de Tessalit par le nationaliste Modibo Keita.

Posture paradoxale d’un pays qui veut combattre le « djihadisme » au Sahel en armant les mêmes « djihadistes » en Syrie !

Le 10 janvier 2013, la coalition des groupes armés attaque Konna au petit matin. Avant 18h, l’armée malienne était en déroute. Les soldats n’étaient plus motivés, en partie à cause du comportement de leur hiérarchie. À Bamako. La prochaine cible des « djihadistes » était Mopti, en passant par Sévaré. Mopti était le dernier verrou militaire avant la capitale.

Conquérir Bamako et y proclamer l’avènement d’un émirat islamique d’obédience wahhabite ou voulait-il simplement conquérir Mopti pour sécuriser l’aéroport Ham Bodédio afin d’empêcher le déploiement de la force internationale sans cesse annoncée ? Nous y reviendrons plus loin. Le président de la Transition Diocounda Traoré décide de faire appel à

Craignant des représailles des militaires aux aguets qui menaçaient de marcher sur Koulouba en cas d’une demande d’intervention terrestre de la France et aussi le courroux du grand Chérif de Nioro, un homme très influent dont le père fut déporté par l’administration coloniale  l’intervention française sur le territoire malien, le président de la Transition s’est contenté d’une demande d’intervention aérienne dans sa première requête. Paris refuse cette proposition, arguant que depuis la guerre en Irak il est prouvé qu’une intervention aérienne était insuffisante pour gagner une guerre. Le président Traoré chargera sa garde rapprochée (le Secrétaire général Ousmane Sy et le Conseiller diplomatique Brahim Soumaré, fils du Général Abdoulaye Soumaré, fondateur de l’armée malienne) de proposer une nouvelle mouture où il sera question d’ « une intervention aérienne immédiate de la France, d’appui renseignement et appui – feu ». « Appui – feu », concept très large, pouvant justifier toutes les gammes d’intervention utilisant le feu des armes.

La lettre de Diocounda Traoré contenait aussi une clause confidentielle de protection juridique des troupes françaises au Mali. Une clause qui sera formalisée plus tard avec un document de référence nommé « Sofa ». Pour conférer à l’intervention une légalité internationale supplémentaire, la France obtiendra du Conseil de sécurité, réunie en urgence dans la nuit du 11 janvier, une déclaration qui appelle « les États membres à aider les forces de défense et de sécurité maliennes à réduire la menace représentée par les organisations terroristes et affiliées ». On remarquera ici la valeur juridique d’une simple déclaration de cette instance comparée à une résolution numérotée. Le 11 janvier, l’armée malienne repart à l’offensive avec l’appui des forces spéciales du dispositif « Sabre », avec des hélicoptères décollant du site DjIbo, au Burkina Faso. L’opération « Serval » est déclenchée. La ville de Konna est reconquise après une bataille au cours de laquelle l’armée malienne fera preuve d’héroïsme. dans le sillage de l’intervention française ; elles auront comme tâche la sécurisation des zones libérées, à l’exception des troupes tchadiennes qui ont accompagné l’armée française ans les batailles du Nord, notamment dans l’Adrar des Ifoghas.

La MISMA est relayé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à partir du 1er juillet 2013.

Cependant, à des centaines de km au Nord de « la cité des333 Saints », c’est une autre scène contrastée qui s’y déroule. En déroute partout, les « djihadistes » se réfugient dans le massif de l’Adrar des « Ifoghas », une forteresse naturelle qui enjambe la frontière algéro-malienne. À Kidal précisément, la capitale des « Ifoghas », l’heure est aux manœuvres suspectes.

Kidal, la pomme de discorde

Du jour au lendemain, on y annonce la naissance d’une nouvelle organisation : le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA). Un rapide examen de sa composition révèle une tentative de recyclage des éléments « djihadistes » d’Iyad Ag Ghali. Le porte-parole du nouveau mouvement ne serait autre que… l’ancien porte-parole d’Ansar Dine.  Pour faire bonne figure, le MIA rallie Mohamed Ag Intalla, le fils de l’Amenokal des « Ifoghas », Intalla Ag Attaher, en compagnie de son frère Alghabass Ag Intalla, proche d’Iyad

Ag Ghali. L’un des concepteurs de cette métamorphose ne serait autre que Ahmada Ag Bibi, l’homme qui servirait d’intermédiaire entre Iyad Ag Ghali et les Français. Pendant ce temps-là, le MNLA qui avait été chassé de la ville de Kidal par les « djihadistes », avant l’intervention française, réoccupe une partie de la ville. Les deux mouvements, MNLA et MIA proclament séparément leur volonté de lutter contre le « terrorisme ». Dans la foulée, le MNLA annonce la capture de deux grands« terroristes » en fuite, Mohamed Ag Mohamed et Oumaini Ould Baba. La DGSE française tire les ficelles en coulisses.Son tropisme pro-Touareg est de notoriété publique. C’est dans cette ambiance que débarquent à Kidal les éléments précurseurs de l’armée française pour la future bataille de Tigharghar : les commandos de l’armée de l’air, une unité des forces spéciales, les commandos de l’infanterie marine du premier RPIM (Régiment des Parachutistes de l’Infanterie Marine). Ils prennent contact avec le chef d’état-major du MNLA, le légendaire colonel Najim. Les Français ne voulaient pas traiter publiquement avec le MIA qui était trop sulfureux. D’ailleurs, ce mouvement mort-né se sabordera pour devenir HCUA (Haut – Conseil pour l’Unité de l’Azawad), signataire plus tard au sein de la CMA (Coordination des mouvements de l’Azawad) de l’accord de paix et de réconciliation avec Bamako en 2015. Ces deux dirigeants emblématiques deviendront des députés, élus sur la liste du RPM (Rassemblement pour le Mali), parti d’IBK. Comprenne qui pourra !

Les Français récupèrent donc le MNLA pour, disent-ils, profiter de sa connaissance du terrain  objectifs : extirper les derniers « djihadistes » refugiés dans l’Adrar et libérer leurs otages au nombre de sept (7), qui seraient détenus, selon les renseignements de la DGSE, au niveau du massif de Tigaharghar. Ils inventent une formule langagière pour se prémunir d’accusations de collusion avec un mouvement qui, quelques mois plutôt, avait proclamé l’indépendance de l’Azawad : « Patrouille en commun et non une patrouille commune ». La France était déjà dans un schéma de traitement de Kidal différent de celui mis en œuvre à Gao et Tombouctou. En tout cas, pour le MNLA, il est hors de question de voir l’armée malienne revenir en masse à Kidal avant un accord global. La solution armée est impossible, il faut un règlement politique ; – si la France devait s’engager dans une opération hostile contre les Touaregs, elle risquerait de perdre un soutien dans une région en proie à une instabilité chronique et, pire, elle se mettrait à dos les « Ifoghas » de l’autre côté de la frontière au Niger, ce qui mettrait en péril l’exploitation des mines d’uranium d’Arlit. Enfin, pour retrouver les otages, le concours du MNLA était nécessaire compte tenu de sa connaissance du terrain. Les contestataires de l’option du traitement différentiel de Kidal, dont l’ambassadeur de France au Mali, Christian Rouyer, assuraient que la France risquait d’y perdre beaucoup, notamment la fin de l’idylle avec l’opinion malienne. Il fallait, argumentaient-ils, accompagner l’État central dans la reconquête intégrale de son territoire, quitte à encadrer l’entrée de l’armée malienne à Kidal pour éviter d’éventuelles exactions. Christian Rouyer sera limogé séance tenante .En vérité, la France aura commis une erreur monumentale qu’elle paye encore aujourd’hui en terme d’impopularité, car les Maliens étaient choqués et outrés par ce comportement.

L’opinion publique française devrait se demander comment En vérité, la France aura commis une erreur monumentale qu’elle paye encore aujourd’hui en terme d’impopularité, car les Maliens étaient choqués et outrés par ce comportement.

L’opinion publique française devrait se demander comment une sympathie générale et fervente s’est transformée en hostilité ardente !

Hussein Bah

(Dossier sur le Mali)

 

 

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Commentaires (2)

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D
Diawara il y a 4 ans

LE MALI N'A JAMAIS ÉTÉ PROPRIÉTÉ DE LA FRANCE IL SEULEMENT EU DES CHEFS D'ÉTAT INDIGNES QUI SE SONT RENDUS MINABLES INCOMPÉTENTS ET IRRESPINSABLES RAISON POUR LAQUELLE LA FRANCE S'EST SENTI INDISPENSABLE. AUJOURD'HUI GRÂCE À NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA DIGNE FILS D'AFRIQUE ET DU MALI LA FRANCE A TROUVÉ EN FACE D'EUX DES HOMMES DIGNES BRAVES ET COMPÉTENTS D'OÙ CET ÉNERVEMENT DE MACRON QUI NE SAIT PLUS OÙ DONNER DE LA TÊTE AVEC SON MINISTRE DES AFFAIRES INUTILES JEAN YVES LE TRUAND QUI A PERDU LA TÊTE CAR IL DIT QUE C'EST UN GROUPE DE COLONELS QUI ONT FAIT DEUX COUPS D'ÉTAT DANS UN COUP D'ÉTAT ET QU'ILS VEULENT FAIRE VENIR DES MERCENAIRES RUSSES ET CES MERCENAIRES VIENNENT DANS DES AVIONS RUSSES HÉ NON DE DIEU LE MONSIEUR EST DEVENU GAGA MAIS S'ILS NE VIENNENT PAS DANS DES AVIONS RUSSES QUE VOULEZ-VOUS QU'ILS VIENNENT DANS DES AVIONS FRANÇAIS. QUELLE HONTE DIRE QUE CE JEAN YVES LE TRUAND EST MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES D'UN PAYS EUROPÉEN. NOUS DISONS DIEU MERCI DE NOUS AVOIR DONNÉ CETTE CHANCE AVEC NOTRE FIERTÉ NATIONALE SON EXCELLENCE MONSIEUR ABDOULAYE DIOP DIPLOMATE COMPÉTENT ET RESPECTÉ À TRAVERS LE MONDE DIFFÉRENT DE CE FARFELU FRANÇAIS JEAN YVES LE TRUAND QUI A FINALEMENT PERDU LA TÊTE CAR CE QU'ILS ONT VOLÉ DANS LE NORD MALI L'A RENDU DINGUE. MAIS S'EN EST FINIT LE PEUPLE MALIEN EN A DÉCIDÉ AUTREMENT CE N'EST NI LES COLONELS NI LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES MAIS LE PEUPLE MALIEN QUI VOUS A DIT OUSTE.

K
Kassin il y a 4 ans

Les dangers du Choguelisme à l’autel de l’intelligence malienne https://youtu.be/rS0V3ZwWOd4 Les dangers du Choguelisme c’est à dire des politiques et décisions publiques menées et prises par le gouvernement Choguel et la transition militaire au Mali touchent au fondements de la société malienne et du régime politique instauré dans le pays depuis mars 1991. La gérontocratie et le respect des anciens sont fondés sur la parole et la bonne tenue des plus anciens qui sont dans notre société généralement les plus sages et les plus épris de retenue et de vérité pour la cohésion de nos familles de nos cités et la préservation de nos valeurs ancestrales. La débâcle des régimes politiques maliens depuis le 19 novembre 1968, avait conféré aux anciens (chefs coutumiers, notabilités, chefs religieux, leaders d’opinion, etc) le caractère sacré du dernier rempart contre les dérives qui obstruaient les actions publiques de nos gouvernements successifs militaires ou civils issus de pouvoirs démocratiques ou pas. Si le prédicateur Ousmane Chérif Madane Haidara et l’imam Mahmoud Dicko peuvent aujourd’hui remplir des stades et des boulevards à Bamako avec des centaines de milliers de participants et non nos hommes et femmes politiques, cela tire sa source principalement au délitement de la parole politique comparée à celle religieuse au Mali qui reste audible, stable et respecté dans le temps. Une société a besoin de références sûres pour exister et perdurer dans le temps. Nos anciens ont une place de choix dans la filature de ces références et constituent l’un des socles et l’un des ciments qui fortifient notre société. A la dernière grande dérive politico institutionnelle du 18 août 2020 qui a vu partir IBK et son régime inutile et immobile, la transition militaire en cours qui le succéda et qui éclore du  Choguelisme depuis juin 2021 après avoir clôturé en mai 2021 le “N’Bah Dawoïsme”, veut bousculer les codes génétiques de notre société en voulant associer les chefs coutumiers à un projet pernicieux d’une vicieuse prolongation d’un régime transitoire sans vision ni orientation claire mais sur une base fausse et adossée à un mensonge éhonté. Au moment où le pays est complètement asphyxié par l’insécurité à tous égards et où les villages entiers sont sous embargo ou sous le joug des bandits armés au centre et au nord du pays, Baba Touré le chef de village de Mopti (une région très éprouvée par l’insécurité et le terrorisme) fait un plaidoyer virulent pour témoigner à la face de la transition militaire et des ténors du choguelisme, que « tout va bien à mopti et que la transition peut continuer» sans anicroches. https://youtu.be/OWUb3SctLjQ Pourtant c’est un ancien de nos sociétés traditionnelles. Comment a-t-il pu faire un témoignage public et solennel aussi faux sur un sujet existentiel de son propre peuple qu’est la sécurité et la défense nationale? Il ne connaissait peut être pas les réseaux sociaux et ne pouvait imaginer que ses propos entre les murs de bamako pouvaient et allaient atterrir dans les oreilles des mopticiens pétrifiées et en proie avec l’Insécurité depuis près de 10 ans. Venant d’une notabilité et d’un chef traditionnel d’une région qui rase les murs si murs il y a en encore dans ces contrées martyrisées par le terrorisme et le banditisme armé, cela provoque l’ire du chef des chasseurs traditionnels constitués en milices d’auto défense qui s’activent dans la 5ème et 4ème région du pays pour contenir la nébuleuse menace terroriste avec les moyens du bord sans l’aide de l’état malien et avec un amer sentiment d’un abandon scandaleux des autorités transitoires qui poussent le même Baba Touré à la faute coutumière et verbale à Bamako. Choguel et les colonels de Kati, s’activent et s’arc-boutent comme des fourmis magnans, mais à mal de résultats sur le plan sécuritaire, diplomatique, économique et politique, ils s’accrochent comme des chauves-souris aux notabilités et religieux du Mali en qui ils se regardent comme dans un miroir pour se mentir à eux-mêmes encore et encore en croyant duper éperdument le peuple malien. Mais le plus révoltant, est que les ténors du Choguelisme laissent allègrement le pauvre vieillard mopticien après l’avoir honteusement utilisé, seul face à la fronde populaire provoquée par ses propos à Bamako. Choguel, son gouvernement, les colonels climatisés de Kati et les membres du CNT « cloués au sol » par les « sanctions CEDEAO » doivent savoir qu’une propagande mensongère d’aucun chef coutumier manipulé sous les lustres du pouvoir transitoire à Bamako n’est jamais assez pour apporter du répit sécuritaire au peuple malien ou un léger mieux de pouvoir d’achat à la ménagère malienne sans des actions concrètes de sécurisation de nos villes et de nos campagnes par une armée opérationnelle et professionnelle qui n’a d’autre agenda que les missions nobles de défense et de sécurité nationale. Il faut s’attaquer frontalement aux vraies causes de l’insécurité et du terrorisme sans faux fuyants et déployer des politiques économiques et sociales visibles, réfléchies et raisonnables pour soulager la souffrance de nos populations. Après plus d’un an de pouvoir transitoire, Assimi Goita et Sadio Camara doivent avoir un plan de sécurisation de notre pays. Alfouseini Sanou doit avoir un plan de sauvegarde et de relance de notre économie. Choguel Maïga et son ministre de l’administration territoriale doivent avoir un chronogramme précis de retour de notre pays à l’ordre constitutionnel normal. Ils ont un devoir de franchise envers le peuple malien car ils utilisent l’argent public c’est à dire l’argent du peuple malien. A défaut de résultats visibles, ils doivent avoir le courage de dire aux maliens, où leurs plans respectifs doivent nous amener dans un proche avenir et où exactement on en est avec la mise en œuvre diligente de leurs plans d’action gouvernementaux respectifs. Bref, il nous faut une gouvernance vertueuse au Mali et non pas une constellation de propagandes à la solde des dirigeants transitoires qui veulent s’éterniser au pouvoir à bamako en faisant successivement le déni de l’insécurité, de la vie chère et en voulant s’exonérer de la préparation idoine et la tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali. « Le patriotisme n’est pas un parti politique» disait Barack Obama aux républicains et partisans de John Mc Cain le 31 août 2008 à la convention démocrate de Denver dans le Colorado. Il y a des patriotes qui soutiennent Choguel et sa folie douce à la tête de notre État et il y a des patriotes qui sont dans leur bon droit de ne pas le soutenir et de demander à la transition militaire de préparer et de faire des élections libres, transparentes et démocratiques car ils estiment que notre pays s’en sortira mieux dans un régime démocratique plutôt qu’un régime autocratique et clanique, choguelisé et colonelisé à souhait qui caporalise notre justice pour faire taire tout opposant à la folie de leur gouvernance sournoise. Nous devrons laisser aux anciens (chefs traditionnels et religieux du Mali) leur faculté de nous dire la vérité dans leur sagesse légendaire (comme le faisait Monseigneur Luc Sangaré du temps de général d’armée Moussa Traoré) sans vouloir les manipuler pour un agenda caché d’un pouvoir transitoire en panne, choguelisé et colonelisé à souhait sans aucune orientation ni vision claire pour les intérêts supérieurs du peuple malien et pour la consolidation de l’état de droit et de la démocratie au Mali. Wa Salam .