mardi 21 avril 2026
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Transition au Mali -Quand la CEDEAO montre son vrai visage !

Par Notre Voie 251 vues
Transition au Mali -Quand la CEDEAO montre son vrai visage !

Le 60ème Sommet de la CEDEAO s’est tenu ce dimanche 12 décembre à Abuja, au Nigéria, avec au programme, la situation au Mali et en Guinée. Mais également des discussions autour des questions liées au terrorisme et à l’extrémisme violent dans la sous-région. Pour ce qui concerne le Mali, malgré la bonne foi maintes fois exprimée par les autorités de la Transition, les chefs d’Etat de la CEDEAO exigent la tenue des élections en février 2022, avec à la clé, de possibles nouvelles sanctions en cas de manquement à cette exigence !

 

Pourtant, ce ne sont pas les initiatives qui ont manqué, du côté de Bamako. Lors d’une conférence de presse, Nana Akufo-Addo, Président de la Conférence des chefs d’Etat et président du Ghana, le reconnait lui-même en déclarant que “les gouvernements militaires du Mali et de la Guinée avaient envoyé des délégations” pour le rencontrer, afin d’aborder leurs perspectives d’avenir pour les pays lors d’une réunion à huis clos. Le ministre des Affaires Etrangères, Abdoulaye Diop en avait profité pour demander la compréhension et l’accompagnement de l’organisation afin de trouver une solution à la situation malienne.

De même, le Président de Transition, le colonel Assimi Goïta, s’est engagé à fournir avant fin janvier un calendrier électoral pour un retour des civils au pouvoir. Au Ghanéen Nana Akufo-Addo, il avait déclaré : “La République du Mali, par ma voix, s’engage à vous fournir au plus tard le 31 janvier 2022 un chronogramme (calendrier) détaillé… Le retour à l’ordre constitutionnel est et demeurera ma priorité absolue”.

Dans son courrier, le Colonel Assimi Goïta invoquait les efforts entrepris pour “créer les conditions propices à la tenue d’élections transparentes et crédibles” et l'”intensification” des opérations pour sécuriser le territoire, la présentation d’une loi électorale en novembre et lancement des Assises nationales de la refondation, tout en précisant que ces assises “permettront de dégager un calendrier électoral”. Autant de gages de bonne foi qui semblent peu dire aux chefs d’Etat de la CEDEAO.

Ce communiqué du Président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, en fait foi ! « En sommet à Abuja ce dimanche 12 décembre, les chefs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont exigé le respect de la tenue d’élections en février au Mali. L’organisation ouest-africaine pourrait imposer également des sanctions supplémentaires dès le mois janvier si la date initiale des élections n’est pas tenue.

« Les chefs d’Etat, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022″ si les autorités n’honorent pas leur engagement initial de tenir à cette date des élections censées ramener les civils au pouvoir », a en effet déclaré devant la presse le Président de la Commission de la CEDEAO.

En attendant, ceux qui pensaient que l’organisation sous-régionale allait de nouveau frapper les dirigeants maliens de sanctions devront encore prendre leur mal en patience. En effet, les chefs d’Etat menacent plutôt les autorités de la Transition de nouvelles sanctions d’ici fin janvier, si Bamako ne présentait un calendrier initial de la tenue des élections pour d’ici février 2022. Il faut rappeler que la CEDEAO avait déjà imposé, le mois dernier, des sanctions ciblées contre une centaine de personnalités avec le gel de leurs avoirs et interdiction de voyager.

Les chefs d’Etat de la CEDEAO se découvrent enfin ! En effet, soit ils sont dans une logique de renier, pour des raisons qui leur sont propres, le droit au peuple malien de s’autodéterminer, soit ils sont manipulés par la France, pour qu’ils s’entêtent à vouloir voir les autorités de la Transition organiser des élections en février 2022.

Flani Sora

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Commentaires (2)

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A
ag il y a 4 ans

Rien de la france et de sa clique de Barkhane -G5- CEDEAO- Takouba-UE-UA Minusma/ONU......n'est Crédible et ne peut distraire le peuple digne du Mali, qui a fait ses Adieux avec cette Clique de tueurs,, de Terroristes...les seuls ennemis invétérés du Mali Indépendant et son peuple fier. Assimi-Choguel-CNT et les Dignes fils du Mali de l'Afrique, ne doivent plus jamais être dupes. La sortie du Vendredi 29 Septembre 2021 à la face du Monde, le peuple exige la venue de Wagner du Vaillant et sérieux peuple de Russie. Vive le Mali et Vive les amis sincères du Mali : Russie- Chine- Iran- Japon- Corée- Syrie-Maroc- Algérie.......... Mort aux ennemis invétérés du Mali Indépendant et son peuple fier. MORT aux apatrides de l’intérieur et l’extérieur, ainsi que leurs descendances et compagnons, où qu’il se trouve.

D
Diawara il y a 4 ans

L'INTERDICTION DE VOYAGER EST VRAIMENT BIENVENU A TEMPS CAR NOUS AUTRES NE VOULONS QUE DE CELA POUR PERMETTRE DES ECONOMIES SUR LE BUDGET QUI IRONS AILLEURS SURTOUT OU LE PEUPLE EN A BESOIN. AVEC LE MALI KOURA NOTRE OBJECTIF EST DE RETOURNER A NOS VALEURS ANCESTRALES ET POUR CELA IL FAUT RENFORCER LES LIENS INTÉRIEURS ET POUR L’EXTÉRIEUR ON VERRA. IL FAUT D'ABORD ETRE FORT CHEZ SOIT. CE QUE FAIT LES VALETS DE LA FRANCE NE REGARDENT QUEUX LE PEUPLE MALIEN CONNAIT SON INTÉRÊT ET C'EST CELA QUI EST LE PLUS IMPORTANT, LE RESTE ON S'EN CIRE.