mardi 21 avril 2026
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Entrevue lourde d’enjeux entre Macron et le chef de la junte malienne

Par AFP 299 vues
Entrevue lourde d’enjeux entre Macron et le chef de la junte malienne

Le président français Emmanuel Macron doit rencontrer pour la première fois lundi à Bamako le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, dans un climat de haute tension entre Paris et la junte militaire, dont la lenteur à rendre le pouvoir aux civils et les velléités de recourir à des mercenaires russes exaspèrent Paris.

Au terme de cette entrevue, le président français partira célébrer Noël sur la base de Gao (nord-est) avec des soldats français déployés au sein de la force antijihadiste française Barkhane, en pleine restructuration.

Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso.Ce plan prévoit une réduction des effectifs, de 5.000 actuellement, à 2.500/3.000 d'ici 2023.

Accueillis en libérateurs en janvier 2013 à Tombouctou, d'où ils avaient chassé les jihadistes, les soldats français ont remis mardi les clés de leur base aux forces maliennes, étape symbolique dans la réarticulation en cours.Paris veut désormais concentrer sa mission sur la formation des armées locales, dans l'espoir qu'elles prennent un jour en main la sécurité de leur territoire.

"On passe d'une logique d'opération extérieure à une logique de coopération", résume l'état-major français.

Mais si la coopération militaire entre forces françaises et maliennes se poursuit semble-t-il sans accroc, les relations politiques entre la France et le Mali, gouverné par des putchistes depuis 2020, n'ont cessé de se dégrader, au risque de remettre en cause la légitimité déjà fragile de la présence française.

"Il existe deux sujets de friction avec Bamako: les contacts avec (la société paramilitaire russe) Wagner et le calendrier politique de la transition", souligne le commandant de Barkhane, le général Laurent Michon, dans un entretien à l'AFP.

Un malaise accompagné de déclarations agressives du gouvernement malien et de campagnes anti-françaises sur les réseaux sociaux.Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lui-même n'hésitait pas récemment à accuser la France de former des jihadistes.

- Wagner "inacceptable" -

Emmanuel Macron va donc s'employer à dissuader le colonel Goïta de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, réputés proches du Kremlin et accusés de prédation et d'exactions dans les pays où ils sévissent, comme en République centrafricaine.

Paris a averti que leur déploiement serait "inacceptable".Une inquiétude partagée par les partenaires européens de la France au Sahel, réunis au sein de la force Takuba, nouveau fer de lance de l'action militaire étrangère dans la bande sahélo-saharienne.

L'Union européenne a sanctionné lundi le groupe Wagner ainsi que huit personnes et trois sociétés qui lui sont liées pour les "actions de déstabilisation" menées dans plusieurs pays d'Afrique, dont le Mali, et en Ukraine.Moscou a condamné en retour "l'hystérie" occidentale.

"Il y a des choses qui ne pourraient plus être faites si Wagner venait à se déployer", prévient le commandant de Barkhane.

Second sujet problématique: la junte, après avoir promis d'organiser des élections en février au Mali, traîne des pieds pour présenter un calendrier de transition, au grand dam des membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui la menacent de sanctions supplémentaires dès janvier si le dossier n'avance pas.

Pour justifier un report électoral indéterminé, le gouvernement malien invoque l'insécurité persistante.Mais pour Paris, comment justifier encore le maintien d'une aide militaire à un pouvoir illégitime?

D'autant que, malgré les efforts militaires, le Mali est toujours livré aux agissements de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique, et aux violences perpétrées par des milices autoproclamées d'autodéfense.

A ce jour, l'entretien devrait se limiter à un tête-à-tête entre MM.Macron et Goïta."Nous travaillons pour que les objectifs de la lutte contre le terrorisme soient atteints et pour promouvoir une transition politique, résume-t-on du côté de l'Elysée."Nous sommes dans un entre-deux que nous essayons de clarifier".

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Commentaires (1)

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D
Diawara il y a 4 ans

POUR COMMENCER LES ÉLECTIONS AU MALI NE REGARDENT ET N'ENGAGENT QUE LES MALIENS. QUE MACRON S'OCCUPE DE SES AFFAIRES INTÉRIEURES ET NON DES AFFAIRES INTÉRIEURES DU MALI. CECI ÉTANT DIT LA SOIT DISANT COLLABORATION ENTRE BARKHANE ET FORCES MALIENNES N'A JAMAIS FONCTIONNÉ PARCESUE LES FRANÇAIS POUR ASSOUVIR LEURS DÉSIRS ET JOUER LES COUPS BAS EN ALIMENTANT ET ENTRETENANT LES TERRORISTES QU'EUX RAVITAILLENT FAISAIENT LA PLUPART DU TEMPS CHEMIN SEUL. ON L'A VU AVEC BAH NDAW QUI AVAIT INTERDIT À BARKHANE LES DÉPLACEMENTS SANS ÊTRE ACCOMPAGNÉS PAR LES FAMAS DU COUP C'ÉTAIT LA PANIQUE ET LE GÉNÉRAL LECOINTRE S'ÉTAIT DÉPLACÉ POUR CONVAINCRE BAH NDAW CAR LES FRANÇAIS NE POUVAIENT PLUS MANŒUVRER PUISQUE SURVEILLÉS PAR LES FAMAS. ALORS COMMENT CES GENS-LÀ VEULENT QUE L'ON CONTINUE AVEC EUX DANS L'HYPOCRISIE ET LA MANIPULATION. NON CEST INACCEPTABLE. NOUS AVONS OBSERVÉ EN CENTRAFRIQUE LES RUSSES VONT MAIN DANS LA MAIN AVEC LES FACAS SANS HYPOCRISIE ET FONT TOUS LES DÉPLACEMENTS ET COMBATS ENSEMBLE SANS RIEN CACHER. TANDIS QUE LES AFRICAINS EUX FONT LE CONTRAIRE TANTÔT C'EST ENTRAÎNÉ LES TERRORISTES TANTÔT C'EST FAIRE APPUIE AUX TERRORISTES DANS LES ATTAQUES AVEC DES SNIPERS COMME LE QUIGNOLO ARRÊTÉ AVEC DES FUSILS DE SNIPERS EN CENTRAFRIQUE. A CHAQUE FOIS QUE NOS CAMPS ÉTAIENT ATTAQUÉS PAR DES TERRORISTES IL Y AVAIT DES SNIPERS FRANÇAIS DERRIÈRE POUR LES AIDER ET LES HÉLICOS FRANÇAIS METTAIENT PLUS DE DEUX HEURES POUR INTERVENIR HISTOIRE DE DONNER LE TEMPS AUX AUTRES POUR DISPARAÎTRE. DANS CES CONDITIONS COMMENT VOULOIR CONTINUER AVEC DES AMIS QUI SONT EN MÊME TEMPS LES ENNEMIS. MAINTENANT LE PEUPLE MALIEN EN A DÉCIDÉ AUTREMENT ET C'EST CE QUE NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA VA SUIVRE COMME DIRECTIVE. IL FAUT ARRÊTER ET METTRE FIN À L'HYPOCRISIE ET LE MENSONGE ET LE DOUBLE JEU. QUE DIEU BÉNISSE NOS DIRIGRANTS ACTUELS ET QUE DIEU MAUDISSE LES MANIPULATEURS INDIGNES ENNEMIS DU MALI AMINE.