mardi 21 avril 2026
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Mali : les Assises nationales recommandent de prolonger la transition jusqu'à cinq ans

Par lefigaro 227 vues
Mali : les Assises nationales recommandent de prolonger la transition jusqu'à cinq ans

Les participants aux «Assises nationales de la refondation», présentées comme la phase finale des consultations préalables à des élections et à un retour des civils au pouvoir au Mali, ont proposé jeudi à Bamako de prolonger l'actuelle transition de «six mois à cinq ans».

 

Auteurs de coups d'État successifs en août 2020 et mai 2021, les militaires au pouvoir au Mali s'étaient engagés sous la pression de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et d'une partie de la communauté internationale, à remettre le pouvoir aux civils après des élections présidentielle et législatives initialement programmées en février 2022. Mais la junte, dirigée par le colonel Assimi Goïta, avait finalement fait savoir à la Cédéao être dans l'incapacité de respecter le calendrier convenu et avait chargé les Assises nationales d'élaborer un calendrier électoral. La Cédéao a réitéré mi-décembre son exigence d'élections le 27 février devant rendre le pouvoir aux civils et menacé la junte de nouvelles sanctions si le calendrier n'était pas tenu.

«Permettre des élections crédibles, équitables et transparentes»

«Les participants se sont prononcés pour la prorogation de la transition afin de pouvoir réaliser les réformes institutionnelles structurantes et permettre des élections crédibles, équitables et transparentes. Les délais avancés varient de six mois à cinq ans», indique un document lu à l'issue des Assises, en présence du colonel Goïta. «Conformément aux recommandations des Assises nationales, le gouvernement mettra en place un chronogramme visant à assurer à un retour constitutionnel apaisé et sécurisé», a déclaré Assimi Goïta, lors de la cérémonie de clôture des consultations, qui ont démarré le 11 décembre dans différents cercles et communes du pays.

«C'est donc l'occasion et le lieu de rassurer le peuple malien sur notre engagement et notre détermination quant à la mise en œuvre des résolutions issues de ces Assises souveraines», a poursuivi le président de transition. Il a invité la Cédéao à «accompagner davantage le Mali dans la réalisation d'actions en soutenant l'organisation prochaine des élections». Par ailleurs, un membre de l'entourage du colonel Goïta a déclaré jeudi à l'AFP qu'une délégation malienne «se rendra vendredi à Accra pour remettre au président en exercice de la Cédéao (le président ghanéen Nana Akufo-Addo) un document sur le délai de la transition, le chronogramme pour l'organisation des élections». Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop et Zeïny Moulaye, président des assises nationales, feront partie de la délégation, selon la même source.

Un moment crucial de la transition

Présentées par les autorités comme un moment crucial de la transition ouverte depuis le putsch de 2020, ces Assises, qui se sont déroulées de lundi à jeudi à Bamako, ont été boycottées par de nombreuses organisations maliennes. Ces consultations sont supposées accoucher de recommandations en vue de réformes destinées à remédier aux maux du pays pris dans la tourmente depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et jihadiste en 2012. Le Mali a déjà connu de telles consultations nationales par le passé. C'est un des griefs des organisations qui ont décidé de ne pas y prendre part, en demandant la tenue rapide d'élections. Le 11 décembre, le Cadre d'échange, réunion de plusieurs partis et regroupements de partis, a jugé dans un communiqué que ces Assises n'étaient qu'une «manœuvre dilatoire» destinée à prolonger la transition, de la part d'un gouvernement «sans repère, ni boussole».

Un jour auparavant, d'autres acteurs importants, au sein d'un Cadre stratégique permanent (CSP), avaient eux aussi prévenu que les conclusions des Assises ne les engageraient «nullement». Les participants aux Assises ont également recommandé de «développer de nouveaux partenariats militaires avec des puissances militaires» et de «dissoudre toutes les milices et les intégrer dans l'armée malienne», indique le rapport final.

De fortes tensions opposent la junte à la France, ancienne puissance coloniale qui a décidé récemment de réorganiser son dispositif au Sahel, et notamment au Mali, destiné à combattre les groupes jihadistes qui opèrent dans la région. Bamako a récemment démenti tout déploiement sur son territoire de mercenaires du sulfureux groupe paramilitaire russe Wagner, dénoncé par une quinzaine de puissances occidentales impliquées dans la lutte antidjihadiste au Sahel...Lire la suite sur le figaro

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Commentaires (4)

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D
Dogon64 il y a 4 ans

Mais bien entendu que la transition va être prolongée, de toute façon comme rien n'a été fait pour organiser les élections en février forcément il faut les repousser !! Et pas besoin d'organiser des Anr, qui ont encore creusées le budget de l'Etat, pour connaître les conclusions chacun les connaissait par avance. Sauf une : quelle est la conclusion de la résolution sur les coups d'Etat ????

A
ag il y a 4 ans

Merci, Excellence Président Goita et toute la transition digne du Mali, Fini les distractions et aller toujours avec le peuple ou dans le sens du peuple : OUI et comme on le dit : le ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> "France et sa (CEDEAO, Indigne d'Afrique Noir) Abois, la CARAVANE (Le vaillant peuple du Mali et ses dignes fils) Passe. OUI la honte ne TUE plus. Mais l'histoire a retenu et le monde des pays sérieux a vu que les apatrides de l’intérieur ou de l’extérieur du Mali, les vulgaires prostitués à la france de Macron et à sa clique de CEDEAO-CI- UE-UA-G5-Accord d'alger- Onu....que cette clique de tueur et d'assassin, ne représente RIEN devant les dignes fils du Mali de l'Afrique. Mort à tous ces apatrides prostitués à la france Sanguinaire du vaillant peuple du Mali. Mort à toutes leurs descendances où qu'ils se trouvent. Des vulgaires désormais connus du peuple Maliens tout entier et les seuls responsables de la misère du Mali. Vive Assimi-Choguel-CNT et tous les Dignes fils du Mali. Vive les sérieux Peuple de : Russie-Chine-Iran-Corée- Japon-Maroc-Algérie-Syrie……des pays sérieux, d’honneurs et de Dignité Humaine…

L
LeGoupil33 il y a 4 ans

"Ni la banque mondiale, ni le FMI, ni la CEDEAO" Monsieur, je doute vraiment que vous vous en sortiez comme cela. La mali a beau être riche d'Or et de coton mais celui-ci est pillé sous les yeux de vos gouvernements qui ne font rien. Quelques états sont comme cela seuls au monde, je pense à la Corée du Nord. Son peuple respire de bonheur. Mais vous avez raison, le Mali est indépendant, et vous ferez ce que vous voudrez. Mais êtes vous sûr de parler pour tous les maliens, ou bien pour les maliens qui ont pris le pouvoir non par les urnes mais par deux coups d'état et donc maintenant ce que certains de vos voisins appellent un troisième coup d'état. www.courrierinternational.com/article/democratie-au-mali-le-troisieme-coup-detat-dassimi-goita

D
Diawara il y a 4 ans

LA FRANCE N'EST QU'UNE MERDE ET SE PREND POUR CE QU'ELLE N'EST PAS À VOULOIR S'IMMISCER DANS NOS AFFAIRES INTÉRIEURES EST INDIGNE ET NON RESPECTUEUX CAR NOUS NE NOUS INTÉRESSERONS JAMAIS EN CE QUI CONCERNE LEURS AFFAIRES INTÉRIEURES. BRAVO À NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE ET DIGNE SON EXCELLENCE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES D'AVOIR ADOPTÉ CE PRINCIPE VIS À VIS DE MACRON QUI VOULAIT SE PRENDRE POUR CE QU'IL N'EST PAS. LE MALI EST UN PAYS INDÉPENDANT ET SOUVERAIN ET LE FERA SAVOIR À TOUS. LES ÉLECTIONS AU MALI NE REGARDENT QUE LES MALIENS POINT BARRE. ALORS SI CETTE COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE SOIT DISANT QUI VEUT S'IMPOSER AU PEUPLE MALIEN QU'ELLE COMPRENNE QUE NOUS SOMMES DÉTERMINÉS ET NOUS SAVONS CE QUI EST BON POUR LE MALI NI LA BANQUE MONDIALE NI LE FMI NI CEDEAO PERSONNE NE NOUS DIRA CE QU'IL FAUT FAIRE . QUE CELÀ SOIT CLAIR POUR TOUS.