mardi 21 avril 2026
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Le président de la commission de l’Union Africaine sur la sortie de crise au Mali ; « Je suis optimiste… »

Par Le Pays 233 vues
Le président de la commission de l’Union Africaine sur la sortie de crise au Mali ; « Je suis optimiste… »

En visite au à Bamako où il a échangé avec les autorités de la transition le 25 janvier 2022, le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat a exprimé son optimisme pour la fin « de la brouille passagère » entre le Mali et la CEDEAO. Tout en rappelant l’importante place du Mali au sein de la CEDEAO et de l’union africaine, le diplomate tchadien a plaidé pour le dialogue, l’écoute mutuel entre frères africains pour un dénouement heureux de la crise. 

Le Mali est un pays qui tient à l’unité africaine comme les prunelles des yeux. C’est ce qu’a rappelé le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga lors de sa rencontre avec le président de la commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat en visite à Bamako. « Pour les Maliens, l’unité africaine fait partie de notre ADN. Notre répétons à l’envie que dans toutes les constitutions de la République du Mali depuis l’indépendance, quelques soient les régimes qui se sont succédés à la tête de   l’État, il est inscrit que le Mali est prêt à céder tout ou partie de sa souveraineté pour construire l’unité africaine.

Donc si l’Union africaine est dans nos murs aujourd’hui pour chercher une solution à la crise malienne, elle est dans son rôle. J’allais dire qu’elle accomplie son devoir », a déclaré le chef du gouvernement malien. Selon lui, les Maliens, toutes catégories sociales confondues, ont été très heureux quand ils ont appris l’arrivée de la délégation de l’union africaine. Même si le Mali est victime de sanctions économiques et financières jugées « illégales, illégitimes et inhumaines », le premier ministre garde espoir pour un dénouement heureux. « Et aujourd’hui, je dois vous dire que notre peuple compte sur l’union africaine pour sortir de cette crise.

Nous sommes convaincus qu’avec vous, avec nos frères de la CEDEAO avec lesquels nous sommes dans une brouille passagère comme dans une famille, nous trouverons la voie de l’entente pour que le Mali réoccupe la place qu’il n’aurait jamais dû quitter au sein de la communauté ouest-africaine, africaine et au sein de la communauté internationale, parce que les circonstances de l’histoire nous ont imposé », a laissé entendre Dr Choguel Kokalla Maïga.

L’union africaine n’est pas un « père fouettard »

Dans son allocution, le chef du gouvernement a loué les qualités du président de la commission de l’union africaine et de l’organisation régionale. « M. le président, je sais que vous êtes venus écouter. Vous n’êtes pas venus, tel que je vous connais, en donneur de leçon ou un père fouettard ; vous êtes venus nous écouter ; vous êtes venus chercher à comprendre la spécificité de la transition malienne. Comme on dit : un problème bien posé est, à moitié, résolu ; une maladie bien diagnostiquée est, à moitié, soignée », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga qui a indiqué que pour « comprendre ce qui se passe au Mali et pour avoir une juste appréciation des propositions de chronogramme faites par le gouvernement de transition, il est important de remonter à l’origine de la crise ».

« Nous ne sommes pas venus en donneur de leçon… »

A en croire son président Moussa Faki Mahamat, la commission de l’union africaine est venue en visite au Mali pour comprendre la particularité de la crise malienne. « Depuis bientôt dix ans, le Mali connait une crise sécuritaire, fait face à la menace terroriste. Nous le savons. Le Mali, depuis quelques temps, a connu une rupture constitutionnelle. L’objectif de ma mission, c’est de venir vous écouter, de m’informer, de comprendre et de voir avec vous les voies et moyens d’apporter de soutien. Le peuple malien est en droit d’attendre de son organisation, l’union africaine », a déclaré Moussa Faki Mahamat. Selon lui, l’objectif de la CEDEAO, de l’union africaine est d’aider le Mali à un retour à l’ordre constitutionnel. « Je comprends parfaitement les défis multiformes auxquels a fait face et fait face le Mali qui n’est pas le seul dans le continent africain à faire face à des problèmes de sécurité, de corruption, des problèmes politiques et institutionnelles. Mais peut-être que les problèmes ici, nul ne sait mieux que vous là où le bât blesse », a laissé entendre le président de l’union africaine.

Pour cet ancien ministre des Affaires Étrangères du Tchad, l’union africaine n’est pas venue au Mali en « père fouettard » mais pour comprendre la situation. « Nous ne sommes pas venus ici pour donner de leçon, moins encore des injonctions. Nous sommes venus comprendre », affirme Moussa Faki Mahamat qui a réitéré la disponibilité de l’union africaine à accompagner le Mali de concert avec la CEDEAO et avec le peuple malien.

Selon le président de la commission de l’union africaine, les autorités maliennes aussi bien que les premiers responsables de la CEDEAO sont dans de bonnes dispositions pour discuter, pour trouver une issue à ce problème.

Parlant du chronogramme de fin de transition proposé par les autorités de la transition et rejeté par la CEDEAO aussi bien que d’organisations dont l’union africaine, Moussa Faki Mahamat estime qu’il y a une nécessité de s’asseoir, une nécessité d’échanger. Il a également profité de cette rencontre avec le chef du gouvernement pour plaider l’unité des Africains. « Aujourd’hui, l’Afrique ne doit compter qu’unie et parlant d’une seule voix », dit-il. Aussi, a-t-il exprimé son optimisme quant à la sortie de crise au Mali. « Je suis optimiste », laisse entendre Moussa Faki Mahamat qui dit avoir constaté que tout le monde cherche une issue heureuse à cette « brouille passagère » avec la CEDEAO. « Ce qui nous attend est encore plus rude. Nous sommes au service du Mali et nous sommes ensemble », a promis le président de la commission de l’union africaine.

Boureima Guindo

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

QUE DE TEMPS ET D'ARGENT PERDUS SUITE A CET EMBARGO DU MALI DU AUX SANCTIONS DE LA CEDEAO et de l'UEMOA Comme je disais : La conciliation et l'entente entre la CEDEAO et le Mali ne ne'cessitent pas une me'diation complique'e car (1) les attentes et exigences sont connues de part et d'autre ET (2) le dialogue est attendu et souhaite' de part et d'autre. Comme je disais : A-t-on besoin de faire intervenir Macky Sall et l'Alge'rie comme le propose le Se'ne'galais Alioune Tine ? L'entre'e de l'Algerie dans la facilitation du dialogue compliquera le processus et introduira d'autres parametres (insistera surtout sur l'accord de paix qui n'est qu'une partie de la proble'matique). Un dialogue franc et sincere entre la CEDEAO et le Mali suffit pour e'tablir le consensus ne'cessaire. L'UA a demarre' ce dialogue MAIS ce n'est pas a l'UA d'e'tablir le calendrier e'lectoral. C'est au Mali a Travers un consensus entre tous Les acteurs de le faire. Car Comme disait Alassane Ouattara, President Ivoirien, le Mali doit prendre des initiatives (contacter la CEDEAO et Lui proposer une dure'e raisonnable avec un calendrier acceptable et le respecter dans des conditions acceptables par la CEDEAO). Le Secretaire Ge'ne'ral de l'ONU et son envoye' le Pre'sident Togolais viennent d'obtenir de Assimi GOITA l'acceptation de deux ans de transition. L'UA parle de seize mois de transition. Finalement, pour quelle dure'e de la transition y a t il consensus ? Que de temps perdu pour rien. Que de pertes inutiles d'argent pour nous et nos voisins. Comme je disais : Malgre' Les sanctions Lourdes et disproportionne'es inflige'es au Mali et aux Maliens, dans une meme famille, on ne livre pas une Guerre a son frere et a sa soeur car on est condamne' a se reconcilier. C'est le cas entre Les freres et soeurs Maliens et ceux des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA. Seules la cohe'sion et l'unite' dans l'action permettront a nos forces arme'es, de de'fense et de se'curite', a celles de nos freres et soeurs des pays de la CEDEAO et de l'UEMOA et a celles de nos partenaires de vaincre l'adversite'. Nos forces sont Les ciments de cette cohe'sion et de cette unite'. Comprenons-nous et Reconcilions-nous pour ce faire. Comprenons ce qui nous est arrive'. Pleurons ensemble ce qui nous est arrive' et reconcilions-nous pour le Bonheur de TOUS car nos destins sont lie's. Oui, il y a eu des SANCTIONS LOURDES ET IMMEDIATES DE LA CEDEAO A L'ENCONTRE DU MALI (sanctions e'conomiques et financieres) ET DES AUTORITE'S DE TRANSITION (toujours pour Les 150 personnalite's, gel des avoirs et interdiction de Voyager), mais reconcilions-nous pour avancer ensemble pour le Bonheur de TOUS et pour l'avenir de nos enfants et de nos pays. Entendons-nous sur ce qui est possible et mettons de cote' Les divergences inutiles. LA CEDEAO EXIGE une transition politique acceptable avec un chronogramme acceptable et convenu ET le suivi de progrès satisfaisants réalisés dans la mise en œuvre du chronogramme des élections. La CEDEAO conseille de se focaliser principalement pendant la transition sur les activite's favorisant le retour a l'ordre constitutionnel normal, donc, se concentrer sur les e'lections (pre'sidentielle, le'gislative et le re'fe'rendum constitutionnel) et ce qu'il faut pour leur organisation. J'avais propose' une pre'-transition de cinq mois de'die'e a ces e'lections suivie d'une transition d'un an. Cette proposition n'avait pas e'te' accepte'e ET pourtant Elle aurait du l'etre en l'amendant si on se re'fere a ce qui vient d'etre accepte' ou en voie d'acceptation. J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition d'avoir re'fuse' ce compromis que j'avais propose' et de l'accepter maintenant ou vouloir l'accepter apres tant de pertes et de de'gats pour nous, nos voisins et la communaute' Internationale. Dommage, Dommage et Dommage. Personne n'a le monopole du patriotisme. Mais certains ont le monopole du blocage. Normalement, Assimi GOITA doit de'missionner ainsi que le Premier Ministre. Les sanctions (individuelles ainsi qu'e'conomiques et financieres) doivent etre leve'es. La CEDEAO et l'UEMOA doivent etre sanctionne'es ainsi que la communaute' Internationale pour avoir tarde' d:agir et pour avoir pris de mauvaises de'cisions. Ensemble, sans blocage et en suivant Les regles de Bonne Gouvernance et un controle scrupuleux du chronogramme associe' a cette transition, nous y arriverons. Il faudrait changer de Premier Ministre et les ministres. Il faut que Les de'p u t e's de la sixieme le'gislative quittent le CNT ainsi que le Pre'sident du CNT qui doit de'missionner aussi. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 002 2 3 95955792 TEL 002 2 7 81204817