Le Cadre d’Echange des Partis Politiques et Regroupements de Partis Politiques pour une Transition Réussie s’est exprimé sur l’évolution de la situation politique et diplomatique du pays
Dans un communiqué signé le 2 Février 2022, le Cadre d’Echange des Partis Politiques et Regroupements de Partis Politiques pour une Transition Réussie avait partagé son opinion sur la nouvelle crise diplomatique entre le Mali et la France, qui a conduit au départ de l’Ambassadeur de France au Mali, le mercredi 2 Février 2022. Aussi, il a exigé son implication pleine et entière à la nouvelle démarche entreprise par le Gouvernement en vue de poursuivre les négociations avec la CEDEAO.
Suite aux propos « hostiles et outrageux » de Jean Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères, qui avait affirmé le jeudi dernier que les autorités maliennes sont « illégitimes », et prennent des « mesures irresponsables », celles-ci en retour avait demandé à l’Ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, de quitter le territoire national d’ici 72 heures, ce lundi 31 Janvier 2022, ce qui a été le cas.
C’est ainsi, le Cadre d’Echange des Partis Politiques et Regroupements de Partis Politiques pour une Transition Réussie a regretté cet incident diplomatique, de même que les conditions de sa survenue. Il a invité « les deux parties, française et malienne à renouer le dialogue pour aboutir à une décrispation diplomatique entre les deux pays entretenant des relations historiques » et a profité pour condamner les propos et « tous les propos extrémistes ».
Concernant les sanctions de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali, selon le Cadre, cette situation découle d’une « posture affichée des autorités actuelles qui ont clairement opté pour les affrontements ouverts avec les acteurs politiques et les amis du Mali, en lieu et place du dialogue constructif, seul gage pour une compréhension mutuelle entre les peuples ».
Notant que le vrai sujet demeure la proposition d’un calendrier réaliste et crédible pour le retour rapide à un ordre constitutionnel normal, le Cadre a dénoncé le fait que « le Gouvernement de la Transition ait œuvré à mettre l’ensemble des acteurs politiques et ceux de la société civile devant le fait accompli d’une proposition de prolongation sans limite du délai de la transition, en ne montrant aucune action concrète dans le sens de la sortie de la transition ».
Aussi, il a signalé une fois de plus que la « proposition d’une prolongation de cinq (5) ans participe d’une volonté manifeste de confiscation du pouvoir ». Autrement dit, le Cadre d’Echange a dénoncé « le manque de volonté des autorités actuelles d’organiser les consultations électorales pour le retour à l’ordre constitutionnel, conformément à la fin de la transition annoncée le 15 Mars 2022 ». Passer le 27 Février 2022, il a exigé cette fois-ci « la mise en place d’une transition neutre avec un programme clair centré sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du pays » et « l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes »
Également, face à la mise en place par le Gouvernement de deux Commissions dont une technique et l’autre politique, le Cadre d’Echange des Partis Politiques et Regroupements de Partis Politiques pour une Transition Réussie a exigé son implication pleine et entière à la nouvelle démarche entreprise par le Gouvernement en vue de poursuivre les négociations avec la CEDEAO pour plus de consensus national
Même si le Cadre d’Echange des Partis Politiques et Regroupements de Partis Politiques pour une Transition Réussie a condamné les lourdes sanctions contre Mali, il reste toujours sur sa volonté d’un retour à l’ordre constitutionnel dans des brefs délais.
AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com