mardi 21 avril 2026
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Combat pour la souveraineté et la libération : le duo Assimi-Choguel écrit une nouvelle page glorieuse de l’histoire du Mali

Par Le Démocrate 1,467 vues
Combat pour la souveraineté et la libération : le duo Assimi-Choguel écrit une nouvelle page glorieuse de l’histoire du Mali

Ancienne colonie française, les autorités françaises pensaient toujours que le Mali, après son ascension à l’indépendance de 1960, demeure leur propriété. Pour arracher le Mali du joug du colonisateur, le président de la Transition Assimi Goïta et le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga ont mené une lutte sans merci contre les agissements impérialistes de la France.
Depuis la rectification de la Transition menée par le duo Assimi-Choguel,le fil a cessé de passer entre la France et le Mali. Le combat de la souveraineté et de la libération du Mali a commencé par le discours du PM Choguel Kokalla que beaucoup de Maliens ont qualifié d’‘’historique’’, prononcé le 25 septembre dernier à la Tribune de la 7ème assemblée générale des Nations Unies. Dans ce discours, Choguel accuse la France ‘’d’abandonner le Mali en plein vol ‘’. Chose qui a davantage creusé le fossé entre Macron et Goïta depuis le second putsch orchestré contre Bah N’Daw. Surtout que le discours a été prononcé juste à la vielle de la mort du 52ème soldat français au Mali. D’où la réponse très virulente de Macron qui a traité de ‘’honteux les propos des autorités illégitimes issues de deux coups d’Etat’’.

En effet, la signature d’un traité militaire avec la Russie (dont les forces militaires entrainent et participent aux théâtres des opérations au côté des FAMa) et l’inacceptation récente du contingent danois déployé dans le cadre de l’opération Takuba au Mali par les autorités de la Transition ont mis davantage de l’huile sur le feu entre l’Elysée et Koulouba. D’où la réaction du ministre des Affaires étrangères de la France : « La junte remet en cause sur des allégations infondées le déploiement des forces danoises dans la force Takuba. Alors que ce déploiement s’appuie sur une base juridique solide et a fait l’objet du consentement antérieur des autorités maliennes. ». Jean-Yves Le Driant de poursuivre : « C’est un nouveau signe de fuite en avant et je voudrais dire ici avec beaucoup de force que cette junte est illégitime et prend des mesures irresponsables ».

Telle la réponse du berger à la bergère, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Abdoulaye Diop, a jugé « inacceptables » les déclarations de son homologue Français. Avant de recadrer Jean-Yves Le Drian: « Les insultes ne sont pas une preuve de grandeur. Je demanderais à M. Le Drian de rester digne aussi, parce qu’avant que la France ne vole au secours du Mali, les Africains sont venus mourir en Europe pour la libération de ces pays. Qu’on arrête cette campagne de dénigrement contre les autorités du Mali. Nous demandons que Paris nous respecte en tant qu’Etat ».

Le Mali frappe un grand coup…

Jusqu’où ira ce bras en fer entre l’ex-puissance coloniale et son ancienne colonie ? D’autant plus que le ministre Choguel Kokalla Maïga qui, en soufflant dans la même trompette que son ministre des Affaires étrangères, a enfoncé le clou : «… nous n’acceptons pas qu’on nous piétine, qu’on nous méprise. Notre dignité n’est pas négociable. Si la France rappelle son intervention de 2012 qui s’est vite transformée en échec, qu’elle n’oublie pas que ce sont des Africains (surtout Maliens) qui sont morts hier pour libérer la France ». « Nous analysons les situations. De l’assassinat de Kadhafi, en violation de la résolution des Nations unies, à la tuerie de Bounty, en passant Thiaroye, nous observons avec lucidité. Alors, il est temps que la France comprenne que les temps ont changé et qu’il faut changer avec le temps. Il est temps que la France comprenne que les dirigeants actuels au Mali savent ce qui est bon pour leur pays », a laissé entendre le Premier ministre Maïga. Avant de conclure : « Ils exigent qu’on respecte le Mali et c’est seulement à ce prix que la coopération peut se poursuivre en préservant surtout les intérêts et en respectant notre souveraineté pleine et entière ».

Pour ne rien arranger, les autorités maliennes ont expulsé, lundi 31 janvier 2022, l’ambassadeur de France au Mali. Joël Meyer a été sommé de quitter le territoire malien dans un délai de 72 heures. Les relations entre Etats sont fondées sur des rapports de force. Sur ce plan, le Mali l’a joué finement avec la France en expulsant son ambassadeur. Incontestablement, notre pays, à travers le duo Assimi- Choguel, a frappé un grand coup en marquant les imaginations. Une expulsion qui intervient après que le représentant de la Cedeao au Mali, Hamidou Bolly, ait été déclaré « persona non grata » par les autorités maliennes en octobre 2021.

Bon débarras

L’armée française a pu faire son retour en janvier 2013 après son départ de notre territoire en septembre 1961. Ces forces françaises ont été accueillies en grande pompe au Mali. La population malienne a rempli le boulevard de l’indépendance avec les drapeaux français. Les Français allaient nous apporter quelque chose : l’espoir de libérer notre pays. On pouvait lire sur les pancartes ce jour-là : « Merci à Papa Hollande », ‘’merci à la France’’. Des Maliens dans leur euphorie ont même nommé leur enfant François Hollande. Le premier soldat français, Damien Boiteux, mort à Konna, a eu droit à un monument en son honneur et beaucoup d’enfants maliens ont été baptisés ‘’ Damien Boiteux. Tout cela pour dire combien les Maliens ne sont pas ingrats. Combien de soldats maliens sont tombés à Konna et après. Qui d’entre eux a eu droit à un monument ? Mais que s’est-il passé neuf (9) ans après ?

L’espoir des Maliens s’est transformé en désillusion. Le bilan de ‘’Serval’’, transformée en ‘’Barkhane’’, a été un échec total, avec en toile de fond des milliers de morts et la généralisation de l’insécurité qui s’est transportée du Nord au Centre du pays, devenu un far West. C’est pourquoi, dans la recherche de la sécurité intérieure du pays, les autorités de la Transition ont conclu que la solution française n’a pas porté fruit. Le constat de l’échec est patent : 2/3 du territoire échappent au contrôle des autorités maliennes, les attaques se multiplient tous les jours, les djihadistes progressent et frappent au centre et même au sud du pays. Kidal est devenue le sanctuaire et un Etat dans un Etat. Le Mali est divisé.

Face à cet échec, elles ont opté pour la solution des forces russes, en toute souveraineté. Et depuis, la montée fulgurante et spectaculaire de l’armée malienne se fait sentir chaque jour sur les théâtres des opérations. Très irrespectueux des autorités de la Transition qu’il a traitées de tous les noms d’oiseau, le président Français Macron avait annoncé le retrait de Barkhane et de la force ‘’ Takuba’’ du Mali, dans un délai de quatre (4) à six (6) mois. Les autorités de la Transition qui n’entendent pas de cette oreille ont demandé leur retrait sans délai. Bon débarras ! Car tous les analystes des questions sécuritaires sont arrivés à la conclusion qu’aucune puissance étrangère ne fera le bonheur des peuples africains à leur place.

Et c’est une nouvelle page dans l’histoire de la coopération militaire entre la France et le Mali, écrite pour les générations futures par le duo Assimi-Choguel. C’est désormais officiel, les bases militaires françaises au Mali partiront très bientôt. Cette annonce du retrait des troupes françaises au Mali a été très bien accueillie et fêtée par des milliers de Maliens à la place de l’indépendance. Nous, les Maliens avons l’occasion de nous assumer et de prouver au monde entier que la France avait tort de chanter partout qu’elle était indispensable pour la sécurisation de notre pays, indépendant depuis 1960.

Plusieurs analystes géopolitiques et spécialistes des questions sécuritaires africains pensent aisément qu’au-delà du Mali, le Burkina et le Niger doivent s’inscrire dans la même logique. « Nous sommes indépendants et nous devons nous assumer. Personne ne doit venir combattre à la place de nos forces armées qui doivent être fortement équipées jusqu’aux dents et mis dans de meilleures conditions », indiquent-ils. A les en croire, l’indépendance militaire ouvre la voie à l’indépendance économique et au développement en principe. En tout cas, en demandant officiellement le départ de l’armée franco-européenne, Barkhane-Takuba, du territoire malien, le duo Assimi-Choguel a écouté son peuple pour prendre l’avenir des millions de vies en main. La prochaine étape, selon l’avis de milliers de Maliens, est de sortir de la francophonie et jeter les bases d’un pont ambitieux avec le monde anglo-saxon, l’anglais étant unanimement reconnu comme la langue internationale par excellence. C’est la seule voie pour ne pas passer sous les fourches caudines de l’ex-colonisateur, autrement la domination à travers la langue et ses effets transversaux seront toujours là.

Tientigui

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Commentaires (7)

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F
Fanga 10020 il y a 4 ans

"La prochaine étape, selon l’avis de milliers de Maliens, est de sortir de la francophonie et jeter les bases d’un pont ambitieux avec le monde anglo-saxon, l’anglais étant unanimement reconnu comme la langue internationale par excellence. C’est la seule voie pour ne pas passer sous les fourches caudines de l’ex-colonisateur, autrement la domination à travers la langue et ses effets transversaux seront toujours là." Le grand combat des générations montantes de Maliens, pour décoloniser l'esprit, développer et moderniser le pays, est sans doute celui-ci : généraliser l'enseignement dans les langues nationales africaines et adopter la langue anglaise devenue la langue de communication mondiale ou lingua franca.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

SOYONS CLAIR ET PRECIS Proposition pour e'tablir un Consensus global sur le de'lai de la transition et pour la Cre'ation d'un Gouvernement de mission de large ouverture pour unir tous Les acteurs au sein d'une transition apaise'e et inclusive. Le comite' local de suivi de la transition, CLST, forme' Des repre'sentants de la CEDEAO, de l'ONU, de l'UA, de la communaute' international), des experts et des repre'sentants Des autorite's Maliennes auront probablement un consensus sur le de'lai de la transition en choisissant 12 mois ou 16 mois ou 24 mois ou moins de quatre ans comme dit ironiquement Choguel. Moins de quatre ans n'est pas une dure'e mais encore un intervalle comme de six mois a cinq ans stipule' par la NOUVELLE charte de la transition : C'est impre'cis. Le Mali veut-il vraiment un consensus sans ambiguite' ? Le Mali veut faire croire qu'il est sorti gagnant de ce bras de fer avec le CEDEAO. Soyons Clair et pre'cis au lieu de faire durer le suspens par un jusqu'au-boutisme dissimule'. Comme certains membres des forces vives Maliennes n'auront pas participe' a ce consensus et en plus, il faut unir tous Les acteurs au sein d'une transition apaise'e et inclusive d'ou cette proposition. la socie'te' civile doit jouer le role de leadership pour organiser un mini dialogue national inclusif (entre tous les acteurs y compris Les hommes politiques, la socie'te' civile, Les jeunes, Les femmes, Les. communaute's des re'gions, des cercles, des communes, ...) afin de'bloquer l'impasse ge'ne're'e par l'obtention d'un consensus global sur le de'lai pour une transition apaise'e et inclusive. Bonjour, Pour la pérennité des relations entre acteurs nationaux et la stabilité du Mali, faisons tout pour cre'er un mini dialogue national inclusif entre tous les acteurs (attention, ce ne sont pas Des minis ANRs (Assises Nationales de la Refondation). Ne pas le restreindre à un dialogue politique inclusif excluant une partie la société civile ou d’autres acteurs. Optons pour le suivi-évaluation et, même les sanctions justifiées, en cas de non-respect des engagements liés à nos contrats (comme définies dans le pacte pour la paix) incluant le contrat politique, associant sa feuille de route, entre le Premier Ministre et les acteurs nationaux (acteurs politiques, société civile, ...). II. Nouveau gouvernement de mission de large ouverture tenant compte de l’inclusivité et de la régionalisation II.1. Profil rassembleur du Premier Ministre Engageons-nous, indépendamment des bords politiques, et accompagnons le Premier Ministre pour relever les défis et faire face efficacement à la crise multiforme au Mali. II.2. Régionalisation L’accord de paix se repose sur la régionalisation dotant les régions et les communes de la libre administration. Les Présidents des régions sont présidents de leurs assemblées régionales et gèrent les ressources de leurs régions. La gouvernance du pays doit se faire en liaison avec eux et les représentants de l’Etat à travers des transferts de pouvoirs. N’est-il pas adéquat que le gouvernement central de mission et de large ouverture piloté par le Premier Ministre puisse, en liaison avec les représentants de l’Etat dans les régions, puisse tenir compte de cette régionalisation par les interfaces avec les régions d’un ou plusieurs Ministres à travers un partage consensuel de pouvoir et de responsabilités ? Engageons-nous, indépendamment des bords politiques, et accompagnons le Premier Ministre pour relever les défis et faire face efficacement à la crise multiforme au Mali. II.3. Inclusivité Aidé par la Minusma comme le stipule la résolution 2423 de l’ONU, nous devons mettre en œuvre de façon diligente l’accord de paix en favorisant l’inclusivité, par exemples, des régions, des communes, des mouvements non signataires de l’accord et de la société civile (TOUS les acteurs de la société civile en particulier les jeunes et les femmes). Il est à noter que la société civile est plurielle. Elle doit jouer le role de leadership pour le mini dialogue national inclusif et pour de'bloquer l'impasse ge'ne're'e par le choix du de'lai consensuel de la transition. La socie'te' civile n’est pas constituée que du conseil national de la société civile et de la coalition citoyenne de la société civile. D’autres organisations de la société civile, a prendre en compte, existent comme des ONG, cas de l’ONG TILWAT international dont je suis le Président, des associations diverses (de religieux, de notabilités, …), des citoyens et des communautés. III. Conclusion L’inclusivité est primordiale, le succès de l’accord de paix et du pacte pour la paix en dépend MAIS aussi de cet accord politique, multi-acteurs, avec sa feuille de route surtout s’il est défini sur une longue période. Impliquons-nous TOUS. IV. Contact Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité E-mail : Anasser.Ag-Rhissa@orange.******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> TEL ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> 95955792

D
Diawara il y a 4 ans

PAS SI ON MET EN APPLICATION NOTRE LANGUE BAMBARA ET QUI EST POSSIBLE ET BÉNÉFIQUE POUR BRÛLER LES ÉTAPES. L'ANGLAIS PEUT VENIR EN DEUXIÈME. IL NOUS FAUT TRAVAILLER FAIRE UN SACRIFICE D'UN TEMPS QUI SERA DIFFICILE MAIS APRÈS SERA TRÈS BIEN POUR NOTRE PEUPLE. CHAQUE PEUPLE QUI A UTILISÉ SA LANGUE ACCÈDE PLUS VITE AU DÉVELOPPEMENT CONTRAIREMENT À CEUX QUI UTILISENT UNE LANGUE ÉTRANGÈRE QUI TE FERA FOURNIR DEUX FOIS PLUS DE TEMPS POUR RÉALISER UN OBJECTIF. ALORS METTONS NOUS AU BAMABARA AULIEU DE PERDRE DU TEMPS À PARLER. AZIZ TRAORÉ NOUS A FAIT LA DÉMONSTRATION ET C'EST FAISABLE ALORS IL FAUT Y ALLER ET VITE POUR LE BONHEUR DU PEUPLE MALIEN.

A
Anonyme il y a 4 ans

et de cet accouplement est né le gouvernement du Mali

S
sieurkeba il y a 4 ans

En plus, le MALI n'a pas été colonisé, c'est le SOUDAN FRANÇAIS qui a été colonisé par la France! Le même territoire, mais 2 réalités historiques différentes.

A
Anonyme il y a 4 ans

Cela fait plus de 60 ans que le Mali est indépendant. La colonisation a durée moins longtemps. J'ai l'impression que l'auteur de l'article n'est pas au courant. Notre niveau scolaire est tombé bien bas ...

A
Anonyme il y a 4 ans

Bon débarras le France, nous avons unanimement décidé de nous allonger et d'écarter les jambes sous les assauts de Poutine. Au moins nous y avons pris du plaisir.