mardi 21 avril 2026
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Focus : Marchandage !

Par L'Aube 1,130 vues
Focus : Marchandage !

 

Le feuilleton politico-économique entre le Mali et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) se poursuit entre Bamako et Accra où les sommets des chefs d’Etat de cette organisation.

Dans ce feuilleton à plusieurs épisodes, l’empoignade entre les deux parties prend de plus en plus l’allure d’un véritable marchandage sur la durée de la transition. Chaque partie y va avec son délai et ses arguments.

La preuve ? Elle figure dans cette partie du communiqué final publié le vendredi 25 mars 2022, à l’issue du dernier sommet des chefs d’État de l’organisation sous régionale.

Il est dit ceci : ” Elle (ndlr : la conférence) note que, lors de la dernière mission du Médiateur de la CEDEAO du 18 au 20 mars 2022, les Autorités de la Transition ont proposé un chronogramme de 24 mois, soit deux (2) ans en plus des 18 mois déjà écoulés…”. 

Plus loin le communiqué précise : ” La conférence engage les Autorités de la Transition à s’inscrire dans une période de 12 à 16 mois arrêtée par l’équipe technique de la CEDEAO/ UA/NU pour l’extension de la transition tenant compte des activités nécessaires à l’organisation de l’élection présidentielle. Ce délai complémentaire court à partir du 15 mars 2022…”.

Comme on peut le constater, entre le Mali et la CEDEAO on est encore loin d’accorder les positions et  de trouver un accord sur le délai de la transition. Cependant on peut noter des avancées significatives dans les discussions engagées depuis des mois. L’implication d’autres partenaires et organisations comme l’Algérie et l’UA offre l’occasion rêvée aux deux parties de trouver un compromis bénéfique pour tous. Il (ce compris) ne peut et doit être synonyme de capitulation pour l’une ou l’autre partie.

Pour y parvenir, l’Algérie qui propose 16 mois de délai pèsera, sans doute, de tout son poids en vue d’amener les Autorités maliennes à l’accepter. Et contrairement à sa dernière exigence soutenue par Goodluck Jonathan lors de sa dernière mission à Bamako (une transition de 12 mois) les dirigeants de la CEDEAO semblent avoir mis beaucoup d’ « eau dans leur Niamacoudji ». Ils s’inscrivent sur une durée allant jusqu’à 16 mois.

Déjà les chefs d’Etat de l’organisation ont décidé l’envoi du Médiateur à Bamako dans le but de ” poursuivre et finaliser ” les discussions avec les Autorités de la transition sur le chronogramme.

C’est dire que les prochains jours marqueront un tournant décisif dans la suite des négociations. Les Autorités maliennes accepteront-elles finalement les 16 mois ? Possible !

Une acceptation qui peut s’inscrire dans une logique, celle d’obtenir la levée des sanctions prises le 9 janvier 2022 par les dirigeants de la CEDEAO. Afin d’y parvenir les autorités maliennes ont a déjà consenti d’énormes efforts, notamment sur la durée de la transition qui a été revue à la baisse : les 5 ans initialement proposés sont ramenés à 24 mois. Dès lors, il ne serait guère surprenant  de voir d’autres concessions déposées sur la table par nos autorités.

Aujourd’hui, il devient impérieux  pour nos autorités de trouver une solution à cette crise d’avec  la CEDEAO. Cependant, toute solution doit impérativement passer par la défense de l’intérêt du Mali et des populations maliennes.

Or les effets des sanctions de la CEDEAO sont indéniables ! Ils se font ressentir partout : crise financière, hausse des prix des produits, difficultés d’approvisionnement en denrées alimentaires… Or le mois de Ramadan approche à grands pas. Ce qui suscite déjà beaucoup d’inquiétudes au sein des populations. Alors, vivement des solutions urgentes afin de soulager les Maliens !

C H Sylla

 

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Commentaires (3)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

L'IMPASSE ACTUELE a e'te'' provoque'e par le bras de fer, entre la CEDEAO et le Mali, couple' d'un jusqu'au-boutisme bidirectionnel pratique' des deux cote's avec comme catalyseur la France qui ne lache pas malgre' sa de'cision de quitter le Mali. CONSEQUENCES : Assimi GOITA a e'te' e'carte' implicitement de la Pre'sidence de la transition depuis le 25 mars 2022 car le de'lai accorde' par la charte de 2020 est e'puise' et la CEDEAO laisse planer le flou sur le de'lai de la transition (entre 12 et 16 mois) comme l'avait fait le Mali dans la derniere charte (entre 06 mois et Cinq ans) meme si la derniere proposition de la transition est de 24 mois incompressible. Au lieu de choisir une Seule dure'e de la transition, la CEDEAO, par son flou et l'absence de de'cision, met les Maliens dos a dos. Ce qui favoriisera l'implosion et le chaos ge'ne'ralise'. J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition du Mali qui viennent de finir les 18 mois de la premiere transition. Comment tout est arrive' ? Sans volonte' d'insulter, vous trouverez ci-dessous mes conseils a Assimi GOITA. Assimi n'avait pas le courage d'assister physiquement a la rencontre des Chefs d'Etats de la CEDEAO. Ce qui le discre'dite. Comme je disais, le de'placement en valait la chandelle. Malikol, Le peureux ce n'est pas seulement celui qui fui mais qui a peur ou n'a pas le courage OU he'site d'affronter une situation donne'e. Assimi n'a-t-il pas longuement he'site' ? Merci Malikol d'avoir cherche' la concorde, a travers la ve'rite', entre Moudjahidine et moi tout en ayant du mal a relativiser le mot peur. Moudjahidine, et Salia merci pour votre quete de cohe'sion et pour les excuses pre'sente'es. Merci Salia de penser qu"avec mes conseils et propositions judicieuses, on me fera Appel tot OU tard et que c'est dommage que ce n"e'tait pas le cas jusqu'a la. Pour moi, Salia, Seule la conviction base'e sur la ve'rite' compte. GROSSE ERREUR : : Assimi se veut auto-suffisant (en comptant sur le peuple), c'est pourquoi il n'a pas re'pondu a la CEDEAO et l'inclusivite' n'a pas e'te' suffisamment prise en compte jusqu'a maintenant. Bonjour, Malikol, Patriote, Cisse', Moudjahidine et des Anonymes, quand on assume une responsabilite', on ne le fait pas en partie en ayant peur ou en he'sitant trop devant une situation. Comme je le disais, pendant qu'Il e'tait temps, Assimi lui meme devait partir courageusement a Accra de'fendre sa politique, sa strate'gie et les expliquer aux autres Chefs d"Etats de la CEDEAO. S'il arrivait a Les convaincre, ils auraient accepter sa Strate'gie et le chronogramme associe'. Ayant atteint le stade de ras le bol, meme si la de'fense de Assimi de sa proposition n'e'tait pas parfaite ses pairs auraient accepte' sa proposition avec des gardes-fous (des criteres d'e'valuation pe'riodique). C'est pourquoi, il fallait Re'pondre a l'invitation de ses pairs de la CEDEAO (le de'placement valait la chandelle). Avec la crainte qu'avaient tous Les partisans de Assimi GOITA (y compris ses Ministres) il aurait e'te' mieux qu'Il de'missionne car on ne gere pas un pays la peur au ventre. Dommage Assimi de n'avoir pas assiste' a cette rencontre de la CEDEAO, vous en serez sorti hautement grandi. Votre aura aura e'te' plus grande au Mali et ailleurs. Maintenant, n'e'tant plus Pre'sident, que comptez-vous faire ? La de'mission est l'issue la plus digne pour vous. Il serait judicieux de laisser de vous-meme la place aux autres acteurs. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' Email: [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792

D
Diawara. il y a 4 ans

IL N'Y AURA PAS DE MARCHANDAGE PARCEQUE LE MALI EN A MARRE ET CROYEZ-MOI NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE HASSIMI GOITA PRENDRA SES RESPONSABILITÉS CAR LE PEUPLE MALIEN LE LUI A DEMANDÉ ET TROP C'EST TROP C'EST PAS AVEC DES HYPOCRITES MESQUINS QUE L'ON PARVIENDRA À QUELQUE CHOSE DE SATISFAISANTE CAR LEURS OBJECTIFS ET INTENTIONS SONT CONNUS C'EST UNIQUEMENT METTRE LE MALI À TERRE ET LE DÉSTABILISER TOTALEMENT ET ÇA NOUS N'ALLONS PAS L'ACCEPTER POINT. LE MALI PEUT EXISTER SANS LA CEDEAOFRANCE ET LE FRANC CFA DE MERDE.

D
diop mimi il y a 4 ans

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