mardi 21 avril 2026
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Sanctions contre le Mali : La Cedeao persiste et signe

Par L'Aube 1,453 vues
Sanctions contre le Mali : La Cedeao persiste et signe

Les chefs d’Etat de la Cedeao ont, le vendredi dernier, décidé de maintenir les sanctions « injustes et inhumaines » contre le Mali. Ils ont, en outre, exigé un délai de 12 à 16 mois pour la transition.

En effet, dans le communiqué final, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) engage les Autorités de la Transition à s’inscrire dans une période complémentaire de 12 à 16 mois arrêtée par l’équipe technique de la CEDEAO/UA/NU pour l’extension de la Transition tenant compte des activités nécessaires à l’organisations de l’élection présidentielle. « Ce délai complémentaire court à partir du 15 mars 2022. La Conférence décide de l’envoi du Médiateur pour poursuivre et finaliser les discussions avec les Autorités de la Transition sur le chronogramme. La Conférence décide en outre de : maintenir les sanctions prises le 9 janvier 2022 ; poursuivre le dialogue en vue d’arriver à un accord qui permettrait la levée progressive des sanctions ; inviter les partenaires à accroître le soutien humanitaire au Mali », précise le communiqué.

Cependant, depuis les événements du 24 mai 2021 ayant consacré la rectification de l’orientation initiale de la Transition politique, le Peuple et le Gouvernement du Mali se sont résolument inscrits dans la recherche de solutions durables aux crises à répétition qui ont fortement ébranlé de nombreux pans de la démocratie et du vivre-ensemble de notre Nation.

Ainsi, la mission assignée aux Autorités de la Transition est d’entreprendre des réformes politiques, institutionnelles, électorales et socioéconomiques en vue de créer les conditions irréversibles d’un retour à l’ordre constitutionnel normal et d’une gouvernance vertueuse. C’est pourtant ce à quoi les Autorités maliennes sont activement attelées à travers notamment le réarmement moral et matériel de nos Forces de défense et de sécurité et l’organisation des Assises nationales de la refondation sur l’ensemble du territoire au cours desquelles le Peuple malien a largement exprimé son choix souverain d’entreprendre des réformes globales pour une refondation du Pays et une prolongation de la Transition.

Les conclusions et recommandations issues des Assises nationales de refondation ont mis en exergue l’ampleur de la tâche à accomplir pour faire sortir le pays cette crise qu’il traverse depuis 2012. Elle aura également permis aux peuples maliens de mesurer la responsabilité qui est la leur de ramener le Mali sur les rives de la démocratie par des élections libres, crédibles, inclusives et transparentes qui concluront la période de Transition.

C’est ce sens de la responsabilité et du devoir qui, face au constat de ne pas pouvoir tenir les élections dans les conditions d’insécurité que le Peuple malien a sollicité l’accompagnement de la CEDEAO afin de convenir de nouvelles échéances qui prennent en compte les exigences de notre organisation commune et les aspirations légitimes du peuple malien.

Les discussions entre l’Etat du Mali et la CEDEAO nous ont permis d’enregistrer une évolution substantielle dans une dynamique de compréhension mutuelle. Il est de la responsabilité de chacun des acteurs de parachever le processus entamé ensemble sur le chronogramme de la Transition.

Au sortir des derniers échanges avec le Médiateur de la CEDEAO, l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan qui a campé sur une durée de prorogation de 12 mois, le Gouvernement du Mali, pour sa part, s’engage à préparer et à organiser les élections dans un délai de 24 mois à compter du 1er avril 2022. 

Il convient, à ce niveau, de rappeler que la première phase de la Transition de 18 mois s’achève à  ce mois mars a permis de jeter les bases de la réussite des étapes subséquentes : la réajustement de la stratégie de défense et de sécurité, l’équipement et la formation des Forces armées et de sécurité ; le retour progressif de l’Administration, des populations déplacées et réfugiées en lien avec l’amélioration de la situation sécuritaire sur le territoire national ; l’élaboration du projet de Loi électorale créant l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections, actuellement en examen au niveau l’Organe législatif, le Conseil National de Transition ; la raffermissement du consensus socio-politique autour des réformes politiques et institutionnelles à travers la tenue des Assises Nationales de la Refondation ; l’identification des points de réformes et d’élaboration du projet de nouvelle constitution ainsi que des autres textes connexes liées à la préparation et à la tenue des élections générales.

En effet, il est impérieux de souligner que cette période de 24 mois permettra à notre Pays de satisfaire les conditions sine qua non de préparation, d’organisation et de réussite d’élections générales et référendaires sécurisées, libres, transparentes, crédibles et acceptées par tous, à travers les actions suivantes : l’amélioration de la situation sécuritaire ; l’effectivité du processus de DDR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion) à travers une application intelligente et pertinente de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et ; le redéploiement de l’Administration et des services sociaux de base ; le retour du maximum de réfugiés et de déplacés internes ; le parachèvement de la réorganisation territoriale pour la détermination des circonscriptions électorales ;    la réalisation effective des réformes politiques et institutionnelles et électorales ; l’opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections ; l’audit et la consolidation du fichier électoral actualisé et intègre dans l’ensemble des circonscriptions électorales, y compris dans les juridictions des missions diplomatiques et consulaires.

Par ailleurs la Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a accédé à, le jeudi dernier, la demande de sursis à exécution des sanctions économiques et financières prises le 9 janvier dernier.

Le Sommet extraordinaire de la CEDEAO se devait donc d’entériner la durée de 24 mois, et de lever toutes les mesures de rétorsion contre notre Peuple qui ne mérite pas de sanctions dans le contexte déjà difficile auquel il fait face, mais plutôt l’expression de la solidarité et l’accompagnement de nos organisations communes : la CEDEAO et l’UEMOA.

Mohamed Sylla

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Commentaires (9)

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A
Anonyme il y a 4 ans

La Cedeao persiste et signe et le gouvernement malien s'obstine .... Tout le monde sait que les gouvernants du Mali estiment que la démocratie n'est pas le système dont les maliens ont besoin. Ils comptent rester au pouvoir éternellement. Merci à la Cedeao de tenter de protéger le peuple malien.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Moudjahidine de votre Re'ponse. Quelquesoit l'emprise que pourrait avoir Macron sur Les chefs d'e'tats de la CEDEAO, son effet dimunie lorsqu'une de'cision d'ensemble s'impose. Comme l'effet Macron a e'te' de'nonce', Les chefs d'e'tats de la CEDEAO seront re'ticents a prendre des de'cisions a la legere, c'est pourquoi si Assimi e'tait parti a la rencontre, il aurait be'ne'ficie' de l'effet contraire de ce que vous pensiez. Il aurait donc e'te' ple'bicite'. Il aurait fait passer facilement sa strate'gie, donc la dure'e de transition qu'Il souhaite. J'aurai e'te' a sa place, je serai alle' sans he'sitation. Advienne que pourra. En Gouvernance selon l'effet de masse (buzz) et la conjoncture, le phe'nomene contraire devient plus probable. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Moudjahidine de votre Re'ponse. Quelquesoit l'emprise que pourrait avoir Macron sur Les chefs d'e'tats de la CeDEAO, son effet dimunie lorsqu'une de'cision d'ensemble s'impose. Comme l'effet Macron a e'te' de'nonce', Les chefs d'e'tats de la CEDEAO seront re'ticents a prendre Des de'cisions a la legere, c'est pourquoi so Assimi e'tait parti a la rencontre, il aurait be'ne'ficid' de l'effet contraire de ce que vous pensiez. Il aurait donc e'te' ple' bicite'. Il aurait fait passer facilement ,

A
Anonyme il y a 4 ans

Une erreur dans le titre : Assimi persiste et signe.

M
Moudjahidine il y a 4 ans

Dr Anasser bonsoir Depuis jeudi j'étais dans des mariages des enfants des amis et certains parents, donc si je comprends dans cette situation de Assimi doit assister à cette réunion de la CEDEAO même si sa vie est en danger ,voyez-vous Dr ces chefs d'état non aucune considération pour leur propre cour de justice et leurs propres institutions cela veut dire qu'ils exécutent à la lettre tout ce que Macron à dit avant l'ouverture de la réunion ,donc ils sont là uniquement pour exécution et non pour l'intérêt du Mali Wassalam.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonsoir, ENCORE UNE GROSSE ERREUR, Ressaisissons-nous Dommage, trop de tiraillements entre la CEDEAO et le Mali, j'avais moi-meme propose' 17 mois, de dure'e de transition, bien avant les sanctions mais ignore' par la CEDEAO et Les autorite's de transition. La encore malgre' l'exigence de la CEDEAO d'une dure'e comprise entre 12 mois et 16 mois, certains continuent a brandir les 24 mois que la CEDEAO avait deja refuse'. Que veut-on encore, un nouveau bras de fer pour faire croire que le Mali a gagne' ? Ne nous leurrons pas. Acceptons Les 16 mois, dure'e maximale accepte'e Maintenant par la CEDEAO. Assimi se veut auto-suffisant (en comptant sur le peuple), c'est pourquoi il j'avais pas re'pondu a la CEDEAO (et l'enlisement se poursuit) et l'inclusivite' n'a pas e'te' suffisamment prise en compte jusqu'a maintenant. De cette maniere plusieurs acteurs se braqueront contre la transition. Unissons tous Les acteurs pour une transition inclusive de 16 mois et abandonnons les susceptibilite's. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC,Gouvernance et Se'curite' TEL 002 23 95955792

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bpnsoir, ENCORE UNE GROSSE ERREUR, Ressaisissons-nous Dommage, trop de tiraillements entre la CEDEAO et le Mali, , j'avais moi-meme propose' 17 mois, de dure'e de transition, bien avant les sanctions mais ignore' par la CEDEAO et Les autorite's de transition. La encore malgre' l'exigence de la CEDEAO d'une dure'e comprise entre 12 mois et 16 mois, certains continuent a brandir les 24 mois que la CEDEAO avait deja refuse'. Que veut-on encore, un nouveau bras de fer pour faire croire que le Mali a gagne' ? Ne nous leurons pas. Acceptons Les 16 mois, dure'e maximale accepte'e Maintenant par la CEDEAO. Assimi se veut auto-suffisant (en comptant sur le peuple), c'est pourquoi il n'a pas re'pondu a la CEDEAO (et l'enlisement se poursuit) et l'inclusivite' n'a pas e'te' suffisamment prise en compte jusqu'a maintenant. De cette maniere plusieurs acteurs de braqueront contre la transition. Unissons tous Les acteurs pour une transition inclusive pde 16 mois et abandonnons les susceptibilite's. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC,Gouvernance et Se'curite' TEL 002 23 95955792

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

L'IMPASSE ACTUELE a e'te'' provoque'e par le bras de fer, entre la CEDEAO et le Mali, couple' d'un jusqu'au-boutisme bidirectionnel pratique' des deux cote's avec comme catalyseur la France qui ne lache pas malgre' sa de'cision de quitter le Mali. CONSEQUENCES : Assimi GOITA a e'te' e'carte' implicitement de la Pre'sidence de la transition depuis le 25 mars 2022 car le de'lai accorde' par la charte de 2020 est e'puise' et la CEDEAO laisse planer le flou sur le de'lai de la transition (entre 12 et 16 mois) comme l'avait fait le Mali dans la derniere charte (entre 06 mois et Cinq ans) meme si la derniere proposition de la transition est de 24 mois incompressible. Au lieu de choisir une Seule dure'e de la transition, la CEDEAO, par son flou et l'absence de de'cision, met les Maliens dos a dos. Ce qui favoriisera l'implosion et le chaos ge'ne'ralise'. J'accuse la CEDEAO et Les autorite's de transition du Mali qui viennent de finir les 18 mois de la premiere transition. Comment tout est arrive' ? Sans volonte' d'insulter, vous trouverez ci-dessous mes conseils a Assimi GOITA. Assimi n'avait pas le courage d'assister physiquement a la rencontre des Chefs d'Etats de la CEDEAO. Ce qui le discre'dite. Comme je disais, le de'placement en valait la chandelle. Malikol, Le peureux ce n'est pas seulement celui qui fui mais qui a peur ou n'a pas le courage OU he'site d'affronter une situation donne'e. Assimi n'a-t-il pas longuement he'site' ? Merci Malikol d'avoir cherche' la concorde, a travers la ve'rite', entre Moudjahidine et moi tout en ayant du mal a relativiser le mot peur. Moudjahidine, et Salia merci pour votre quete de cohe'sion et pour les excuses pre'sente'es. Merci Salia de penser qu"avec mes conseils et propositions judicieuses, on me fera Appel tot OU tard et que c'est dommage que ce n"e'tait pas le cas jusqu'a la. Pour moi, Salia, Seule la conviction base'e sur la ve'rite' compte. GROSSE ERREUR : : Dommage, trop de tiraillements, j'avais moi-meme propose' 17 mois, de dure'e de transition, bien avant les sanctions mais ignore' par la CEDEAO et Les autorite's de transition. La encore malgre' l'exigence de la CEDEAO d'une dure'e comprise entre 12 mois et 16 mois, certains continuent a brandir les 24 mois que la CEDEAO avait deja refuse'. Que veut-on encore, un nouveau bras de fer pour faire croire que le Mali a gagne' ? Ne nous leurons pas. Acceptons Les 16 mois, dure'e maximale accepte'e Maintenant par la CEDEAO. Assimi se veut auto-suffisant (en comptant sur le peuple), c'est pourquoi il n'a pas re'pondu a la CEDEAO (et l'enlisement se poursuit) et l'inclusivite' n'a pas e'te' suffisamment prise en compte jusqu'a maintenant. Bonjour, Malikol, Patriote, Cisse', Moudjahidine et des Anonymes, quand on assume une responsabilite', on ne le fait pas en partie en ayant peur ou en he'sitant trop devant une situation. Comme je le disais, pendant qu'Il e'tait temps, Assimi lui meme devait partir courageusement a Accra de'fendre sa politique, sa strate'gie et les expliquer aux autres Chefs d"Etats de la CEDEAO. S'il arrivait a Les convaincre, ils auraient accepter sa Strate'gie et le chronogramme associe'. Ayant atteint le stade de ras le bol, meme si la de'fense de Assimi de sa proposition n'e'tait pas parfaite ses pairs auraient accepte' sa proposition avec des gardes-fous (des criteres d'e'valuation pe'riodique). La CEDEAO a confirme' implicitement mes conseils a Assimi en se figeant sur la plage entre 12 mois et 16 mois. C'est pourquoi, il fallait Re'pondre a l'invitation de ses pairs de la CEDEAO (le de'placement valait la chandelle). Avec la crainte qu'avaient tous Les partisans de Assimi GOITA (y compris ses Ministres) il aurait e'te' mieux qu'Il de'missionne car on ne gere pas un pays la peur au ventre. Dommage Assimi de n'avoir pas assiste' a cette rencontre de la CEDEAO, vous en serez sorti hautement grandi. Votre aura aura e'te' plus grande au Mali et ailleurs. Maintenant, n'e'tant plus Pre'sident, que comptez-vous faire ? La de'mission est l'issue la plus digne pour vous. Il serait judicieux de laisser de vous-meme la place aux autres acteurs. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' Email: [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792

M
mimi00 il y a 4 ans

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