mardi 21 avril 2026
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Embargo: la CEDEAO divisée

Par Info-Matin 1,174 vues
Embargo: la CEDEAO divisée

Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu un sommet extraordinaire à Accra, ce 25 mars 2022, sur la situation de notre pays ainsi que celle de la Guinée et du Burkina Faso. À l’issue de leur rencontre, comme dans une récitation de la maternelle, les dirigeants aux ordres de Paris ont décidé de reconduire les sanctions illégales et injustes contre notre pays en demandant aux autorités de la Transition de respecter un chronogramme de 12 à 16 mois pour la prolongation de la transition.

 

Pour la CEDEAO, la proposition du Mali faite au Médiateur est inacceptable parce qu’il revient à « un calendrier de 24 mois, soit deux (2) ans en plus des 18 mois déjà écoulés sans résultats concrets ».

C’est pourquoi elle invite les autorités de transition à respecter leur calendrier de 12 à 16 mois, tout en promettant de maintenir le dialogue en vue de trouver une solution et d’assurer une levée progressive des sanctions.

Cette solution statique qui ressemble plus à un acharnement illégitime ne semble pas unanimement partagée au sein du cénacle des dirigeants ouest-africains.

Le sommet de ce vendredi a, en tout cas, prouvé qu’il y a un désaccord entre les chefs d’État sur la question malienne, d’où le boycott par plusieurs présidents lors de la conférence passée.

En effet, selon plusieurs observateurs, le Togo, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Nigeria ne parlent plus le même langage. Le pays de Faure Gnassimbé appelle les chefs d’État de la CEDEAO à respecter la suspension des sanctions telles que décidées par la Cour de justice de l’UEMOA. Le Togo s’est vivement réjoui, ce vendredi 25 mars, de la décision de la Cour de justice de l’Union Économique et Monétaire ouest africaine (UEMOA), pour la levée des sanctions contre le Mali.

Selon le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, le Prof Robert Dussey, dans une interview accordée au journal français ‘’Jeune Afrique’’, les conséquences de ces sanctions sur les populations, et même sur le gouvernement malien ne sont pas positives. C’est pourquoi « nous sommes favorables à la levée des sanctions contre le Mali. Nous nous réjouissons donc qu’elles aient été suspendues. Il faut sortir de cette crise qui n’a que trop duré ».

Pour le ministre Dussey, cette position de la diplomatie togolaise ne date pas d’aujourd’hui.« Le Togo a toujours voulu faciliter les relations entre les peuples et les nations. Nous l’avons toujours fait. C’est notre ADN. Depuis les indépendances, dans les moments difficiles, nous avons toujours privilégié l’accompagnement aux sanctions, même si cela ne plaît pas à tout le monde ».

Le dimanche 6 février 2022, le ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’Extérieur, le Prof. Robert Dussey, rencontrait en effet son homologue Abdoulaye DIOP en marge du sommet de l’Union africaine à Addis Abeba.

Les échanges entre les deux ministres avaient essentiellement porté sur les voies de sortie de crise au Mali par le dialogue et la recherche d’un compromis prenant en compte ‘’les aspirations’’ des Maliens et les ‘’préoccupations’’ de la communauté internationale. Le ministre Dussey écrivait à cette occasion sur son compte Tweeter : « Nous sommes à vos côtés par le dialogue, pour le développement, la paix et la stabilité du Mali et du Sahel ».

PAR SIKOU BAH

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Commentaires (3)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

RECONCILIONS-NOUS AVEC TOUS LES ACTEURS Y COMPRIS LA CEDEAO. Valorisons ce qu'on a. Pour faire avancer le Mali en e'vitant ce qui peut encore l'etre et en aidant les populations, unissons-nous autour de la transition en re'-validant comme Pre'sident Assimi et comme PM Choguel, qui doivent se remettre en question. L'apport de chacun (e) EST indispensable. Encourageons et donnons une NOUVELLE dynamique aux forces de de'fense et se'curite'. E'vitons que Les amalgames entachent la monte'e en puissance de l'arme'e. Comme je le disais, par amalgame, dans la frontiere entre le Niger et le Mali, des e'leveurs peulhs venus du Niger a la recherche de paturage au Mali pour leurs animaux sont souvent considere's comme des terroristes de l'EIGS. Bonjour, Merci Salia, Malikol, ag, Calice, Seydou, Larre, LeGoupil33, Moudjahidine et Dogon64 de vos messages. Merci Seydou, Larre, Salia et Goupil33 d'appre'cier mes analyses et contributions. Merci Salia et Malikol de vos conseils. Je suis de la socie'te' civile, Pre'sident d'une ONG. Je ne suis pas un opposant a Assimi. Seuls nous opposent son jusqu'a-boutisme et son laxisme couple' a sa politique de l'autruche. Vous savez, j'avais soutenu le de'but de la transition pre'side'e par Assumi, en particulier : (1) j'avais aide' a faire la promotion, a travers des publications, de l'organe unique de gestion des e'lections et de l'inclusivite'. (2) j'avais plaide' pour que la CEDEAO valide la candidature de Assimi pour le poste de Pre'sident de la transition. (3) j'avais aussi plaide' aupres de la CEDEAO pour que Assimi et ceux qui l'ont e'paule' pour faire le deuxieme coup de force, ainsi que le Mali, ne puissent pas faire l'objet de sanctions. Ce que la CEDEAO avait accepte'. Merci Malikol, Calice et ag de votre tentative de de'fendre l'inde'fendable. En effet, la majorite' des Maliens lors des ANRs (Assises Nationales pour la Re'fondation) n'a pas dit de choisir une dure'e de transition de cinq ans puis d'exercer un bras de fer continuel avec la CEDEAO pour imposer la dure'e la plus grande possible en faisant croire de de'croitre sans qu'il y ait la volonte'. La plage comprise entre six mois et Cinq ans retenue par Les ANRs ne signifie pas choisir une dure'e maximale mais raisonnable pour cre'er la fondation pour la re'fondatipn durable et intelligente du Mali. Cette dure'e doit permettre d'exe'cuter Les re'formes indispensables dont a parle'es la CEDEAO ET pas toutes Les re'formes. La priorisation et le suivi-e'valuation sont indispensables. Par la suite, le Pre'sident e'lu fera le reste. Ne mettons pas la charrue avant Les boeufs. Dogon64 a raison. Si vous pensez que la majorite' des Maliens supportent ce que vous dites, orgamisons au plus vite ces e'lections en permettant aux Maliens de s'exprimer librement. Et soyons fideles au verdict des urnes. Accordons-nous sur ce qu'il faut faire ET engageons-nous TOUS a Le faire. C'est ainsi qu'on suivra TOUS la meme trajectoire convergeant vers la re'fondation souhaite'e. Encore une fois, l'inclusivite' est indispensable. Agissons ensemble pour un Mali uni OU il fera bon vivre. Malikol et Salia, je ne veux irriter personne, c'est la ve'rite' qui irrite. Acceptons la ve'rite', Elle nous re'conciliera. Merci pour les interventions des uns et des autres. MES CONSEILS : Valorisons ce qu'on a. Pour faire avancer le Mali en e'vitant ce peut encore l'etre et en aidant les populations, unissons-nous autour de la transition en re'-validant comme Pre'sident Assimi et comme PM Choguel, qui doivent se remettre en question. L'apport de chacun (e) EST indispensable. Encourageons et donnons une NOUVELLE dynamique aux forces de de'fense et se'curite'. Comme je l'ai toujours dit, toutes Les forces vives doivent s'impliquer en constituant un front uni et solidaire pour Les e'pauler. J'avais propose' au G5 sahel et aux partenaires une strate'gie collective de lutte contre le terrorisme qui integre un TEL front. L'argent est le nerf de la guerre, merci Choguel qui gagnera a ponderer ses propos. Il est souhaitable que Assimi et Choguel jouent pleinement la carte de l'unite', de la cohe'sion et de la re'conciliation nationale (re'concilier les berets rouges et les berets verts, former et consolider la force de defense et Se'curite' re'constitue'e en y inte'grant via le DDR les membres des mouvements arme's et d'auto-de'fense Maliens qui sont aptes et qui ve'rifient les criteres d'inte'gration) PUIS s'ouvrir d'avantage pour une inclusivite' optimale. Arretons le chasser croiser sans issue en acceptant les seize mois (haut de la plage de la CEDEAO) comme dure'e de transition et faisons ce qui est faisable en seize mois en e'tant rigoureux (avec des suivi-e'valuations pe'riodiques). Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792

C
CAN 2002 il y a 4 ans

C'est une honte pour la CEDEAO, vous faites souffrir un peuple à cause d'une élection qui ne dit pas son nom. Si les élections libère ou développe un pays, les pays de la CEDEAO n'allaient pas être les pays les plus pauvres.

M
mimi00 il y a 4 ans

78397607 rencontre avec jolie sénégalaise Je baizz très bien Ma chattt est encore chaude toute fraîche