mardi 21 avril 2026
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Forte tempête à la primature : Assimi pourra-t-il sauver la tête de Choguel ?

Par La Preuve 1,142 vues
Forte tempête à la primature : Assimi pourra-t-il sauver la tête de Choguel ?

Le Premier ministre de la transition, depuis sa visite mal préparée d’Abou Dabi, ne connait pas de répit. Contrarié jusque chez ses propres compagnons du M5-RFP, le chef de gouvernement de la transition, Choguel Kokalla Maïga, qui fait face à une forte contestation politique, voit de plus en plus le ciel s’assombrir sur lui. On se demande aujourd’hui si le président de la transition, toujours réticent à une solution musclée à l’encontre du Premier ministre, pourra le sauver de la forte tempête qui le menace ?

Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre de la transition, est désormais un homme politique traqué de toutes parts. L’homme, en si peu de temps, est parvenu à cristalliser sur lui toutes les tensions politiques. Qu’elles proviennent des propres entrailles de l’homme, à savoir au sein du M5-RFP, ou qu’elles émanent des profondeurs du marigot politique, les tensions politiques, fortes et violentes les unes que les autres minent le quotidien du maître de la Primature.

La dernière guéguerre en date, qui a vu un Choguel Maïga perdre son contrôle parmi les siens, est survenue ce jeudi, dans l’après-midi, quand le Premier ministre de la transition s’est déplacé dans les garages d’un de ses soutiens du M5-RFP, l’opérateur économique Jeamille Bittar, pour présider une réunion dudit mouvement qui a bien tourné au pugilat.

Sur les vidéos tournées par les hommes de Choguel, on voit le Premier ministre en personne s’expliquer sur un incident dont on a du mal à comprendre qu’il en est lui-même le propre instigateur.

Voici les faits relatés par Choguel Kokalla Maïga lui-même : un homme (dont il semble ignorer l’identité), parvient à se hisser à la réunion du M5-RFP. Une fois interpellé par le Premier ministre en personne, il s’est trouvé que l’intéressé n’était pas membre du comité stratégique dudit mouvement. Séance tenante, il sera expulsé manu militari de la salle par les éléments incontrôlés.

Problème ? L’homme en question, qui s’est fait expulser de la salle, n’était pas en odeur de sainteté avec le Premier ministre dont il ne cessait de critiquer l’approche de gestion, depuis un certain temps. Et puis, l’homme en question est un responsable du M5-RFP qui a participé avec le même Choguel Kokalla Maïga à de nombreuses réunions du comité stratégique sans recevoir aucune récrimination de ce genre de la part de ce dernier.

Dans tous les cas, cet incident de la réunion avortée du M5-RFP dans le QG de Jeamille Bittar a causé une grande effervescence au sein du M5-RFP, où de nombreuses voix, dans de nombreux segments dudit mouvement, ont dénoncé l’attitude du Premier ministre consistant à diviser les siens et à régner dans l’autoritarisme  dans le but de s’assurer du contrôle effectif du M5-RFP.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables du M5-RFP, surtout chez les jeunes, ont réagi brutalement à cette intrusion, jugée dangereuse, de Choguel qui œuvre manu militari à expulser un responsable du mouvement à une réunion parce que ce dernier ne souffle pas dans la même direction que lui et ne se gêne pas à lui faire savoir.

Pour beaucoup de responsables du M5-RFP, le fait que Choguel Kokalla Maïga, en sa qualité de Premier ministre, vient s’imposer à une réunion du M5-RFP, à distribuer les rôles et les cartes, en tenant les commandes, est un fait gravissime qui dénote que l’homme n’a aucune conscience de ses responsabilités officielles dans un contexte national où le pays est confronté à de nombreux défis sécuritaires, diplomatiques et économiques.

Si bien pour cela qu’ils sont aujourd’hui très nombreux, au sein du M5-RFP, à demander sans ambages le départ de la Primature de Choguel Kokalla Maïga ; jugé aujourd’hui par les siens comme le fossoyeur de la stabilité du pays.

Déjà, on le sait, le Premier ministre, depuis un bon moment, a du mal à converger avec ses anciens collaborateurs du M5-RFP, au compte du comité stratégique, dont les plus illustres se sont petit à petit démarqués de la gestion solitaire qu’il mène des préoccupations et attentes de leur mouvement.

Ce n’est plus une tension larvée que Choguel Kokalla Maïga entretient avec certains de ses anciens amis du comité stratégique. Aujourd’hui, c’est la crise qui couve d’autant que plusieurs responsables du comité stratégique, et dont les moindres ont déjà fait entendre leur opposition à la politique de division et de clivage que le Premier ministre mène au sien du mouvement, depuis qu’il détient le portefeuille de la Primature, à travers lequel il pratique une véritable politique d’épuration à l’endroit de certains membres du dit mouvement.

Non content d’avoir ses anciens compagnons à dos, qui le trouvent totalement en déphasage avec les idéaux de leur mouvement, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui s’est transformé en un chantre de l’idéologie anti-démocratique, a trouvé les moyens de fédérer autour de lui tous les segments du mouvement démocratique, aujourd’hui divisé et éclaté en mille morceaux.

On dit dans certains milieux qu’il s’est précipité dans une mission à l’extérieur, pour ne pas avoir, ce jour de 26 mars 2022, à s’incliner sur la mémoire des martyrs de la révolution de mars 91.

Dedans, parmi  ses anciens compagnons du M5-RFP, comme à l’extérieur,  dans les profondeurs du marigot politique national, Choguel Kokalla Maïga, en si peu de temps à la Primature, a littéralement détruit le capital de sympathie qui l’a maintenu à ce niveau de responsabilités nationales.

Tout seul, il s’est grillé les ailes, dans de nombreux scandales de gestion qui lui collent à la peau, comme la peste, et dans ses approches cavalières et autoritaires à la Primature, au point de s’aliéner du concours du président de la transition qui jusqu’ici voulait, pour lui, une sortie honorable.

Oumar KONATE

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Commentaires (3)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

Bonjour, Merci Fanga de votre, commentaire. Vous vous trompez d'analyse. Comme je l"avais deja dit, j'avais dans un premier temps supporte' les autorite's de transition avant d'adopter la position actuelle au vu du jusqu'au-boutisme, du laxisme, de l'abandon des popularions et de la politique de l'autruche de ces dernieres. Je ne suis pas de l'opposition. Je suis pour le peuple. Mon analyse de la situation actuelle m'amene a la conclusion qu'un coup d'Etat prendra corps au Mali en imposant contre tous Les 24 mois de transition. Les ANRs n'ont pas impose' les 24 mois mais une plage allant de six mois a cinq ans. Aucun quitus n'a e'te' donne' par le peuple pour imposer Les 24 mois. Vous semblez re'duire Les millions Des Maliens aux participants Des ANRs. Actuellement, Choguel bloque sur 24 mois malgre' le fait qu'une commission a laquelle Les autorite's de transition avaient participe' avait retenu comme consensus la plage entre 12 mois et 16 mois. Cette commission technique 'e'tait compose'e des membres de l'ONU, de l'UA, de la CEDEAO et des autorite's de transition. Le Mali ayant re'fuse' le consensus auquel Il avait participe', que veut-il encore ? Ayant re'fuse' ce consensus autant choisir cinq ans de transition (qu'il avait tente' en vain). Optons pour le consensus pre'ce'dent en choisissant 16 mois de dure'e de transition. CE qui est toujours conforme aux recommandations des ANRs. Optons pour l'inclusivite au risque de regretter plus tard. Pensons aux populations Maliennes qui souffrent des conse'quences du jusqu'au-boutisme des autorite's de transition du Mali. Engageons-nous pour lever l'embargo en optant pour Les 16 mois de la transition. Ce n'est pas la mer a boire. Adaptons-nous. Ensemble, nous y arriverons. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792

F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Monsieur le journaliste Oumar Konaté, passez à a rédaction d'articles plus sérieux ! L'heure est à l'union sacrée, pas à la politique politicienne. Faire partir Choguel Kokalla Maïga conduira sûrement à l'échec de ce à quoi s'est engagée la transition dirigée par les militaires. Il s'agit pour la transition et Choguel de travailler dans le cadre d'un délai de deux ans désormais. Choguel devrait être maintenu dans ses fonctions durant cette période, puis il devra tendre encore vers plus d'inclusivité politique, sachant que cette inclusivité n'est pas extensible à l'infini. Le plus important maintenant est que les partis et la classe politique traditionnels du Mali travaillent eux aussi à leurs programmes de gouvernement pour convaincre les Maliens de la qualité de leurs offres politiques lors des élections à venir. La mission de la transition conduite par les militaires et Choguel est d'une autre nature pour les Maliens que celle des politiciens traditionnels.

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 4 ans

A Travers l'intransigence de 24 mois de transition, affiche'e irre'versiblement par Choguel, le PM, c'est un autre coup d'Etat qui prend corps au Mali. Malick Diaw, Pre'sident du CNT, est aux aguets pour la finalisation de ce coup d'Etat comme il l'avait fait pour les autres coups d'Etat de Assimi. En dehors du ve'ritable probleme qui est Assimi lui-meme en tant que Pre'sident de la transition, en plus des problemes d'inclusivite' et de rassemblement de toutes Les forces vives, Assimi, a Travers Diaw cherche des alibis pour mettre Choguel de cote'. Ayant perdu le bras de fer face a la CEDEAO, Sans autorisation (sans quitus du peuple), Les autorite's de transition de'cident de quitter la CEDEAO par leurs actes : interdiction d'atte'rissage de l'avion du me'diateur de la CEDEAO, transition de 24 mois non ne'gociable, Sinon, d'apres le PM Choguel, le Mali quitte la CEDEAO or il avait dit, le 01 Avril 2022 lors de la rencontre de la socie'te' civile, que le Mali ne quitterait pas la CEDEAO, donc incohe'rence du PM (premier Alibi de Diaw), ... Ainsi, Les autorite's de transition de'cident d'abandonner les populations Maliennes sous embargo (deuxieme alibi de Diaw). Bonjour, Certains pensent que je fais de la fixation sur les 16 mois de dure'e de transition. Meme si l'Alge'rie avait propose' les 16 mois au de'part (j'en avais propose' 17 mois avant les sanctions), la plage situe'e entre 12 mois et 16 mois avait e'te' valide'e par la commission technique compose'e de membres de l'ONU, de l'UA, de la CEDEAO et des autorite's .de transition Maliennes. Faisant partie de cette commission technique, le Mali devait accepte' le compromis retenu : la dure'e de transition devrait (troisieme alibi de Diaw) donc etre choisie entre 12 mois et 16 mois. La CEDEAO a retenu cette plage qu'Elle a propose' au Mali. Les autorite's de transition ont oppose' une re'sistance farouche en fixant Les 24 mois qu'elles estiment irre'vocables. Sachant qu'au de'part ces dernieres voulaient imposer 05 ans puis 04 ans puis 03 ans puis 29 mois, alors pourquoi maintenant insister sur 24 mois ? En realite' la transition veut imposer la dure'e la plus grande possible pour s'e'terniser au pouvoir. C'est pourquoi le consensus sur 16 mois, borne supe'rieure de la plage retenue dans le cadre de la commission technique, n'inte'resse pas Les autorite's de transition ET pourtant, elles n'ont eu aucun quitus (du peuple).les autorisant a re'fuser le compromis sur 16 .mois OU moins. En effet, Les ANRs avaient retenu la plage entre 06 mois et 05 ans. Alors pourquoi pas 16 mois ? CE qui EST faisable en 24 mois DOIT etre reduit sur 16 mois en gardant ses e'le'ments pertinents et ceux qui pourront tenir sur 16 mois. Le reste.sera pris en charge plus tard apres la transition. On ne peut pas tout faire en peu de temps, on doit se focaliser sur l'essentiel : principe de base de la Gouvernance. C'est aux Maliens de s'entendre avec Les autres (ONU, CEDEAO, UA, ...) sur la dure'e idoine de la transition. Faire cavalier seul a la fin des de'bats et fixer unilate'ralement la dure'e n'est pas responsable. Accordons-nous avec Les autres (CEDEAO, ...l afin que Les sanctions contre le Mali soient leve'es (cinquieme alibi de Diaw) Libe'rons ainsi les populations Malemnes Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 95955792