mardi 21 avril 2026
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Sécurité transnationale : Mali–Burkina unis contre le terrorisme

Par L'Informateur 1,474 vues

Les deux voisins veulent améliorer le partage rapide d’informations et de stratégies essentielles visant à détecter, perturber et poursuivre les réseaux terroristes.

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Le terrorisme est une menace transnationale qu’un gouvernement ne saurait vaincre seul. La menace s’étend des actions brutes d’acteurs isolés à des actes coordonnés et élaborés. Et la réponse doit être adaptée et diversifiée. Maliens et Burkinabè ont examiné les moyens d’améliorer la coopération internationale et de mettre en place de nouveaux partenariats. En clair, comment les gouvernements, les services de sécurité et les forces de l’ordre peuvent-ils améliorer le partage rapide d’informations et de stratégies essentielles visant à détecter, perturber et poursuivre les réseaux terroristes ?

Après l’invasion de la Libye et la mort de son guide Mouammar Kadhafi, un grand nombre de combattants étrangers se déplacent sont rentrés chez eux, où ils ont transmis le savoir-faire qu’ils ont acquis sur le champ de bataille, recruté de nouveaux adeptes et planifient des attaques au Mali, avec effets de contagion au Burkina Faso et ailleurs. Donc, les deux États ont un intérêt légitime à sécuriser les frontières en tant qu’aspect important d’une stratégie efficace de lutte contre le terrorisme, qui permet de repérer les menaces pour la sécurité au point d’entrée. Si la frontière longue de 1.200 km est capitale aux échanges économiques, elle nourrit les trafics et la contrebande qui irriguent le terrorisme.

« Même ennemi »

A l’initiative du Président du Faso, le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, une délégation d’officiers burkinabè s’est rendue le vendredi 22 avril 2022 à Bamako dans la capitale malienne.

Conduite par le Commandant des opérations du théâtre national, le Lieutenant-colonel Yves-Didier Bamouni, la délégation était porteuse d’un message du Chef de l’Etat à son homologue et frère, le Président de la Transition du Mali, le Colonel Assimi Goïta. Le renforcement de la coopération opérationnelle entre les deux pays a été au centre des échanges entre le Chef de l’Etat malien et la délégation burkinabè qui comptait dans ses rangs, le Lieutenant-colonel Daba Naon, Commandant la Brigade nationale de Sapeurs-Pompiers et le Chef d’escadron Serge Thierry Kiendrebeogo, Directeur de cabinet du Président du Faso.

Du côté malien, le Président du Conseil national de la transition, le Colonel Malick Diaw, le ministre de la Défense nationale et des anciens combattants, le Colonel Sadio Camara, le directeur général de la sécurité  d’Etat ainsi que le directeur de cabinet du président ont pris part à la rencontre.

L’objectif de la mission, a expliqué le Chef d’escadron Kiendrebeogo, était d’abord de rappeler au voisin et partenaire malien que « nous avons les mêmes problèmes de sécurité et le même ennemi », et qu’à ce titre, « nous devons donc rester solidaires pour relever les défis qui se posent à nos deux pays ».

L’ambition est d’anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces de défense et de sécurité maliennes dans la lutte contre le terrorisme, d’où l’intérêt de développer des synergies pour contrer ces forces du mal, estime la partie burkinabè.

Aucune cause ni aucun grief ne saurait justifier le terrorisme. Mais renforcer la sécurité ne sera jamais suffisant. Il va falloir s’attaquer aux causes mêmes qui font que des personnes deviennent sensibles à des idéologies malsaines, par la promotion de l’éducation et la lutte contre le chômage des jeunes et la marginalisation.

Fani

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Commentaires (1)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 3 ans

Bonjour, Mon f.r.e.r.e Moudjahidine, merci de votre contribution faisant, par me'connaissance, croire que le G5 sahel n'a servi a rien et ne sert a rien. Comme mon f.r.e.r.e et Ami Malikol, qui en rigole. Malgre' le de'tail fourni sur tous Les contacts pris montrant le consensus qui se construit sur la confirmation de ma paternite' du G5 sahel,Malikol trouve une occasion Mal place'e de rigoler. Vous qui aimez tant dire que vous supportez et vous aimez le Mali, Il EST curieux que vous vous en foutez de ce que devient le G5 sahel dont Le Mali doit assurer la gouvernance tournante cette anne'e. Qu'elle irresponsabilite' ? Le G5 sahel contribue a se'curiser les populations maliennes. Par inconscience et insouciance, vous demandez implicitement a quoi sert le G5 sahel ? Depuis son de'ploiement, en 2017, dans Les re'gions de Mopti, Se'gou et dans la zone de trois frontieres depuis 2020, le G5 sahel avait joue' un role moteur en se'curisant Les populations jusqu''a l"attaque de son QG le 30 Mai 2018 (de'truit parce qu'il fait mal) et meme huit mois apres au re'demarrage de ses activite's. Son role a e'te' visible depuis que Les patrouilles onjointes auxquelles le G5 sahel participait avec Les pays membres du G5 frontaliers a la zone des trois frontieres ont e'te' arrete'es (des que la France et Takuba ont suspendu ces patrouilles mixtes). Pourquoi, le Niger et le Burkina ont suivi en suspendant ces patrouilles ? C'est maintenant que le Burkina s'est rapproche' du Mali pour faire re'partir ces patrouilles qui ont e'te' suspendu en suivant l'acte irre'flechi de la France et de Takuba qui n'ont pas cherche' une solution de rechange avant de quitter le Mali et la zone des trois frontieres. Le Chef d'Etat Major Ge'ne'ral des Arme'es du Mali a contacte' la branche G5 du Mali sans avoir atteint un re'sultat probant car Elle s'est retrouve'e isole'e d'ou Les trois attaques de Se'gou et Mopti : Les terroristes ont trouve' un terrain abandonne' et ont commis l'irre'parable. Ce n'est pas la faute du G5 sahel seul. C'est la faute en partie du Mali et des partenaires, France , Takuba et Minusma, qui n'ont pas accepte' la solution de rechange que je leur avais propose'e depuis tres longtemps pour remplacer Les partenaires qui e'taient partis unilate'ralement, voir ci-dessous). Les torts retombent maintenant sur ceux qui les ont commis. C'est pourquoi, ils semblent insensibles a ma lettre ouverte qui les indexe et leur demande re'paration. J"accuse tous Les re'cipiendaires de cette lettre ouverte a commencer par Les autorite's de transition du MALI, l'ONU (Minusma), la France et Takuba et la coalition pour le sahel. Ils sont responsables de la mort dans Les trois attaques simultane'es des six militaires, 20 blesse's et les de'gats mate'riels occasionne's. Je ne comprends pas, certains Maliens. C'est sur ce point qu'ils doivent faire Bloc (et exiger la souverainete' du Mali en exigeant le respect des contrats signe's) ET non en fixant unilate'ralement la dure'e de la transition a deux ans. La priorite', c'est quand meme la Se'curite' et la souverainete' du pays. En exigeant que Les partenaires, tels que le G5 sahel, respectent leurs engagements on se fait mieux respecter qu'en imposant, contre le de'sir, de certains, deux ans de dure'e de transition. Faisons respecter a nos partenaires leurs engagements pour assurer une meilleure Se'curite' au Mali. En ne le faisant pas, nous accepterons toute de'rive. Vous trouverez ci-dessous une de mes contributions proposant la strate'gie collective inte'grant, dans la lutte contre le terrorisme, les citoyens et Les communaute's au Mali et de la zone Sahel. Cette contribution proposait aussi une solution de rechange en cas de de'part de Barkhane, Takuba et des forces partenaires du Mali et de la zone sahel. Anormal, Personne n'avait tenu compte de ces propositions datant de tres longtemps. Heureux de constater que le Mali commence a en etre conscient (de la ne'cessite' de l'inte'gration Des citoyens et repre'sentants des communaute's dans la lutte contre le terrorisme) mais reste fe'brile sur la ne'gociation avec les djihadistes et terroristes. Sur CE point, le Burkina et le Niger risquent de le de'vancer avec une grande longueur d'avance or c'est le Mali qui e'tait un des premiers pays qui voulait de'marrer cette ne'gociation. Depuis 2012, Dr Anasser Ag Rhissa, pre"curseur du souhait de cette ne'gociation avait fait des propositions dans ce sens a la CEDEAO et aux pays du Sahel. L"essentiel, c'est la volonte', mieux vaut tard que jamais. Voir ci-dessous (e'liminer les espaces se'parant les mots) le de"tail de la contribution :copiez l'adresse suivante dans un navigateur et l'exe'cuter http://ba ma da.net/g5-sahel-et-coalition-pour-le-sahel... Prote'geons et se'curisons nos populations. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Se'curite' TEL 0 0 2 2 3 959592