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Adoption de la nouvelle loi électorale : Le CNT désavoue le gouvernement

Par 22 Septembre 224 vues
Adoption de la nouvelle loi électorale : Le CNT désavoue le gouvernement

Les membres du Conseil National de Transition (CNT) étaient appelés au CICB pour se pencher sur le vote de la loi électorale le vendredi 17 juin 2022.

Pour le Gouvernement de transition, cette loi est le fruit de l’inclusivité issue d’une démarche consensuelle et inclusive. La commission en charge de ce texte a procédé à une série d’écoutes des différents acteurs concernés par la vie démocratique de notre pays.

Ce texte affiche beaucoup de changements dans la limitation des circonscriptions électorales pour les élections législatives, c’est à dire la région et le district de Bamako pour le territoire national ainsi que la diaspora.

On retient, entre autres nouveautés, le scrutin de liste à la représentation proportionnelle, sans panache ni vote préférentiel comme mode de désignation des députés à l’Assemblée nationale ; l’introduction du parrainage citoyen à côté du parrainage des élus ; l’introduction du bulletin de vote unique ; l’affirmation du principe du vote électronique, sous réserve de l’adoption d’une loi spécifique.

Selon le Gouvernement cette loi permettra de contrôler des dépenses de campagne électorale ; la publication des résultats par bureau de vote. Elle apporte également une amélioration dans la compilation des données électroniques des procès-verbaux de dépouillement; l’encadrement et le renforcement de l’observation électorale.

Ainsi après plusieurs mois d’écoute des forces vives de la nation, le Conseil national de la Transition a enfin examiné le projet de loi électorale le vendredi passé. Le président de la Commission loi du CNT, Souleymane Dé a expliqué que la loi électorale amendée n’est pas pour arranger un individu, ni un camp, mais c’est pour une stabilité dans la démocratie malienne. Il insiste sur le fait que l’importance de ce projet de loi est capitale dans les réformes politiques et institutionnelles de notre pays.

Les membres du CNT ont apporté des  amendements importants au projet proposé par le Gouvernement. Il s’agit au total de 92 amendements opérés. Ceux-ci n’étaient du goût du gouvernement représenté par Ikassa Maiga et Mme Fatoumata Sékou Dicko.

Le jeune Nouhoum Sarr et le doyen Assarid Ag Imbarcawane et bien d’autres sont montés sur leur grands chevaux pour défendre la loi contre le comportement et les insinuations du ministre Ikassa Maiga. Enfin, le projet a été adopté par les membres du CNT avec 115 voix pour, 3 contre et 0 abstention.

Rappelons que le projet avait été contesté par une bonne partie de la classe politique et de la société civile.

Dernièrement, la Synergie des associations de la Société civile avait même formulé des recommandations en vue de renforcer la nouvelle loi électorale.

A vraie dire, le gouvernement a été désavoué par le CNT. Une véritable déculottée pour les ministres critiqués pour la circonstance. Dans une véritable démocratie, ils auraient démissionné. Hélas !

Seydou Diamoutené

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Commentaires (2)

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K
Kassin il y a 3 ans

Les jours de Choguel sont comptés à la primature Par le projet de loi électorale Choguel a montré sa duplicité et son malhonnêteté intellectuelle et pire il a montré aux colonels de la transition militaire son vrai visage d’opportuniste dangereux et mortifère. Voilà un individu qui a fait glisser les colonels putschistes dans une cabale inutile contre la France, la cedeao et la communauté internationale dans le seul but d’isoler le Mali et d’isoler les colonels putschistes pour ensuite venir les chanter pour faire une mainmise nauséabonde sur le processus électoral et le pouvoir post transitoire au Mali. Ce subterfuge fut vite démasqué par le cnt et Malick Diaw n’a pas transigé face à l’audace de tricherie de Choguel et de son clan d’arrivistes endurcis, il a allègrement laissé la commission des lois du cnt faire les diligences nécessaires à une loi électorale faisant la part belle aux intérêts supérieurs du Mali en lieu et place des intérêts égoïstes de Choguel et de son clan alimentaire. Choguel croyait que la classe politique était réduite au silence par peur de se retrouver dans les geôles comme Boubeye et avoir une triste fin ou par peur de fuir le pays comme Tieman Coulibaly et Oumar Mariko. Il en a profité pour faire une OPA (offre publique d’achat) sur le processus électoral du Mali en voulant désigner la majorité des membres de la nouvelle autorité indépendante AIGE qui sera en charge des opérations de vote et de la proclamation des résultats provisoires des élections au Mali. Le cnt de Malick Diaw a stoppé net Choguel dans son entreprise machiavélique contre le Mali et c’est pour cela que toute la clique de Choguel est en effervescence sur les réseaux sociaux entre menaces et injures sur le CNT et les colonels putschistes jusqu’à intimider le président de la transition de ne pas promulguer une loi dûment votée par l’organe législatif de la transition dûment nommé par lui Assimi en personne par décret présidentiel. Si Assimi désavoue le CNT alors il doit lui même démissionner de son poste de président de la transition car le cnt c’est son choix par décret signé de sa propre main. S’il n’est pas d’accord avec une loi voté par l’institution qu’il a lui même nommé alors il doit démissionner. Or Assimi est assez cohérent depuis août 2020 et il ne désavouera pas le cnt au risque de créer une tension inutile avec Malick Diaw et fragiliser l’équilibre entre les 5 colonels. Dans cette situation c’est Choguel qui s’en ira car à ce stade de la transition il n’a plus rien d’autre à apporter au pouvoir transitoire, il n’a pas pu créer un climat d’attente avec la cedeao et il n’a pas de plan de sauvegarde de l’économie du pays. Son maintien à la primature dans un contexte de tension avec le cnt n’est qu’un élément déstabilisateur pour le régime transitoire. Soit Choguel entre dans les clous et accepte la loi électorale votée par le cnt soit il se fera éjecter par Assimi comme un projectile à la façon Kaou Djim. Alors apaisé avec le cnt ou Choguel Kaou Djim? Wa Salam! BBC’ Bcc’d Bcc BBC Bbhfd Sellt Grès Ffgh

D
Diawara. il y a 3 ans

IL N'Y A PAS DE CLASSE POLITIQUE AU MALI IL Y DES PROFITEURS DU SYSTÈME ET C'EST ÇA QU'IL FAUDRA CHANGER DORÉNAVANT. DES HOMMES POLITIQUES VÉREUX INDIGNES QUI ONT DÉTOURNÉ DES MILLIARDS ET DES MILLIARDS ET QUI N'ONT PAS VOULU PARTICIPER À AUCUN APPEL OÙ ASSISES DEMANDER PAR NOS AUTORITÉS ET CES INDIGNES APRÈS DÉCISION DE CHAQUE LOI OU PROJET VIENNENT DIRE QU'ILS NE SONT PAS D'ACCORDS ALORS QU'ILS AILLENT SE FAIRE CUIRE UN OEUF CAR LE MALI KOURA AVANCERA SANS EUX ET PERSONNE N'A BESOIN D'EUX D'AILLEURS IL EST TEMPS POUR QUE TOUS CES POLITICIENS INDIGNES D'ALLER POURRIR À LA RETRAITE PARCEQUE ILS ONT MIS CE PAYS DANS LA DÉSOLATION DÉGRADATION ET RABAISSER CE PAYS EN LE LIVRANT AUX VAUTOURS DE L'OCCIDENT. NOUS DISONS BRAVO À NOTRE PRÉSIDENT PATRIOTE HASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA QUI NOUS ONT MONTRÉ UNE AUTRE FAÇON DE GOUVERNER DANS LA TRANSPARENCE ET LA DROITURE MERCI À EUX ET BRAVO.