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6ème session de haut niveau du Comite de suivi de l’accord : « Des dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord ».

Par Lerepublicainmali 1,166 vues
6ème session de haut niveau du Comite de suivi de l’accord : « Des dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord ».

La 6ème session de haut niveau du Comité de suivi de l’accord (CSA) s’est tenue, le 02 septembre 2022 à Bamako en présence des membres du gouvernement, des représentants des Mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, des membres de la Médiation internationale. Cette rencontre de haut niveau a été une aubaine pour les participants «d’ouvrir un débat sincère, transparent pour dégager une vision commune en vue de surmonter les entraves qui retardent la mise en œuvre de certaines dispositions fondamentales de l’accord ». Il en a été question aussi du processus de DDR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion) des groupes armés. En outre, il ressort de cette session que des « dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord ».

La cérémonie d’ouverture de ladite session était présidée par le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion Nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation Nationale, le Colonel-Major Ismaël WAGUE, en présence de Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire et d’autres personnalités. Le Ministre WAGUE a saisi cette occasion  pour faire le point de la mise en œuvre de l’Accord sur les Questions Politiques et Institutionnelles, de Défenses et Sécurité, de Développement Sociaux Economiques et Culturelles, de Justice, Réconciliation et Questions humanitaires. Au titre des questions politiques et institutionnelles, il ressort que des « dispositions sont en cours pour la prise en charge des réformes politiques et institutionnelles liées à l’Accord à travers le Comité indépendant de Suivi-Evaluation de la Mise en œuvre des recommandations des Assises Nationales de la Refondation crée par Décret n°2022-0242/PT-RM du 20 avril 2022 et la Commission technique, neutre et hétéroclite chargée d’élaborer un avant-projet de Loi portant Constitution de la République du Mali dans le cadre de la refondation de l’Etat par Décret n°2022-0342/PT-RM  du 10 juin 2022 ». En outre, il ressort de cette session que le projet de Loi portant création de la Police territoriale a été renvoyé par le CNT (Conseil national de transition) à la Session d’octobre pour poursuivre les consultations afin d’élargir le champ du consensus des acteurs autour dudit projet de Loi. Au chapitre des questions de défense et de sécurité, le Gouvernement et les Mouvements signataires ont convenu du quota dans le cadre du DDR global. «L’intégration de 26.000 ex-combattants en deux tranches de 13.000 chacune dont la première est repartie selon les quotas proposés par la Partie Gouvernementale avec 7.256 pour les seules FAMa, 4.000 pour les autres corps constitués de l’Etat et la seconde sur une période de deux ans, courant 2023-2024 », révèle une note du ministère de la réconciliation sur la session. Cette note évoque la création et l’opérationnalisation, dans les meilleurs délais, d’une Commission ad-hoc par le Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, chargée de conduire les discussions et de formuler des propositions pour la gestion, au cas par cas, des hauts cadres civils et militaires des Mouvements et les modalités de leur prise en charge dans la chaine de commandement militaire. Les TDR (Termes de références) de cette Commission ont déjà été élaborés par la Partie Gouvernementale et devront être partagés courant semaine prochaine avec les Mouvements signataires et de l’Inclusivité. La Note précise que la bonne exécution de ces opérations d’intégration passe nécessairement par la prise en charge financière optimale des activités prévues dont l’Etat prendra toute sa part ; la mise à niveau des acteurs chargés des opérations d’intégration ; l’harmonisation de la procédure de la visite médicale ; et l’évaluation conjointe des sites avant le lancement des opérations d’intégration. Pour sa part, Ramtane LAMAMRA, Ministre des Affaires Etrangères et de la Communauté Nationale à l’Etranger de la République Algérienne Démocratique et Populaire a fait savoir que cette rencontre se tient à un moment où le Mali a engagé d’importantes réformes politiques et institutionnelles pour la prise en charge des attentes légitimes de la population. Il a souhaité la réconciliation, la paix et l’unité nationale au Mali. « La présente réunion devra nous permettre d’ouvrir un débat sincère, ouvert, transparent avec les acteurs maliens pour dégager une vision commune en vue de surmonter les entraves qui retardent la mise en œuvre de certaines dispositions fondamentales de l’accord », a déclaré le chef de la diplomatie Algérienne au cours de cette session.

Aguibou Sogodogo

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 3 ans

Y-aura-t-il perte de souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali avec l’application de l’accord de paix ET du pacte pour la paix ? 1. Garantir ensemble la souveraineté du Mali, de ses régions et de ses communes D’après le constitutionaliste Allemand, Georg Jellinek, la souveraineté est la compétence des compétences. Le souverain peut être l’État ou un citoyen ou une région ou une commune ou un peuple ou une nation, …. Le souverain est celui qui décide, qui a le pouvoir de commander et comment il lui a été conféré. Le souverain peut déléguer ou transférer des compétences sans porter atteinte à sa souveraineté (ses fonctions régaliennes) tant qu’il possède la possibilité de reprendre ces compétences. On peut, donc, faire du partage ou de transfert de souveraineté, exemples, transferts de la souveraineté de l’Etat aux citoyens, aux régions, aux communes, au peuple et à la nation. D’où plusieurs formes de souveraineté – la souveraineté de l’État : administration organisée à l’intérieur de l’Etat, exercée à travers l’autorité (gouvernement légitime) et le contrôle (police et loi). – celle qui est conférée à un citoyen, souveraineté appartenant à un citoyen, exercée à travers le suffrage universel direct, – celle qui est conférée au peuple : souveraineté populaire (souveraineté appartenant au peuple), exercée à travers des mandataires du peuple agissant pour les intérêts de leurs électeurs, – celle conférée à la nation : souveraineté nationale (souveraineté appartenant à la nation), exercée à travers des représentants de la nation (régime représentatif), agissant pour l’intérêt général, et à travers le référendum. Ce n’est pas ce partage ou transfert de souveraineté qui fera perdre au Mali sa souveraineté. Théoriquement, en droit international, tous les états sont égaux et indépendants (souverains). Mais est-ce toujours possible ? En pratique, des Etats peuvent être influencés et même contrôlés par d’autres états ou des organisations internationales. Il peut y avoir des impacts sur leurs souverainetés à travers, par exemples – la coopération et les relations internationales, – la glocalisation ou la mondialisation ou les liens géostratégiques et géopolitiques, L’accord de paix, à travers la régionalisation, le transfert des compétences et du pouvoir vers les citoyens, les communes, les régions, le peuple et la nation tout en garantissant les fonctions régaliennes de l’Etat, permettra au Mali de garder sa souveraineté à travers les différentes formes de souverainetés, qui, avec une utilisation, une coopération,   une mise en œuvre de l’accord de paix intelligentes, un renforcement de capacités, une veille, un engagement de tous à travers le pacte pour la paix et une implication de tous pour la mise en œuvre de cet accord et pour son suivi, éviteront que le Mali soit influencé voire contrôlé par des organisations ou des puissances extérieures. Chacun (e) doit être gardien de la souveraineté du Mali, à travers la sienne, celle de sa commune, de sa région, de la nation et l’impact de la glocalisation, de la mondialisation, des coopérations, des relations internationales et des intérêts géostratégiques et géopolitiques sur cette dernière. Pour la sauvegarder, l’intelligence collective et l’engagement renouvelé de tous à travers le pacte pour la paix, l’implication et la participation de tous/toutes est indispensable. 2. Agir tous pour l’intégrité territoriale du Mali en s’engageant tous, honnêtement, à travers le pacte pour la paix pour l’application diligente, intégrale, inclusive et stricte de l’accord de paix Conformément à la constitution et à l’accord de paix le respect de l’intégrité territoriale, de la souveraineté nationale et de l’unité nationale du Mali est indispensable. On a vu précédemment, qu’en s’engageant, honnêtement, à travers le pacte pour la paix pour l’application, stricte et sans complaisance, de l’accord de paix, que tous les Maliens sont garants de la souveraineté du Mali, de ses régions et de ses communes. C’est aussi le cas de l’intégrité territoriale. Le pacte n’est qu’une stratégie multi-acteurs pour garantir l’engagement des parties prenantes et des acteurs pour la mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix. Dr Anasser Ag Rhissa s’est félicité du fait que la stratégie multi-acteurs, qu’il avait proposée le 21 SEPTEMBRE 2015 en liaison avec des internautes et des acteurs, soit retenue par l’ONU en 2016 et validée en 2018 sous forme du pacte pour la paix au Mali. Pour la viabilité de ce pacte pour la paix, il serait souhaitable que des enquêtes sérieuses soient menées avant la validation et l’application des sanctions qui pourront être infligées à un acteur donné (ou à une entité donnée) s’il (ou si elle) empêche le bon déroulement de l’accord de paix. Sachant qu’en cas de divergence dans la mise en œuvre de l’Accord, les décisions de la Médiation auront un caractère exécutoire, certains pensent, à tort, que la souveraineté du Mali disparaitra ou sera durement affectée. Ce qui ne sera pas le cas car il y a nécessité d’un leadership global, indépendant des parties signataires, sur le suivi de l’accord de paix, ce qui explique, dans ce cas, le caractère exécutoire des décisions de la médiation. Ces décisions seraient bien accueillies par les parties signataires en cas (1) d’indépendance de ce leadership et (2) d’une bonne gouvernance, sans complaisance, du suivi cet accord de paix et des engagements pris par les acteurs pour la mise en œuvre de l’accord. 3. Garantir la souveraineté sur le patrimoine informationnel, les applications, les services et les données personnelles du Mali, de ses régions, de ses communes, de ses communautés et de ses citoyens. Au Mali, avec l’avènement de la société de l’information, la généralisation de la régionalisation et avec la mondialisation, ce n’est pas évident de garantir cette souveraineté si des mesures idoines ne sont pas prises même si chacun (e) est gardien de la souveraineté du Mali à travers sa souveraineté, celle de sa commune, celle de sa région et celle de la nation sur leurs données personnelles, leurs services et leurs patrimoines informationnels respectifs. Dans la société de l’information, appelée souvent société de la connaissance, les technologies de l’information et de la communication (TIC) jouent un rôle moteur. Ces dernières (TIC) constituent, de plus en plus, le pivot des activités des organisations, privées et publiques, à tous les niveaux (local, régional, national et international). A travers le transfert de ces données, de ces patrimoines informationnels et de ces services sur les réseaux TIC (Technologies d’Information et de Communication), informatiques, télécoms, la mutualisation et le partage, entre plusieurs acteurs (citoyens, communautés, communes, régions, nations, …), de ces réseaux et des contenus, souvent volumineux, et des services qu’ils supportent, peut-on garantir ces souverainetés et celles du Mali, de ses régions, de ses communes et de ses citoyens et de ses communautés sur leurs données, leurs services, leurs applications et leurs patrimoines informationnels ? Dans le cadre de la régionalisation, cette question est légitime à l’heure de l’accès universel aux données personnels, informations, services et applications répartis. Le gouvernement Malien à créer à travers AGEFAU (Agence pour la gestion du fonds d’accès universel) des centres pour un tel accès universel. Même s’ils sont limités dans un premier temps, cette initiative est à généraliser. On peut garantir les souverainetés sur ces données personnelles, ces patrimoines informationnels, ces applications et ces services, en les encadrant par des lois (encore mieux par la constitution), si leurs identifications sont rigoureuses et si on renforce la confiance dans les réseaux, architectures TIC et les services associés en sécurisant les transferts, à travers ces réseaux, de plus en plus, numériques et multimédia (intégrant voix, données et images), en évitant leurs pertes ou leurs détériorations ou leurs utilisations illégales par des tiers. 4. DÉTAILS DE LA CONTRIBUTION À L’ADRESSE SUIVANTE A SA PREMIÈRE  APPARITION EN 2021. https://koulouba.com/societe/repliques-de-dr-anasser-ag-rhissa-aux-critiques-de-laccord-de-paix-par-ceux-qui-souhaitent-a-tort-son-rejet-suite-a-la-decision-de-sem-le-president-de-la-transition-au-mali-de-le-mettre-en BIEN CORDIALEMENT Dr Anasser  Ag  Rhissa Expert TIC,  Gouvernance  et  Sécurité TEL 0 0 2 2 3 95955792