lundi 20 avril 2026
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46e session ordinaire du comité de suivi de L’ACCORD (CSA) : 16 projets convenus dans le cadre du Fonds de développement durable bientôt lancés

Par Aujourd'hui-Mali 1,276 vues
46e session ordinaire du comité de suivi de L’ACCORD (CSA) : 16 projets convenus dans le cadre du Fonds de développement durable bientôt lancés

En application des dispositions pertinentes de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger et de son règlement intérieur, le Comité de suivi de l’accord (CSA) a tenu sa 46e session ordinaire, à Bamako, sous la présidence de l’ambassadeur Boudjemâa Delmi, président du CSA.

La délégation gouvernementale composée des présidents de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réinsertion (CNDDR) et de celle en charge de l’Intégration était conduite par le secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, chargé de la mise en œuvre de l’Accord, Sidy Camara.

Notons que les responsables des Mouvements signataires, les membres de la Médiation internationale, ainsi que le Haut représentant du président de la République pour la mise en œuvre de l’Accord ont également pris part aux travaux.

Au cours des travaux, le CSA a suivi la présentation du secrétaire général, complétée par celles de Mouvements signataires, sur les développements intervenus dans la mise en œuvre de l’Accord depuis la 6e session de haut niveau tenue à Bamako le 2 septembre 2022. Les présidents des sous-comités du CSA chargés des questions politiques et institutionnelles, défense et sécurité et développement économique et socio-culturelles ont aussi fait des communications sur les questions relevant de leur compétence, suivies d’interventions de membres de la Médiation internationale.

Poursuite du dialogue

Ainsi, le CSA a relevé que sa session est intervenue dans un contexte marqué par la dynamique nouvelle insufflée au processus de paix. A cet égard, les membres de la Médiation internationale ont salué l’engagement affirmé des parties maliennes à parachever la mise en œuvre de l’Accord et les ont encouragées à poursuivre le dialogue, de façon régulière et constructive, au sein du cadre inter-malien de concertation, dans l’intersession du CSA. Ils se sont félicités de la reprise des sessions ordinaires des mécanismes de suivi de la mise en œuvre de l’Accord, notamment le CSA et ses sous-comités thématiques, ainsi que la Commission technique de sécurité (CTS).

Aussi, le CSA a pris note des efforts faits pour assurer le suivi des conclusions de la réunion de niveau décisionnel tenue du 1er au 5 août et la 6e session de haut niveau du CSA. Il s’est, en particulier, félicité de la validation des termes de référence de la Commission ad hoc chargée de la gestion au cas par cas des cadres de haut niveau des Mouvements signataires, y compris en lien avec la chaîne de commandement et des résultats de la mission effectuée, du 3 au 7 octobre 2022, par une délégation conjointe de la CNDDR, de la Commission d’intégration et de la Minusma à Tombouctou, Gao, Kidal et Ménaka, en vue d’évaluer la situation sur le terrain, et ce dans la perspective du lancement du DDR global.

Améliorer l’environnement sécuritaire

Afin de préserver et de renforcer cette dynamique, particulièrement au regard de la grave situation sécuritaire qui règne dans certaines parties des régions nord du Mali, le CSA s’est accordé sur la nécessité de la mise en place opérationnelle de la Commission ad hoc susmentionnée dans les délais les plus brefs qui soient et en tout état de cause, avant la prochaine session du CSA, en novembre, étant entendu qu’un rapport d’étape sur ses travaux sera soumis à cette occasion. Et le CSA s’est félicité des dispositions en train d’être prises à cet effet par le gouvernement et de l’engagement de la Minusma à apporter le soutien nécessaire pour le fonctionnement de la Commission ; du suivi diligent des conclusions de la mission d’évaluation des conditions du lancement du DDR global, ayant en vue que le parachèvement de ce processus permettra au Mali de faire face plus efficacement à la menace terroriste et d’assurer la sécurité à laquelle aspirent les populations ; de la finalisation, dans les meilleurs délais, de toutes les mesures préparatoires requises, y compris les listes des femmes ex-combattantes bénéficiaires, en vue de la mise en œuvre des Projets de réinsertion socio-économique des ex-combattants (Prec), financés par la Banque mondiale et qui se clôture le 31 décembre 2022.

Le CSA a, encore une fois, souligné l’importance cruciale que revêt la matérialisation des dividendes de la paix, pour tout à la fois atténuer les souffrances des populations les plus affectées et assurer leur pleine adhésion au processus de paix. A cet égard, il a pris note de l’annonce, par le gouvernement, du lancement, dans les prochains jours, des 16 projets convenus dans le cadre du Fonds de développement durable (FDD). Il a aussi rappelé la responsabilité qui incombe à tous les acteurs concernés de contribuer à l’amélioration de l’environnement sécuritaire, en vue de faciliter le retour des services sociaux de base dans les régions.

Diligenter les réformes législatives

Le CSA a encouragé le gouvernement à poursuivre les consultations avec l’ensemble des acteurs concernés en vue de diligenter les réformes législatives en cours liées à la mise en œuvre de l’Accord de paix et à lever toute incompréhension.

A cet égard, une attention particulière doit être donnée aux projets loi sur la police territoriale et la revalorisation du rôle des cadis. Le CSA a été informé du processus en cours de rédaction d’une nouvelle Constitution, dont il est attendu qu’elle facilite la réalisation de certaines des réformes institutionnelles qu’appelle la mise en œuvre de l’Accord.

Le CSA a rappelé l’importance du rôle des structures de suivi de l’Accord, qui offrent aux parties un cadre structuré de dialogue et de promotion de la confiance en même temps qu’elles permettent une interaction régulière entre ces dernières et leurs partenaires et la mobilisation du soutien international requis.

Dans cet esprit, le CSA a, entre autres, demandé au sous-comité justice, réconciliation et questions humanitaires, qui n’a pas encore repris ses travaux, de se réunir sans délai ; demandé à l’ensemble de ses sous-comités de se réunir de façon régulière pour aider tant à la préparation de ses propres sessions qu’au suivi de leurs conclusions et exhorté tous leurs membres à y participer activement et au niveau approprié ; convenu d’un calendrier prévisionnel de ses sessions ordinaires jusqu’à avril 2023.

Pour finir, le CSA s’est réjoui de l’initiative Mali Jakura lancée par le ministère malien de la Culture et la Maison africaine de la photographie, avec l’appui de l’Unesco, de la Coopération suédoise et de la Minusma, qui a permis la production de 52 œuvres d’art dédiées à la promotion de la paix et de la concorde. Ainsi, il a invité le sous-comité développement économique et socio-culturel à inclure la culture parmi ses priorités, ayant en vue que celle-ci constitue un levier puissant pour le renforcement des efforts de paix et de réconciliation. Enfin, le CSA a remercié la Minusma pour son appui constant à la bonne tenue des réunions des mécanismes de suivi de la mise en œuvre de l’Accord.

                            Boubacar Païtao

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Commentaires (2)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 3 ans

LETTRE OUVERTE À LA COMMISSION DE RÉDACTION DE LA CONSTITUTION, À ASSIMi ET aux MALIENS CONSTITUTiON DU MALI ET ACCORD DE PAIX Nous devons profiter de la nouvelle  constitution du Mali afin : - d’impulser le développement harmonieux d’une société de l’information, inclusive, ouverte, sécurisée et transparente, garantissant la souveraineté du Mali, de ses régions, de ses communes, de ses communautés et de ses citoyens, sur leurs patrimoines informationnels, leurs services, leurs applications et leurs données personnelles. Malgré  une lettre ouverte que je vous avais envoyée  depuis longtemps les aspect précédents ont été oubliés  dans la constitution. Bonjour, Il n’y a pas un point de l'accord de paix qui fait ou bien fera la partition du Mali. Le CSA fonctionne  en vase clos en n’informant pas des résultats, de ce qu il veut faire ET de ce qu’il fait, pour recevoir éventuellement des remarques des Maliens. Vous dites ” validation des termes de référence de la Commission ad hoc chargée de la gestion au cas par cas des cadres de haut niveau des Mouvements signataires, y compris en lien avec la chaîne de commandement”. Le CSA n’avait presque pas communiqué sur ces aspects. Pourquoi, cette commission ad hoc ne concerne que les  cadres de haut niveau des mouvements signataires ? Et les autres cadres du nord, du centre et de tout le Mali ? C’est en partie à  cause de ce genre de choses que certains Maliens disent que l’accord de paix génère deux types de Maliens (ceux des groupes signataires qu’il favorise et les laissez pour compte). A part le haut conseil de la nation (sénat), la souveraineté nationale, l’unité nationale, l’intégrité territoriale, la déconcentration, la décentralisation, les circonscriptions administratives, les collectivités  territoriales, la libre administration des collectivités territoriales (annoncée timidement) , la nouvelle constitution évite de parler de l’accord de paix, en particulier de l’architecture institutionnelle, de la régionalisation, du DDR (Démobilisation,  Désarmement et Réinsertiondei),  la force de défense et sécurité  reconstituée, des autorités intérimaires, du MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination), ... Certains parlent de gouverneurs élus au suffrage universel, une contre vérité est dite et l'argument est mal choisi. En réalité, dans la future architecture institutionnelle (article 6) qui sera issue de la mise en oeuvre de l'accord de paix, ce sont des présidents de régions et les membres des parlements régionaux qui seront élus au suffrage universel et non les gouverneurs. Les gouverneurs sont les représentants de l'état central au niveau régional. Une compréhension partagée de l'accord de paix s'impose pour éviter de telles contre vérités et une mauvaise interprétation de l'accord de paix. Des liens entre la constitution  et  l’accord de paix doivent être établis pour aider à  la mise en œuvre et à  la promotion de ce dernier. Ce n'est pas parce que les régions éliront leurs présidents au suffrage universel qu'elles seront indépendantes et déconnectées du Mali. Il y aura la libre administration de toutes les collectivités territoriales dans le cadre de la régionalisation mais pas leurs indépendances. Ceci n'est pas la partition du Mali, c'est une contre vérité qui est dite par certains, en particulier les auteurs de l'article intitulé <<Meeting citoyen contre la participation du Mali>>. Bien sûr, les auteurs de cet article publié  par Guindo (le Pays)/Malijet veulent insinuer partition du Mali dans leur titre. L'armée reconstituée intégre, à partir des critères, des ex membres des mouvements armés Maliens et des ex membres de mouvements d'auto-défense Maliens. On met en avant la régionalisation à travers l'accord de paix et on veut refuser qu'elle s'applique à l'armée en oubliant que la constitution des bataillons armés reconstitués inclus dans cette armée est faite au niveau global. Ces bataillons armés reconstitués intègrent, à partir des critères, des membres des FAMAs (Forces Armées MAliennes), des membres des groupes armés d'auto-défense pro-gouvernementaux et des membres de la CMA. Il n'y a qu'une seule armée Malienne dont le commandement est global. Respectons le contenu de l'accord de paix, ne le déformons pas. Seule la vérité permettra d'unir les Maliens autour de l'accord de paix et de la constitution. Régionalisation et libre administration des collectivités territoriales, voir le lien ci-dessous. https://m.facebook.com/story/graphql_permalink/?graphql_id=UzpfSTEwMDAwMTI5NDc3NzgyMzozNjkxNjM3MjY3NTU2MDYz Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Emal : [email protected] r TEL 0 0 2 2 3 95955792

M
mimi00 il y a 3 ans

82443496 rencontre à Bamako avec jolie sénégalaise Je fait toute sorte de saloperie