lundi 20 avril 2026
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Elaboration d’une nouvelle constitution : FARE-AN KA WULI invite gouvernement à revenir sur sa décision

Par Le Pays 1,382 vues
Elaboration d’une nouvelle constitution : FARE-AN KA WULI invite gouvernement à revenir sur sa décision

L’initiative du gouvernement d’élaborer une nouvelle constitution ne cesse de faire des réactions au sein de la classe politique. Après l’Alliance Jigiya Kura et la CMAS de Mahmoud DICKO, le parti Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE- AN KA WULI) de l’ancien premier ministre Modibo Sidibé vient à son tour demander l’abandon de l’élaboration d’une nouvelle constitution. C’était dans un communiqué publié mardi 10 janvier 2022.

A quelques heures du cadre d’échanges convoqué par le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation, (le jeudi 12 janvier 2022), notamment sur l’organisation d’un referendum statuant sur le projet de nouvelle Constitution, les partis politiques continuent de clarifier leur position. Tout en déclinant l’invitation de prendre part à cette rencontre, beaucoup de ceux qui se sont exprimés ont invité  les plus hautes autorités de la transition à abandonner son projet d’élaboration d’une nouvelle constitution.

Pendant que le gouvernement pense qu’une nouvelle constitution est indispensable dans le processus de refondation de l’Etat en cours au Mali, la grande majorité de la classe politique estime qu’il y’a d’autres priorité à gérer. Contrairement à beaucoup qui ont décliné l’invitation du Président du Comité d’Experts mis en place par le Président de la Transition pour la rédaction d’une nouvelle constitution, le 20 juillet 2022 au CICB, le parti FARE- AN KA WULI a était bien présent pour prendre l’atmosphère des motivations qui ont incité cette volonté de rédaction d’une nouvelle constitution.

« A travers ce geste républicain et de courtoisie, le parti espérait avoir, à cette occasion, des réponses à des questions précises en lien avec la démarche de rédaction d’une nouvelle constitution, telle que voulu par le Président de la transition », mais-a-t regretté après que ces question demeurent toujours sans réponses. « Jusqu’à ce jour, le parti FARE AN KAWULI n’a pas reçu de réponses concrètes à ces préoccupations légitimes, qui sont également celles d’une frange non négligeable de nos compatriotes ». En effet, s’agissait, entre autres, de « Pourquoi une nouvelle constitution ici et maintenant ? Quelles sont les motivations réelles à rédiger une nouvelle constitution? Quelle vision politique sous-tend cette démarche et pour quels objectifs ? Les Autorités de la Transition sont-elles fondées à réviser la Constitution dans le même schéma des trois tentatives passées, à fortiori rédiger une nouvelle Constitution d’autant plus que celle de 1992 ne prévoit aucune disposition relative à sa dissolution par une nouvelle.

Par conséquent, la formation politique dirigé par l’ancien premier ministre, Modibo Sidibé estime que toute révision de la Constitution actuelle devrait être limitée et rigoureusement encadrée selon les dispositions déjà prévues. De ce fait, il a demandé au Président de la transition « d’abandonner le projet de nouvelle Constitution en cours et l’invite à reprendre l’initiative en créant les conditions d’inclusivité autour des forces politiques et sociales pour une refondation réelle du Mali en crise ». Cette demande vient donc s’ajouter à celle déjà émise par l’Alliance Jigiya Kura et la CMAS de Mahmoud DICKO.

Issa Djiguiba

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Commentaires (6)

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M
mtc il y a 3 ans

Reconnaitre son échec sur le projet constitutionnel rendra plus de service à la transition que de persister et signer. Aussi si incapacité et manque de volonté cohabitent, la situation devient simplement inquiétante..

A
Anonyme il y a 3 ans

Quand on a fui,c'est dérisoire de donner des leçons à ceux qui sont restés pour tenir les murs du pays !!!

A
Anonyme il y a 3 ans

Oui ,toi qui as voté par tes pieds !

A
Anonyme il y a 3 ans

Tout le monde aura compris qu'il s'agit des élucubrations de fanga !!!

A
Anonyme il y a 3 ans

Les élucubrations de français ne s'améliorent point. Il n'est même pas besoin de commentaire,tant persiste en lui ses fixettes. Ce ne sont ni les politiques,ni les autres acteurs de la vie publique,qui ont fait le Mali des trente dernières années. C'est l'œuvre de tous les maliens,y compris toi qui a voté par tes pieds !!!

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

Elle est révolue, la période où des gens qui ont décidé de faire de la chose politique leur métier avaient le monopole des idées et de l'action politiques ! Le statut de politicien professionnel ne suffit plus. Que les partis politiques 90" et les quelques autres partis fassent un peu l'effort intellectuel pour convaincre les Maliens par la démonstration et non par l'agitation que le projet de nouvelle Constitution des autorités de transition n'est ni bon ni opportun par rapport à la Constitution de 1992 élaborée par ceux qui se disent "Les Démocrates". Quant à l'argument mortuaire selon lequel la "Constitution démocratique" de 92" est l'œuvre du "Peuple malien (qui) s'est librement doté au prix des larmes, de la sueur et du sang" de ce document politique, il est de nos jours très léger, voire inadmissible. Il me fait penser à l'argument de la France des "59 militaires français morts pour sauver le Mali", alors qu'en face des dizaines de milliers de Maliens sont morts directement pour sauver la France durant les deux guerres mondiales et plus récemment en conséquence de l'invasion de la Libye par les Occidentaux ayant propagé le terrorisme sur l'ensemble des régions du Sahel. Que les Politiciens de 90" avec leur Constitution fassent aussi une introspection. Car ils sont les premiers responsables de l'état de déliquescence du Mali avec les rebellions et le terrorisme religieux, ainsi que de l'intervention de l'armée nationale dans la vie politique pour tenter de redresser le pays. Le Mali est retombé dans la domination coloniale de la France et dans le règne du terrorisme et de la grande corruption publique à cause de ces politiciens de 90" et des pratiques que leur ont permises la Constitution de 92". Politiciens qui ont bradé et détruit l'outil national de défense et permis l'intervention directe des religieux dans la vie politique du Mali. Assimi Goïta et les jeunes colonels au pouvoir pour redresser le Mali et leurs f.è.r.e.s de l'armée nationale ne pleurent pas des dizaines de camarades maliens morts pour la patrie, mais des milliers. Ils ont par ailleurs tous risqué leur vie au front pour servir et sauver le Mali, contrairement à la plupart des Politiciens de 90" et à des guides religieux qui sortent maintenant du bois pour s'opposer au projet de nouvelle Constitution. J'espère que les autorités publiques de transition se concentreront sur la qualité du projet de nouvelle Constitution pour le parfaire, que le caractère laïc de l'État que nous a légué le Père du Mali moderne Modibo Keïta sera préservé et que la logistique et les conditions sécuritaires permettront d'organiser un referendum sur le territoire national pour que les Maliens et non seulement les Politiciens de 90" et des religieux-politiciens assoiffés de pouvoir se prononcent souverainement sur le projet de nouvelle Constitution.