samedi 18 avril 2026
Contact
Malijet

Sergueï Lavrov au Mali : Une visite bien plus que symbolique !

Par L'Alternance 1,211 vues
Sergueï Lavrov au Mali : Une visite bien plus que symbolique !

Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, a conclu, mardi 7 février dernier, une « visite d’amitié et de travail » dans notre pays. Effectué dans le cadre d’une tournée sur le continent africain qui l’a mené d’abord en Afrique du Sud, à l’Eswatini (ex-Swaziland), en Angola et en Erythrée, ce premier voyage d’un chef de la diplomatie russe au Mali, en dépit de la longue tradition de coopération entre les deux pays (notamment sous la présidence de Modibo Keïta, de 1960 à 1968), avait une valeur symbolique particulière.

Affichant une parfaite complicité avec son homologue Abdoulaye Diop, qui n’a pas manqué de remercier son invité pour son soutien dans la lutte « contre les terroristes et leurs sponsors étrangers », M. Lavrov a placé, dès sa descente d’avion, les fondements de l’amitié entre les deux pays sous le signe de « la défense de la justice sur la scène internationale, agressivement foulée aux pieds ».

En effet, chaque partie ne semble avoir que des raisons de se satisfaire. Bamako est en effet depuis un peu plus d’un an le point le plus incandescent de la présence russe en Afrique.

Pour la Russie, cette visite permet d’amplifier son opération de séduction régionale au moment où la junte au pouvoir au Burkina Faso voisin montre des signes d’attraction pour le virage prorusse opéré par Bamako, et où les promesses du Kremlin trouvent un écho grandissant en Afrique, en premier lieu au Sahel. Un succès d’image non négligeable alors que les Etats-Unis, comme la Chine, déploient des efforts pour courtiser le continent dans un contexte de recomposition des relations internationales.

Pour certains analystes du jeu international, la venue de M. Lavrov est un fait inédit, une évidente marque de considération, qui témoigne auprès de leur opinion de la solidité de leur relation avec Moscou, devenu leur premier partenaire depuis mai 2021, et la rupture avec la France qu’il a entraînée.

Pour bon nombre d’entre eux, le vin est tiré il faut le boire désormais.

Lors d’une conférence de presse commune, le chef de la diplomatie malienne a de son côté mis l’accent sur « l’avantage comparatif » de « cette coopération qui se fait sur la base des demandes » de son pays et sans volonté de monter « une partie des Maliens contre les autres ». Chacun aura ici reconnu les cibles : les Occidentaux au sens large, la France en particulier

Souveraineté, sécurité, gouvernance, économie sont entre autres secteurs que Bamako et Moscou se sont fixés, des domaines dans lesquels ils évolueront main dans la vie. Ce qui fait dire au chef de la diplomatie malienne, SEM. Abdoulaye Diop qu’il s’agira d’un partenariat gagnant-gagnant.

Justement, c’est tout ce à quoi, le peuple malien aspire. Rien de plus !                                                                                                                                                            

SBM

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

C
COULIBALY Yacouba W il y a 3 ans

Ce qui reste certain, nous sommes avec les pays d’occident depuis toujours, mais force est de reconnaitre que les résultats sont maigres et très maigres comme retombé sur les peuples africain, il est temps que nous nous orientons vers d’autres cieux pour tenter notre chance dans cette direction aussi. Ce qui est vrai, c’est que nous avons toutes les ressources de ce monde actuel, mais nous sommes les plus malheureux dans ce monde ici bas, pour ne citer que celles-ci telles que le café, le coton, le thé et les ressources minières, mais nous sommes toujours à la traine. Le Mali doit faire tout pour changer de fusil d’épaule pour le bonheur des maliens qui souffrent depuis toujours sous le joug des pays occidentaux d’Europe après le régime socialiste de Modibo KEITA de 1960 à 1968. Ces pays occidentaux d’Europe sont sans aucune pitié envers le Mali, ils prennent tout, même notre dignité avec l’appui de nos fils et filles formés chez eux pour transmettre à ces derniers nos ressources même aux moins offrants pourvu que leur seule part soit maximisée. Pourtant sans nous pays africains ces pays occidentaux souffrirons énormément et même avec cette reconnaissance de nos qualités, ils nous considèrent comme des moins que rien, il est temps que nous nous réveillons rapidement pour donner à l’Afrique la valeur qui est la sienne dans cette mondialisation. Au moins avec la Russie, nous aurons des armes pour défendre notre pays même si le développement économique ne serait pas au rendez-vous. Avec les pays occidentaux nous n’aurons ni les armes pour nous défendre, ni les outils nécessaires pour assurer notre développement, nous serons que des véritables démunis de l’histoire du monde, quelle aberration?