samedi 18 avril 2026
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CEDEAO : Des sanctions et restrictions nouvelles contre le Mali

Par Le Témoin 1,374 vues
CEDEAO : Des sanctions et restrictions nouvelles contre le Mali

Depuis l’Éthiopie, l’instance régionale a renforcé les restrictions contre Bamako en vue de réduire les marges de manœuvre des autorités de Transition.

Dans un contexte de divergences sur une récente rencontre à Ouagadougou où les ministres des affaires étrangères du trio Burkina -Mali-Guinée ont constitue un front commun pour la levée de leurs sanctions respectives, la réponse de la CEDEAO n’a pas tardé à intervenir. En marge du sommet de l’UA, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a tranché sur leur requête conjointe par un niet catégorique. Les ministres et autres autorités du Mali demeurent interdits de voyages dans l’espace communautaire et pourraient l’être ailleurs avec l’appel de l’instance sous-régionale à la solidarité des autres organisations.

Les hauts cadres de l’administration et les figures de proue de l’administration voire de la transition ne sont pas en reste et des sources indiquent que mêmes certaines personnalités précédemment épargnées ne comptent plus parmi les privilégiés. Ont parle, en clair, du ministre des Affaires Étrangères Abdoulaye Diop qui n’était pas concerné par les restrictions en même temps que le président de la Transition.

Il est par ailleurs exigé de maintenir un dialogue inclusif avec toutes les forces vives dans un contexte de divergences autour de l’imminent projet de référendum. Aussi la CEDEAO réfute toute initiative unilatérale sans qu’elle soit impliquée, histoire de décrier la cadre parallèle des 3 transitions de la région qui ont décidé de faire front commun.

À l’endroit de Koulouba, le cadre commun régional met en avant une chose : l’unique interlocuteur de la CEDEAO reste le président de la commission. Il faut noter que les autres sanctions partielles sont maintenues malgré la levée des aspects économiques.

Reste à savoir si les nouvelles sanctions feront leur effet dissuasif sur Koulouba, au regard des nouveaux débouchés que la transition s’est créés et qu’elle entend continuer à exploiter au profit des activités économiques du pays.

IK

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Commentaires (6)

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A
Anonyme il y a 3 ans

fanga tu es plutôt convaincu que tant que tu meneras une vie de bâton de chaise,tu aurais un viatique assuré par la générosité des uns et des autres. Eh bien,tu finiras par tomber de haut !

F
Fanga 10020 il y a 3 ans

Je suis convaincu que l'intérêt du Mali est se retirer de la CEDEAO, organisation, il faut le rappeler, a été créée en 1975 par des chefs d'États africains majoritairement "putschistes". Il y a des problèmes liés à la CEDEAO. 1. Il y a doublon entre l'Union Africaine, la CEDEAO et l'UEMOA. Et donc, illisibilité et inefficacité des actions de chacune de ces organisations. Perte de temps et perte d'argent aussi pour le Mali. 2. Le corpus politique et idéologique de l'Union Africaine est à peu près connu, cette organisation africaine étant l'héritière de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) qui s'est distinguée dans le passé par le combat panafricain et anti-colonialiste de libération des peuples africains de toutes les formes de domination étrangère extra-africaine. L'Union Africaine souhaite désormais développer à l'échelle continental le volet économique de ses objectifs. Le corpus idéologique de l'UEMOA est aussi connu. L'UEMOA étant une organisation purement économique et financière depuis toujours inféodée à la France, notamment dans le cadre de la monnaie coloniale française d'Afrique (CFA) contrôlée et pilotée depuis Paris par la Banque de France. Quant à la CEDEAO, c'est politiquement et idéologiquement une "Organisation Volante Non Identifiée" (OVNI). On ne sait pas véritablement quels sont les objectifs et la valeur ajoutée de la CEDEAO par rapport à l'UEMOA et l'Union Africaine. A l'origine, les chefs d'États putschistes de l'époque en avaient fait une organisation d'intégration des peuples et d'intégration économique, relativement neutre politiquement (sur le plan interne africain, pas question de s'ingérer dans la vie intérieur d'un État membre pour imposer un type de régime politique) et géopolitiquement (sur le plan international, pas question de prendre partie pour le bloc capitaliste ou le bloc socialiste). La CEDEAO avait, avec cette ligne de conduite politique et géopolitique, une chance de survie et de maintien de son existence, voire d'absorber complètement à terme l'UEMOA. Le problème est que la CEDEAO s'est laissée infiltrer dès le début des 1990 par le bloc capitaliste occidental triomphant du bloc socialiste. Les chefs d'État africains "démocrates" de ces années ont détourné l'organisation africaine de la CEDEAO relativement neutre pour en faire un instrument de propagation en Afrique des valeurs libérales et occidentales. On le voit particulièrement avec l'adoption par la CEDEAO en 2001 à Dakar du Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance. C'est ce protocole imposé à des chefs de tas pantins par la France et ses amis occidentaux qui sert de base juridique à la CEDEAO pour imposer bêtement au Mali et à son peuple des sanctions illégales, illégitimes et inhumaines, alors que le Mali et son peuple sont menacés dans leur existence par des groupes terroristes rebelles et islamistes. Désormais, dans la CEDEAO, les valeurs "additionnelles" occidentales de 2001, valeurs le plus souvent formelles en Afrique, de démocratie et d'élections priment sur les valeurs originelles de la CEDEAO de 1975 visant l'intégration des peuples ouest-africains et l'intégration économique. La démocratie et les élections formelles à l'occidental priment sur le droit des peuples africains à la vie, à la sécurité, à l'alimentation et à la libre circulation dans les pays voisins pour entretenir des liens familiaux et économiques millénaires. La CEDEAO est devenue, peut-être sans s'en rendre compte, principalement un instrument de propagation des valeurs et des intérêts français et occidentaux en Afrique, oubliant les valeurs africaines et la défense des intérêts typiquement africains. Le Mali et les Maliens ont beaucoup appris des épreuves difficiles que leur ont fait subir la France et ses occidentaux à travers leur outil de manipulation en Afrique qu'est devenue la CEDEAO. Je suis convaincu que les autorités de transition actuelles du Mali ont eu le temps de réfléchir sérieusement à la question du maintien et de la sortie du Mali de l'organisation de la CEDEAO. La sortie du Mali de la CEDEAO, pour laquelle je milite, sera peut-être la prochaine grande décision géopolitique des autorités publiques de transition du Mali. Logiquement et politiquement, on ne peut pas déclarer officiellement au Mali une "Journée nationale de la souveraineté retrouvée" relativement aux sanctions inhumaines imposées à notre pays par la CEDEAO instrumentalisée par la France et ses amis occidentaux et rester dans cette même organisation. Le Mali doit se retirer de la CEDEAO. Le Mali doit cultiver ses valeurs politiques au niveau continental dans le cadre de l'Union Africaine et profiter de sa réputation politique africaine pour signer avec des États du continent des accords bilatéraux de libre circulation des personnes, des biens et des services. Le Mali doit ensuite se concentrer sur la création avec le Burkina-Faso et la Guinée Conakry d'une Fédération ou d'une Confédération africaine. C'est une vieille idée politique des Pères des indépendances africaines que notre génération doit, avec sérieux, pragmatisme, expertise technique et travail, mettre en œuvre, en tirant les leçons de ce qui n'a marché lors des tentatives précédentes en Afrique et en tenant compte de la volonté des peuples africains qui demandent actuellement une forme d'union d'États entre le Mali, le Burkina-Faso et la Guinée. Plus tard, inévitablement, la question de la sortie du Mali de l'UEMOA et de la monnaie coloniale française (CFA) devra elle aussi être résolue en retirant le Mali de ces instruments de domination étrangère colonialiste.

A
Anonyme il y a 3 ans

Diawara et vous ignorez peut-être que Mali, Burkina et Guinée sont allés demander pardon.

A
Anonyme il y a 3 ans

Walahi je valide Diawara.

D
Diawara il y a 3 ans

VOS SANCTIONS NE NOUS FONT NI CHAUD NI FROID ET ON EN A RIEN À CIRER. SACHEZ QUE LE MALI NE SERA PLUS JAMAIS CE QUE VOUS VOULEZ CAR NOUS AVONS UN DIGNE PRÉSIDENT PATRIOTE ASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA QUE NOUS SOUTENONS TOTALEMENT ET ENTIÈREMENT. CEDEAO INDIGNE À LA SOLDE DE LA FRANCE ET NON DES PEUPLES D'AFRIQUE DE L'OUEST S'EN EST TERMINÉ DE VOS COMPRTEMENTS RIDICULES ET INDIGNES QUI RABAISSENT LES AFRICAINS.

D
Diawara il y a 3 ans

VOS SANCTIONS NE NOUS FONT NI CHAUD NI FROID ET ON EN A RIEN À CIRER. SACHEZ QUE LE MALI NE SERA PLUS JAMAIS CE QUE VOUS VOULEZ CAR NOUS AVONS UN DIGNE PRÉSIDENT PATRIOTE ASSIMI GOITA CHEF DE L'ÉTAT CHEF SUPRÊME DES ARMÉES ET SON PREMIER MINISTRE CHOGUEL KOKALA MAIGA QUE NOUS SOUTENONS TOTALEMENT ET ENTIÈREMENT. CEDEAO INDIGNE À LA SOLDE DE LA FRANCE ET NON DES PEUPLES D'AFRIQUE DE L'OUEST S'EN EST TERMINÉ DE VOS COMPRTEMENTS RIDICULES ET INDIGNES QUI RABAISSENT LES AFRICAINS.