samedi 18 avril 2026
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Le parti Yelema et le référendum : L’avant-goût d’une contestation dans l’air

Par Le Témoin 1,151 vues
Le parti Yelema et le référendum : L’avant-goût d’une contestation dans l’air

A moins d’un nouveau report, le temps pour Kidal de signer son retour dans la République, les Maliens seront aux urnes le 18 juin prochain. Non pas pour élire un nouveau président ou leur représentant devant siéger à l’hémicycle, mais pour cautionner le basculement du Mali dans une nouvelle République qui ne dit pas son. Avec l’arbitre devenu joueur de champ et le soutien inconditionnel d’une large majorité des formations politiques, sans oublier la confiance aveugle des populations aux cinq colonels, le «Oui» semble bien parti pour l’emporter. Sauf que les conditions d’organisation du scrutin n’est point aussi enviable, à en croire le Parti Yelema de l’ancien PM Moussa Mara qui crie au scandale. En effet, déjà circonspect dans son mot d’ordre de vote laissé à la discrétion de chaque militant, Yelema, dans un autre communiqué en date du 9 juin, fait part de l’effondrement total des espoirs fondés d’espoirs sur la Transition pour améliorer la pratique démocratique au Mali. Selon le contenu dudit communiqué, les camarades de Moussa Mara relèvent de nombreux dysfonctionnements dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel qui travestissent l’esprit de la refondation. Au nombre des griefs égrenés par Dr Youssouf Diawara, le président du parti, figurent le contrôle du processus électoral par l’administration publique en lieu et place de l’AIGE censée jouir d’une indépendance dans la gestion des élections et aux moyens de moult modifications de la loi électorale et à coups d’ordonnances, la désignation de membres par tirage au sort de membres sans expérience de processus électoral formel, etc.

Le parti Yelema dénonce par même occasion l’immixtion des autorités administratives dans la campagne électorale en faveur d’un camp et le recours à des lettres circulaires invitant travailleurs de l’administration publique à se rendre à un meeting. Autant de pratiques qui procèdent d’une violation du principe de neutralité de l’administration, gage d’une élection crédible et transparente sans compter l’opacité autour des documents de votes qu’implique l’utilisation de la carte d’identité, du passeport, de la carte NINA, de la carte consulaire, du permis de conduire et du livret de pension civil militaire ne donnent aucune garantie sur la transparence du processus.

Ces dysfonctionnements risquent de peser lourdement sur l’avenir et le devenir de notre processus démocratique s’ils ne sont pas corrigés, préviennent les compagnons de Moussa Mara tout en rappelant que «la mauvaise gouvernance politique était à l’un des déclencheurs du soulèvement populaire ayant eu raison du régime IBK. Et d’inviter les autorités de la Transition à s’écarter de toutes pratiques qui violent le principe de la bonne gouvernance dont la neutralité de l’administration publique, gage de transparence du processus électoral».

Comme quoi, après 2018, il n’est peut-être pas exclu que le référendum replonge le Mali dans un cycle de constatations et de crises post électorales comparables à celles consécutives aux consultations générales de 2018. En tout cause, le parti Yelema affichent les signaux d’une contestation des résultats qui risque d’affecter durablement à crédibilité du nouveau texte fondamental s’il est voté.

Amidou Keita

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Commentaires (3)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

SEMs Assimi Goïta, Malick Diaw, Choguel Maiga et Me Konaré Copie : à tous les Maliens NE FORÇONS PAS, MET-ON À JOUR LA NOUVELLE CONSTITUTION CONFORMÉMENT AUX SOUHAITS DE TOUS-TOUTES ET DÉCALONS LE RÉFÉRENDUM AFIN D’UNIR TOUS LES MALIENS ET GARANTIR LA COHÉSION TOTALE. Bonjour, À quelques jours jours du référendum, n’est-il pas plus sage de le reporter à une date ultérieure ? Devant les incompréhensions (sur la nationalité, sur les pouvoirs du président, sur les langues, ...),  les camps du OUI et du NON affutent toujours leurs arguments. Seul le Mali doit réellement sortir vainqueur de ce référendum. Il en sera ainsi si chaque camp a le temps suffisant pour motiver ses défenseurs et que la cohésion nationale n'en prend pas un coup. Mais y-a-t-il assez de temps pour cela ? Non. Il est donc plus sage, de reporter ce référendum à plus tard pour garantir aux Maliens la cohésion nécessaire. Concernant la nationalité, Mon ami Me Konaré  a raison la nationalité Malienne d’origine suffit comme dans la constitution de 1992, voir ma démonstration ci-dessous. Il ne sert à rien d’ajouter une autre mention comme ne pas avoir une autre nationalité au moment du dépôt de la candidature. Je vous poste un extrait de la lettre ouverte que j’avais envoyée à la commission chargée de l’avant projet de constitution. LETTRE OUVERTE À LA COMMISSION DE RÉDACTION DE LA CONSTITUTION, À ASSIMI, AU PM ET aux MALIENS. Merci d’avoir pris en compte ma contribution sur les LGBT Postée  à  votre intention dès que votre commission a été  montée.  L’article 9 de cette nouvelle constitution est révélateur et vous mettra d’accord avec les religieux. Ce qui contribuera à  la cohésion indispensable autour de cette constitution. Bonjour, Le cas de la nationalité d’origine est patent et induira plusieurs candidats à renier certaines de leurs nationalités  sans être sûrs d’être  retenus parmi les présidentiables encore moins comme seul Président  élu démocratiquement. Ce qui est dommage car réduit les choix d’un candidat sans garantir qu’il sera retenu. EN DÉMONTRANT QU’UN CANDIDAT DÉTIENT LA NATIONALITÉ  MALIENNE D’ORIGINE, AUTOMATIQUEMENT CETTE NATIONALITÉ DEVIENT PRIMORDIALE ET DOIT ÊTRE MISE EN AVANT. CE QUI ANNIHILE LE POIDS DES AUTRES NATIONALITÉS  QUE LE CANDIDAT POURRAIT AVOIR. Il faut donc vérifier et  s’en tenir à  la nationalité  d’origine que doit posséder un présidentiable au risque d’être éliminer d’office. La nationalité  d’origine, C’est largement suffisant. C’est une tautologie (proposition qui est toujours vraie). Optons pour la cohésion  nationale et le vivre ensemble. La constitution doit nous unir et non nous diviser. Bien cordialement Dr anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] r TEL ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> 95955792

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Diawara il y a 2 ans

NOUS N'AVONS AUCUNEMENT BRSOIN DE VOS AVIS CAR IL S'AGIT DE PATRIOTISME OR NOUS SAVONS QUE MOUSSA MARA OEUVRE POUR LA FRANCE RAISON POUR LAQUELLE TOUT CE QUI PEUT FAIRE AVANCER LE MALI LUI ET SES COMPAGNONS SONT TOUJOURS À CONTRE COURANT ET CELA LE PEUPLE MALIEN DÉCIDERA DE SON SORT. C'EST DES FRANC-MAÇONS ET N'ONT AUCUN SENS DE LA DIGNITÉ ET DE L'HONNEUR. VIVE NOTRE TRANSITION ET À BAS LES ENNEMIS DU PEUPLE . POUR INFORMATION LES CHARS ENVOYÉS PAR LES OCCIDENTAUX ONT ÉTÉ PIÉGÉS ET CAPTURER PAR LA RUSSIE.À SAVOIR QUE ZELENSKY ET SES CAMARADES DE L'OTAN PASSENT DE MAUVAIS QUARTS D'HEURE EN CE MOMENT.

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Diawara il y a 2 ans

NOUS N'AVONS AUCUNEMENT BRSOIN DE VOS AVIS CAR IL S'AGIT DE PATRIOTISME OR NOUS SAVONS QUE MOUSSA MARA OEUVRE POUR LA FRANCE RAISON POUR LAQUELLE TOUT CE QUI PEUT FAIRE AVANCER LE MALI LUI ET SES COMPAGNONS SONT TOUJOURS À CONTRE COURANT ET CELA LE PEUPLE MALIEN DÉCIDERA DE SON SORT. C'EST DES FRANC-MAÇONS ET N'ONT AUCUN SENS DE LA DIGNITÉ ET DE L'HONNEUR. VIVE NOTRE TRANSITION ET À BAS LES ENNEMIS DU PEUPLE . POUR INFORMATION LES CHARS ENVOYÉS PAR LES OCCIDENTAUX ONT ÉTÉ PIÉGÉS ET CAPTURER PAR LA RUSSIE.À SAVOIR QUE ZELENSKY ET SES CAMARADES DE L'OTAN PASSENT DE MAUVAIS QUARTS D'HEURE EN CE MOMENT.