samedi 18 avril 2026
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Coup d’Etat au Niger : Honte à la CEDEAO !

Par Le Témoin 1,618 vues
Coup d’Etat au Niger : Honte à la CEDEAO !

Vouloir une chose et son contraire n’a visiblement tout son sens qu’en Afrique de l’Ouest où l’attachement aux valeurs démocratiques fait bon ménage avec l’inclination pour les renversements de pouvoirs élus : Mali, Guinée Conakry, Burkina Faso, puis le 26 juillet dernier au Niger, sous les yeux médusés et hagards d’une CEDEAO qui n’a plus réellement sa raison d’être.

En effet si ce dernier coup d’Etat sous régional en date pendait au nez du président nigérien Mohamed Bazoum, sa bonne intelligence avec la France et la communauté internationale, ajoutée aux garde-fous mis en gestation par la CEDEAO pour éradiquer les coups d’Etat qui pullulent dans la sous-région Ouest africaine, on pensait qu’il allait au moins honorer son premier mandat présidentiel. Sauf que le Général Tchiani, chef de la garde présidentielle, en a décidé autrement. Sans entrer dans les détails de qui reste confus pour l’heure et qui ressemble plus à un coup de palais qu’un coup d’Etat adoubé par le peuple, on reste dubitatif sur la stabilité sociopolitique de la sous-région avec ce laxisme et ces réactions fantoches de la CEDEAO face à cette flopée de coups d’Etat dont les dividendes dans plusieurs cas risqueraient de se faire attendre éternellement.

Par ailleurs, même s’il est de notoriété publique que le chef d’Etat nigérien déchu souffre d’une impopularité certaine dans beaucoup de pays voisins, il n’en demeure pas moins qu’il a été démocratiquement élu et ipso facto à cette latitude de gérer son pays selon son programme sans entrave ni immixtion contre nature d’une armée séduite par des modèles voisins ayant des succès quelque peu frivoles. En tout cas, au Niger, la CEDEAO serait inspirée de ne pas trop vite lâcher prise au risque de voir le coup d’Etat devenir le nouvel ordre ouest-africain francophone en termes d’accession au pouvoir.

Somme toute, même si la CEDEAO est mal aimée du fait de sa caution aux dérives de chefs d’Etat, ça n’est quand même pas elle qui choisit en fanfare ces derniers tout en chantant après quelques mois ou quelques années ? La vérité est que le temps du mea-culpa et de l’introspection est d’un besoin impérieux pour notre sous-région.

Seydou Diakité      

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Commentaires (2)

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D
Diawara il y a 2 ans

POURQUOI CETTE OBSTINATION DE LA CEDEZOFRANCE POUR RÉINSTALLER BAZOUM LE VASSAL QUI A FINIT PAR FAIRE BOUM BADABOUM. ON COMPREND PARCE QUE BAZOUM AVAIT LIVRÉ LE NIGER AUX FRANCAIS ET À L'OTAN ET CELA NOUS DÉMONTRE QUE BAZOUM N'EST PAS NIGÉRIEN PUISQU'IL DÉFEND LA FRANCE ET NON LE NIGER ET MOINS L'AFRIQUE. HONTE À BAZOUM ET SES DESCENDANTS QUI SERONT TOUS DES MAUDITS. PLUS JAMAIS ÇA AU NIGER.

D
Diawara il y a 2 ans

C'EST HONTE MAIS MORT À LA CEDEAOFRANCE C'EST DE CELA IL S'AGIT CAR LA CEDEAO EST AU SERVICE DE LA FRANCE ET NON DES AFRICAINS C'EST INDIGNE MAIS C'EST COMME ÇA ET CELA DOIT S'ARRÊTER IMMÉDIATEMENT.LES CHEFS DE TAS ACTUELS SONT TOUS FRANCMACONS D'OÙ CETTE SOUMISSION À LA FRANCE ET À L'OTAN TELLEMENT ILS SONT INDIGNES INCOMPETENTS ET INCAPABLES.LES PEUPLES D'AFRIQUE DE L'OUEST DOIVENT SUIVRE LE CHEMIN DU MALI DU BURKINA POUR SORTIR DE LA SOUMISSION ET LA VASSALITÉ IL FAUT ÊTRE DIGNE ET NOBLE EN UN MOT PANAFRICAIN.