vendredi 17 avril 2026
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Edito : Un chef religieux et un leader politique allument le flambeau du dialogue

Par L'Alternance 2,856 vues
Edito : Un chef religieux et un leader politique allument le flambeau du dialogue

Alors que les armes continuent de crépiter entre l’armée malienne et certains mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation, un vent d’espoir pour la concorde et la paix  vient également de souffler. Une initiative en faveur du dialogue pour la paix et la réconciliation est née. Chérif Ousmane Madani Haïdara et Ali Nouhoum Diallo,  deux grandes figures, l’une religieuse et l’autre politique, sont à la base de cette initiative, elle-même fruit d’un constat de reprise des hostilités entre frères d’une même nation, à savoir les militaires de l’armée malienne et certains éléments égarés des groupes signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation. Pour rappel tout est parti des opérations de rétrocession des camps de la MINUSMA à l’armée malienne. Laquelle rétrocession, selon les clauses de l’accord entre le Mali et l’organisation des Nations Unies, devrait se passer entre le gouvernement à la MINUSMA, ce qui n’a pas été la grille de lecture du CSP qui pense que cet accord est postérieur à celui qui a été signé en 2015 et dont la mise en œuvre aurait dû permettre aux parties signataires d’éviter l’affrontement. Deux grilles de lecture antinomiques, finalement les deux parties ont fini  par s’affronter au grand dam des populations civiles. Alors même qu’une issue pacifique pouvait être trouvée en permettant à l’armée d’occuper les emprises, mais aussi et surtout en appliquant l’accord pour la paix et la réconciliation. Ainsi pour éviter que ces hostilités n’aboutissent  à des situations déplorables, entamant le vivre ensemble, certains leaders politico-associatifs  ont pris l’initiative d’aller voir le Président du Haut Conseil Islamique afin de mettre en place une structure pour faciliter le dialogue entre maliens.

Parviendront-ils à  changer le cours de l’histoire ?

C’est le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’assemblée Nationale de 1992 à 2002, à la tête d’une forte délégation, qui s’est rendu au siège du Haut Conseil Islamique pour rencontrer son Président le très populaire Chérif Ousmane Madani Haïdara. Son objectif est de plaider en faveur d’une dynamique pouvant non seulement permettre d’arrêter les hostilités entre frères et engager un dialogue pour une paix durable. Si la rencontre a eu lieu à huis clos, les quelques mots recueillis à la fin de la rencontre présage d’un lendemain prometteur. Toutes les deux parties se sont d’ores et déjà engagées pour prêcher la bonne parole, celle qui permettrait de mettre fin aux hostilités et surtout d’aboutir à une paix durable et le vivre ensemble. A la question de savoir s’ils parviendront à inverser la tendance sur le terrain en ramenant toutes les parties autour de la table, la réponse est on ne peut claire, oui surtout quand on sait que le Mali est une nation et que tous les ressorts ne sont pas cassés. Ces deux personnalités, à savoir Ali N Diallo et Chérif O Haïdara, qui ont à leurs côtés d’hommes politiques avisés à l’image de l’ancien ministre des affaires étrangères Tiébilé Dramé  et des leaders religieux expérimentés comme Me N’Diaye, peuvent bien entendu arracher un compromis dynamique, certainement en aval de la reprise des emprises par les FAMA.

En cas d’échec dans les négociations quelles pourraient être les conséquences ?

Les conséquences seront sans nul doute incommensurables, tant sur le plan social que culturel et politique. En effet, le vivre ensemble prendrait un coup terrible, le risque d’un enlisement de la crise serait patent et celui d’une guerre sans fin avec ses conséquences socio-économiques et financières. Donc il est un impératif absolu de trouver un compromis entre protagonistes si tant est qu’on veut éviter une  guerre fratricide.

Youssouf Sissoko      

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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Les mouvements armés et d’autodéfense Maliens ainsi que ceux du cadre CSP-PSD se trompent amèrement. Ils parlent de l’accord de cessez-le-feu de 2014 qui avait permis d’arrêter les hostilités, ce qui avait permis de concevoir l’accord de paix de 2015. Aucune confusion n’est permise. Focalisons-nous sur l’application stricte de l’accord de paix. Elle nous unira. LETTRE OUVERTE À SEM ASSIMI, À SEM Dr  CHOGUEL, AUX MOUVEMENTS ARMÉS , D’AUTODÉFENSE Maliens, au CSP-PSD ET AUX PARTENAIRES (ONU, ...) Bonjour, Après mes multiples tentatives de médiation et concertation entre  les acteurs récipiendaires de cette lettre ouverte, Je fais appel aux mouvements armés et d’autodéfense Maliens ET au CSP-PSD pour se réconcilier avec le Mali qui ne leur avait rien fait. C’est une violation de l’accord de paix de vouloir récupérer les emprises laissées par la Minusma dans les régions. Lancer une guerre contre le Mali sous ce prétexte est irréfléchi et va à l’encontre de l’accord de paix. Il n’a été dit nulle part dans l’accord de paix que les emprises laissées par la Minusma seraient remises aux bataillons armés reconstitués. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas déployés partout où se trouvent les emprises qui étaient occupées ou qui le sont par la Minusma. Le Mali est Un et Indivisible. Bonsoir, Wagué est à l’origine de la mise à l’écart de Fahad Ag Almahmoud et de son radicalisme. Après avoir remporté le siège de Président du CSPR  que convoitait Wagué, tout s’est détérioré. Le Ministre en a voulu à Fahad. Il a fait tout pour que Fahad soit évincé de tout, du Gatia et du CSA. La gueguerre avec le CSP-PSD vient aussi de Wagué  qui veut tout inféodé en s’intronisant dans la gestion interne des mouvements armés et d’autodefense Maliens. Le Ministre Wagué n’à qu’à changer son comportement vis-à-vis  de ces mouvements au risque d’envenimer plus la situation au Mali. La meilleure solution, c’est qu’il soit démis de ses fonctions qu’il n’arrive pas à assumer depuis très longtemps. J’étais précurseur du CSP mais je me désolidarise complètement de leurs actions sauvages. Je ne les supporte plus car Ils divergent des objectifs (contribuer à une paix durable, au développement et à la réconciliation au Mali) pour lesquels le CSP avait été créé. J’ai voulu être un des membres de leur bureau pendant que Fahad était leur Président et Fahad avait refusé. J’avais envoyé une contribution sur internet publiée sur des médias (malijet, facebook, ...) dans ce ce sens. Je les (CSP-PSD) invite à se réconcilier avec le Mali qui ne leur avait rien fait. C’est une violation de l’accord de paix de vouloir récupérer les emprises laissées par la Minusma dans les régions. Encore une fois, lancer une guerre contre le Mali sous ce prétexte est irréfléchi et va à l’encontre de l’accord de paix. Le Mali est Un et Indivisible. Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC,  Gouvernance et Sécurité Emailv: [email protected] r TEL 00223 95955792