vendredi 17 avril 2026
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Housseini Amion Guindo : « Les affrontements armés entre les FAMa et le CSP-PSD renforcent logiquement le JNIM et l’EIGS dans leurs funestes desseins »

Par Nouveau Réveil 2,304 vues
Housseini Amion Guindo : « Les affrontements armés entre les FAMa et le CSP-PSD renforcent logiquement le JNIM et l’EIGS dans leurs funestes desseins »
Housseini Amion Guindo, Président de la CODEM

Dans un contexte où le Mali fait face à une crise multidimensionnelle sans précédent, le parti Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) vient avec une proposition audacieuse lors de sa réunion extraordinaire du 8 novembre 2023. Le président de la CODEM, M. Housseini Amion Guindo, a dirigé la session qui avait comme ordre du jour les enjeux socio-politiques, économiques et sécuritaires actuels du pays.

La CODEM a souligné une détérioration alarmante de la situation socio-économique, exacerbée par une crise énergétique, une insécurité généralisée, et des affrontements entre le Gouvernement de Transition et une faction du CSP-PSD. La violence, devenue presque banale, engendre un lourd tribut en vies humaines, réfugiés, et déplacés internes. Le parti réaffirme son soutien à l’armée malienne dans sa lutte contre le terrorisme.

Dans sa déclaration, la CODEM avance que la solution cruciale pour sortir de ces crises réside dans l’organisation rapide d’élections transparentes.

Pour le parti, cette démarche permettrait au Mali de rétablir un ordre constitutionnel normal, de renouer avec ses partenaires internationaux, de relever des défis majeurs, et d’entamer un processus de réconciliation nationale.

Contre l’idée d’un cessez-le-feu avec le CSP-PSD, la CODEM est convaincue que cela renforcerait la posture d’hommes d’État de la Transition, plutôt que de l’affaiblir. Le parti met en garde contre le focus excessif sur le CSP-PSD, soulignant que l’hydre terroriste étend son influence à travers tout le territoire.

La CODEM identifie également la crise énergétique comme un défi majeur, résultant de plusieurs années de politiques inadéquates. Cependant, le parti est réaliste quant à la capacité limitée d’un gouvernement de transition à entreprendre une réforme structurelle profonde.

En proposant les élections comme antidote aux crises actuelles, la CODEM offre une perspective claire sur la voie à suivre pour le Mali. L’organisation d’élections transparentes, selon le parti, est le moyen essentiel pour restaurer la stabilité, renouer avec la communauté internationale, et inaugurer une ère de réconciliation nationale. Reste à voir comment cette proposition sera accueillie et mise en œuvre dans le contexte politique complexe du Mali.

Adama Coulibaly

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Commentaires (4)

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T
Touré il y a 2 ans

Ah le clown est ce qu'il sais de quoi il parle même

A
Anonyme il y a 2 ans

Maintenant que kidal est en phase d'être réglée il nous faut les terroristes politiques et financiers cachés dans bamako. Le nettoyage doit finir partout au Mali.

Z
ZT il y a 2 ans

Est ce que cet homme politique vit vraiment au Mali ? Je pense que c'est à cause des bavures électorales des hommes politiques que nous sommes dans cette situation. Peut-il vraiment battre campagne partout au Mali dans l'état actuel des choses ? Je pense que non . Nous les électeurs suivons les faits et gestes de tous les hommes politiques qui aspirent aller un jour à Koulouba. Chacun sera récompensé de ses actes lors des prochaines élections par les vrais patriotes qui élisent le président.

C
cissé il y a 2 ans

Ceux qui prônent d'aller aux élections dans le contexte actuel de l'engagement des FAMAS pour la restauration de l'intégrité territoriale, n'ont pas tirés la leçon des évènements du passé. Combien d'élections ont-ils été organisées de 1992 à 2018, pour que le Mali se retrouve dans l'abime. Décidément, ceux qui pensent qu'occuper une fonction ministérielle est plus importante que le niveau de vie de la majorité des citoyens, font preuve de cécité politique. Aussi longtemps que la restauration entière de l'intégrité territoriale n'aurait pas été achevée, il est illusoire d'évoquer l'organisation d'une élection quelconque. Mieux, c'est l'assentiment de la majorité des citoyens qui guide l'action d'un gouvernement, pas l'initiative d'un parti politique. Parlant de démocratie en Afrique, c'est du leurre depuis belle lurette. MALIBA