vendredi 17 avril 2026
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Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali : «Si le budget d’Etat est l’illustration chiffrée des décisions politiques, la décision de nos autorités est de ne pas organiser les élections en 2024 »

Par Le Républicain 2,638 vues
Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali : «Si le budget d’Etat est l’illustration chiffrée des décisions politiques, la décision de nos autorités est de ne pas organiser les élections en 2024 »
Moussa Mara

Moussa Mara a des doutes quant à l’organisation de l’élection présidentielle au Mali en 2024. Il s’est fortement interrogé  sur la question lors de la conférence de presse qu’il a tenue dimanche dernier. Deux raisons principales l’on poussé à s’interroger : primo, le discours du président de la transition fait sans qu’il ne ressorte le chronogramme de l’élection ; secundo, sur le budget d’Etat, il ne ressort nullement la part  allouée à l’organisation de l’élection.

Le retour à l’ordre constitutionnel, dit-il,  est l’un des objectifs majeurs de la transition. Il a été lancé par l’adoption  de la constitution en 2023.   Pour que nous puissions appliquer cette constitution, ajoute l’ancien premier ministre, il faut le retour à l’ordre constitutionnel. C’est donc un devoir des autorités. Et c’est à ce titre-là, poursuit Mara,  que le chef de l’Etat a indiqué, dans son discours à la nation, que la transition fera des efforts en 2024 vers le retour à l’ordre constitutionnel. « Donc, cela veut dire que lui-même est persuadé que c’est un objectif de la transition », a-t-il indiqué. Sauf qu’en indiquant cela, appuie Mara, il n’a pas donné de date,  il n’a pas fixé de chronogramme. On a été témoin qu’au même moment que dans le budget de 2024, renchéri Mara avec étonnement,  on a enlevé le budget des élections  dans le budget d’Etat. « Si le budget d’Etat est l’illustration chiffrée des décisions politiques, cela veut dire que la décision politique de nos autorités n’est pas d’organiser les élections en 2024 », martèle Mara. « Nous avons besoin que nos autorités nous fixent un cap en la matière. Je ne donnerai pas de date, mais qu’elles nous fixent un cap qui va aussi permettre de faire face aux autres défis.  C’est ce cap qui va permettre aux autres Maliens de patienter. Mais si on n’a pas de cap en la matière, on est dans l’incertitude. Et si nous sommes dans l’incertitude, la patience des uns  et  des autres risque d’être remise en question à un moment où à un autre. Le cap pour le retour à l’ordre constitutionnel est aussi souhaitable. Là aussi, les acteurs politiques, la société civile, les institutions, nous devons être en mesure de nous parler. Les réformes qui sont en court, où est-ce qu’on en est ? La question du fichier électoral, où est ce qu’on en est ? Dans quel cadre, selon quel chronogramme nous pouvons ensemble convenir pour que la transition s’achève afin que nous entrions dans un ordre constitutionnel. Et je rappelle le retour à ordre constitutionnel  qui est l’objectif de la transition. Et le discours du président de la transition le montre très clairement », a fait savoir Moussa Mara. 

Hadama B. FOFANA

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