La Cedeao timide sur les droits et libertés
Après une longue léthargie consécutive à ses menaces et mises en garde jamais suivies d’effets, l’organisation sous-régionale veut donner signe de vie. Elle se débat du mieux qu’elle peut et tente de rebondir de sa cuisante démystification à travers un regard sur le respect des droits et libertés individuelles. Dans un communiqué récemment rendu public, la CEDEAO hausse le ton sur l’abondance de leurs violations en s’insurgeant contre les arrestations arbitraires qui ont pignon sur rue au Burkina Faso. Dans ce pays de l’AES, en effet, la chape de plomb du régime putschiste se caractérise par une singulière asphyxie des droits et libertés fondamentales à travers des persécutions tous azimuts. Bref, une chape de plomb à peine plus pesante que dans les autres pays voisins de même obédience putschiste d’où les sonnettes d’alarme retentissent avec la même inquiétude. Sauf que la solidarité des trois pays en matière de désacralisation des principes démocratiques gagne en ascendant sur l’attachement communautaire aux dits préceptes, à mesure que les organes de la CEDEAO peinent à imposer le protocole additif qui sous-tend la gouvernance politique de cette organisation sous-régionale.