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Abdel Kader Konaté dit Empé, Président par intérim de l’ADEMA-PASJ : « Il y a encore trop peu de tolérance politique et de respect pour ceux qui pensent différemment»

Par Le Républicain 1,681 vues
Abdel Kader Konaté dit Empé, Président par intérim de l’ADEMA-PASJ : « Il y a encore trop peu de tolérance politique et de respect pour ceux qui pensent différemment»
Abdel Kader Konaté dit Empé, Président par intérim de l’ADEMA-PASJ

Le Parti ADEMA-PASJ (Alliance pour la démocratie au Mali-Parti africain pour la solidarité et la justice) a présenté, le mardi 30 janvier 2024, à son siège à Bamako, ses vœux de nouvel an à la presse. La cérémonie de présentation de vœux était présidée par le président par intérim de l’Adema-Pasj, Abdel Kader Konaté dit Empé, en présence des autres membres du bureau exécutif du parti, des militants et sympathisants du parti « abeille ». Au cours de cette cérémonie, Abdel Kader Konaté dit Empé a fait savoir qu’il y a encore trop peu de tolérance politique et de respect pour ceux qui pensent différemment. En outre, il a indiqué que l’année 2024 est une année décisive pour le Mali et leur Parti, car, elle est annoncée jusque-là l’année de l’élection présidentielle. «Une commission chargée de la gestion des élections a déjà été mise en place pour déclencher le processus de désignation de notre candidat à la présidentielle programmée », a précisé Empé. Par ailleurs, il a souligné que les Maliens sont préoccupés par l’insécurité, le panier de la ménagère, les délestages intempestifs, la gouvernance, la corruption et l’impunité, la liberté d’expression et d’opinion, le devenir des jeunes.

Après l’exécution de l’hymne du parti Adema-PASJ, le président par intérim de l’Adema-Pasj, Abdel Kader Konaté dit Empé, a fait savoir que l’année 2023 a été à la fois l’année de dures épreuves pour le Mali, une année sanglante, mais aussi une année de succès avec le recouvrement progressif de l’intégralité du territoire national par les FAMa (Forces armées maliennes). En outre, il a indiqué que l’année 2023 a été une année d’épreuves pour les citoyens maliens, notamment l’instabilité dans la fourniture d’électricité. Selon lui, l’année 2023 a montré aussi qu’il reste encore beaucoup à faire pour la défense des principes fondamentaux de la démocratie. « Il y a encore trop peu de tolérance politique et de respect pour ceux qui pensent différemment. Dans de nombreux pays, les processus politiques ouverts, équitables et inclusifs ne sont pas encore inscrits dans la réalité quotidienne », a-t-il dit. Pour lui, l’année 2024 s’annonce comme une année assez décisive pour le pays et leur parti. Car, dit-il, elle est annoncée jusque-là, l’année de l’élection présidentielle, une année au cours de laquelle des ambitions vont s’afficher et s’aiguiser. « C’est pourquoi, au sein de mon parti, des réflexions approfondies sont déjà en cours pour reconstituer la grande famille Adema et le pôle de Gauche, mieux une vaste plate-forme politique et électorale autour des valeurs de Justice, de solidarité, de travail bien fait. Une commission chargée de la gestion des élections a déjà été mise en place pour déclencher le processus de désignation de notre candidat à la présidentielle programmée », a précisé Empé. Il a souhaité que l’année 2024 soit une année de fin de crise, cette crise multidimensionnelle qui a plongé le Mali dans un chaos depuis 2012. « J’espère que 2024 sera l’année de l’unité nationale, de cohésion sociale et de développement. Je souhaite aussi que politiquement cette année soit une année de dialogue, de vraies concertations entre Maliens, pour construire le pays et protéger nos institutions. Hier comme aujourd’hui, les Maliens sont préoccupés par certains sujets : l’insécurité, le panier de la ménagère, les délestages intempestifs, la gouvernance, la corruption et l’impunité, la liberté d’expression et d’opinion, le devenir des jeunes, leur éducation et leur formation, entre autres. Les Autorités doivent nous apporter des réponses courageuses et appropriées qui tranchent avec certaines pratiques établies. Pour préserver notre pays de certains errements et éviter de perpétuer une certaine image malsaine des hommes politiques, il nous revient à nous, hommes politiques, d’assumer notre place », a souligné le président par intérim de l’Adema-Pasj. Enfin, il a tendu la main à l’ensemble des forces vives pour travailler ensemble afin d’atteindre les objectifs grâce au dialogue, à la concertation, à l’ouverture d’esprit, pour faire de 2024 un temps fort du renouveau politique au Mali.

Aguibou Sogodogo

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