Le premier ministre avec le monde universitaire : « impossible n'est pas malien »
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement a rencontré le monde universitaire, ce lundi 4 mars 2024, dans l'amphithéâtre de 800 places de l'Institut national de Formation en Sciences de la Santé, sis à N'Tomikorobougou. La rencontre était relative au retrait des pays membres de l'AES de la CEDEAO et à la fin de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, issu du processus d'Alger. A ses côtés, les ministres chargés de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Bouréma KANSAYE, de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa MAÏGA et la ministre déléguée auprès du Premier ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles.

Le Directeur de l'Institut national de Formation en Sciences de la Santé, le Pr Kokary DIALLO s’est réjoui du choix porté sur son établissement pour abriter cette cérémonie souveraine. « La souveraineté scientifique et technologique fait le lit de la souveraineté politique ». Par là, il a évoqué une quarantaine d’innovations qui amélioreront la qualité des ressources humaines compétitives sur le plan mondial. Le Directeur prendra comme exemple, l’ouverture du laboratoire de recherche au sein dudit mandat, ouvrant la porte du cycle doctoral aux étudiants.

Sur la même lancée, le Professeur DIALLO a salué la décision des autorités de la Transition de se retirer avec les deux autres pays de l'AES, de la CEDEAO et de mettre fin à l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale, issu du processus d'Alger.
« Quand le peuple s’empare d’une idée, elle devient un ouragan que personne ne peut arrêter ». Dans le cadre de la formation de ce peuple-ouragan, le Premier ministre a entretenu le monde universitaire sur les grandes réalisations et les chantiers de la Transition. Dont la prise de Kidal, la tenue des assises nationales de la Refondation. Par ces exemples, il a salué le soutien des Maliens et démontré à cet effet leur confiance en l’avenir. En d’autres termes, « Impossible n’est pas malien ».

Pour le Mali Kura, les défis sont de taille, mais le Premier ministre s'est montré rassurant. En effet, nous sommes selon lui, solides et restons droits comme un « I ». La compréhension de cette réalité selon le Chef du gouvernement, reste une nécessité. A rappeler que la réussite globale de la Transition est conforme aux demandes de la population : la sécurité, la régularité judiciaire, le pacte social de stabilité, la nouvelle constitution…
Le Premier ministre est revenu sur le contexte de suspension des opérations de EUCAP SAHEL, du G5 Sahel, de l’opération Barkhane et de la MINUSMA. Il a également évoqué la reprise de Kidal, d’Anefis et de pludsieurs autres emprises. Le Chef du gouvernement a ainsi tenu en haleine l’audience avec l’historique de la guerre menée par notre pays, « une guerre juste », dira-t-il.
Il a saisi l'opportunité pour rappeler les principes édictés par le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOÏTA, à savoir :
- Le respect de la souveraineté de l'Etat;
- Le respect des choix souverains du peuple;
- La défense des intérêts du peuple.
Face à l’instrumentalisation de la CEDEAO, le Mali à la recherche de la justice a privilégié ses intérêts vitaux et sa souveraineté. Des convictions qui constituent la source de l’Alliance des États du Sahel avec le Burkina Faso et le Niger.
Le Premier ministre a poursuivi sa démonstration en mettant à nu les insuffisances de l'Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale. issu du processus d'Alger, dont les dividendes ne profitaient plus à la paix et à la réconciliation dans notre pays.
Pour que la lutte ne soit vaine, le Chef du gouvernement a invité les uns et les autres à faire l’union sacrée autour des institutions du Mali. Il a particulièrement invité les jeunes à s’intéresser davantage à la politique et à l’histoire de notre grande nation.
« Ce flambeau, vous devez le tenir. Les jeunes, les femmes. Pour libérer l’Afrique et le Mali ».
CCRP