vendredi 17 avril 2026
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Après le dialogue national inter malien : Pourquoi Choguel doit partir

Par Le Matinal 2,384 vues
Après le dialogue national inter malien : Pourquoi Choguel doit partir

Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga est, aujourd’hui, éclaboussé. De plus en plus, son départ est évoqué, et cela, pour trois raisons principales. Non seulement son bras de fer avec son regroupement politique, le M5-RFP, le discrédite, mais, il y a aussi sa maladie et surtout l’élection présidentielle qui ne doit pas être organisée par un homme politique. Les dés sont jetés, l’arroseur arrosé, le « Roi » désormais « nu et démasqué ».

On a coutume de dire que l’histoire rattrape toujours ses braconniers. Pour le cas Choguel, l’étau se resserre progressivement sur lui. On a l’impression qu’il y a l’Épée de Damoclès suspendu sur sa tête et qui ne le raterait pas, à sa chute. Mieux, l’enfant de Tabango est l’émanation d’un parti monolithique et monopoliste d’État (UDPM) qui ne laissait pas de place au dialogue et qui brillait par les arrestations tous azimuts. Le Mali est l’image de cette triste époque.

Actuellement, Choguel est à couteaux tirés avec plusieurs ténors du M5-RFP à l’origine pourtant de son ascension politique à la primature comme Maître Mountaga Tall, Jeamille Bittar et l’imam Diarra. Tous doutent de sa sincérité et de son caractère versatile. Vu l’adversité en face, il nous est loisible de croire qu’il ne sortira pas indemne de ce pugilat. D’ailleurs Mountaga Tall, un vrai guerrier, habitué aux joutes politiques, lui a donné un délai de 72 heures pour lever leur suspension du M5-RFP, sous peine d’être destitué de la présidence de ce regroupement politique. Le patron du CNID pense que son orgueil a été atteint.

Il y a aussi sa maladie qui l’a sérieusement handicapé. L’autre jour, il ne savait pas si Niamey était une localité malienne ou nigérienne. Cela prouve à satiété qu’il aurait une « fuite de mémoire ». Ainsi, pour sa sécurité psychique, morale et sanitaire, il doit être remplacé. C’est pour préserver sa santé.

La troisième raison de son exfiltration est l’organisation des élections au Mali. Assimi Goïta attendait la fin du dialogue inter malien, selon nos informations, pour former un gouvernement de large ouverture conduit par un homme apolitique. Après les inconséquences du ministre Maïga de l’Administration territoriale, le 24 février, à l’Ecole de Maintien de la Paix, un membre de l’attelage actuel est pressenti pour occuper le siège du gouvernement, sis, face au fleuve Djoliba. Et Choguel n’est pas le portrait-robot d’une telle personnalité.

En faisant une anatomie du Mali d’aujourd’hui, on constate que Choguel appartient au passé et qu’il est en retard à des années lumières des 5 Colonels, qu’il aura échoué à plate couture pour la mise de l’administration au travail et la modernisation d’un Mali souverainiste économiquement. Il aura fissuré notre tissu social en occultant son devoir de réserve dans un gouvernement dont il est pourtant le chef. Dès lors, il devient un incompris. A la porte donc Choguel !

Issiaka SIDIBÉ

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Commentaires (2)

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A
Anonyme il y a 2 ans

Anasser, lâche nous la grappe. Ton "expertise" ne t'a même pas permis d'être un auditeur du dialogue national ! Pourtant ,c'est un mec du nord qui préside ce machin !

D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

J'avais sollicité un tel dialogue inter-Maliens depuis 2012/2013. Vous ne pouvez pas révoquer Dr Choguel. Vous du M5 RFP, où étiez-vous quand Dr Choguel était face aux militaires en 2021 ? J'avais effectué en 2021 la médiation entre le M5 RFP avec Dr Choguel comme Président du comité stratégique du M5 RFP et les militaires. Ainsi, Dr Choguel avait été choisi comme Premier Ministre. Après des années de lutte où vous étiez quasiment absents, vous apparaissez aujourd'hui pour partager ce qui reste après vos querelles destructrices au sein du M5 RFP. Laissez Dr Choguel tranquille, c'est le seul parmi vous (du M5 RFP) qui a émergé. PREAMBULE : Management global de la sécurité nationale et de la défense stratégique pour des politiques et des Stratégies efficaces de refondation, de développement et de la sécurité durables du Mali et de ses régions Félicitations au gouvernement de la transition du Mali, qui, à travers un atelier tenu à Koulouba le 06 février 2024 sous la présidence du Ministre conseiller du Président de la transition du Mali, le Général Yamoussa Camara, a introduit le management de la sécurité nationale en s'appuyant sur une politique nationale de sécurité et une stratégie nationale de sécurité. On peut regretter dans leur approche le faible lien établi entre ces éléments et leur manque d'intégration dans une approche globale de management de la sécurité nationale et de défense stratégique. LA SEULE STRATÉGIE EFFICACE, c’est le développement durable et équitable de toutes les régions du Mali dans un cadre démocratique, décentralisé et sécurisé, ainsi que l’intégration équitable des communautés dans ces régions et dans le pays en donnant la priorité à celles qui sont en retard (discrimination positive). LA SOLIDARITÉ ET LA MUTUALISATION doivent éviter que des citoyens soient exclus et discriminés. La BONNE GOUVERNANCE DE LA DÉCENTRALISATION développera les régions en tenant compte de leurs spécificités dans le cadre d’un développement endogène utilisant, autant que possible, les ressources locales. Les gouvernances aux niveaux des collectivités (régions, cercles, arrondissements, communes, villages, ...), doivent être responsabilisées. Elles s’intégreront à la GOUVERNANCE NATIONALE et coopéreront efficacement pour la BONNE GOUVERNANCE du Mali dans l’unité. Quels choix judicieux de modèles d’organisation de l’État et de systèmes de gouvernance pour le Mali et le Nord Mali ? Pour le magemement global de la sécurité nationale et pour une défense stratégique, le système de gouvernance, intégrant les gouvernances aux niveaux global, régional, sous-régional et local, doit prendre les décisions stratégiques et définir les politiques adéquates. Ces décisions et ces politiques sont mises en œuvre aux niveaux stratégique, tactique, opérationnel, à travers des stratégies en s’appuyant sur un (des) modèle (s) d’organisation de l’État. Il est donc stratégique pour l’État Malien de faire un choix judicieux de types de systèmes de gouvernance et de modèles d’organisation pour assurer le développement durable, équitable et équilibré, dans l’unité, du Mali et de toutes ses régions. Voir ci-dessous, avec les contributions suivantes, les liens avec le dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale : 1/4 - Pour Dr Anasser Ag Rhissa, les TDRs du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sont imprécis voire incomplets : quels engagements responsables pour la paix et pour une réconciliation sans faille. 2/4 - Pour Dr Anasser Ag Rhissa, les TDRs du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sont imprécis voire incomplets : Stratégies efficaces de réconciliation, refondation, développement et sécurité durables. 3/4 - Pour Dr Anasser Ag Rhissa, les TDRs du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sont imprécis voire incomplets : Modèles d'organisation de décentralisation, de confédération et de fédération : quels choix judicieux pour les états de l'AES ? 4/4 - Pour Dr Anasser Ag Rhissa, les TDRs du dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale sont imprécis voire incomplets : lettre ouverte détaillant les choix judicieux de systèmes de gouvernance et de modèles d'organisations, cas du Mali. Dr Anasser Ag Rhissa Président de l'ONG Tilwat International Expert TIC, Gouvernance et Sécurité Email : [email protected] TEL 81204817