vendredi 17 avril 2026
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Fin de la prorogation du délai de la transition : L’invite des partis, regroupements politiques et organisations de la société civile aux autorités actuelles!

Par L'Informateur 2,619 vues
Fin de la prorogation du délai de la transition : L’invite des partis, regroupements politiques et organisations de la société civile aux autorités actuelles!

Des partis et regroupements politiques demandent aux autorités de la transition de mettre tout en œuvre pour organiser les élections présidentielles dans un bref délai. Ils se sont réunis le samedi dernier au siège de l’Alliance Démocratique-Convergence des Forces Patriotiques (ADEMA-CFP) pour exiger aux autorités de la transition pour le retour à l’ordre constitutionnel.   

Le délai de la énième prorogation de la transition a pris fin depuis le 26 mars 2024. Les partis, regroupements politiques et les organisations de la société civile sortent enfin de leur silence en demandant aux autorités de mettre en place une architecture institutionnelle. Cette demande a été faite à travers un communiqué signé par la plupart des grands partis, regroupements politiques et des organisations de la société civile. ‘’ Nous, partis politiques, regroupements politiques, et d’organisations de la société civile du Mali, vu la charte de la transition révisée, vu le décret N°2022-335/PT-RM du06 juin 2022 fixant le délai de la transition à deux (2) ans ; considérant les engagements pris par les autorités de la transition devant le peuple malien et la communauté internationale, constatons que la transition dont la durée avait été établie à 24 mois, à partir du 26 mars 2022, conformément à l’article 22 de la loi N°2022-001 du 25 février 2022 révisant la charte de la transition et le décret susvisé, a pris fin le mardi 26 mars 2024’’, ont-ils affirmé.

Pour le communiqué, les partis, regroupements politiques et les organisations de la société civile utiliseront toutes les voies légales et légitimes pour le retour du pays à l’ordre constitutionnel normal et dans le concert des Nations, gage de la stabilité politique et du développement durable. ‘’Nous, partis, regroupements politiques et organisations de la société civile décidons de mettre en place un comité de suivi de la présente initiative’’, ont-ils mentionné.

Les partis, regroupements politiques et organisations de la société civile rappellent que c’était la prolongation d’un délai initial de 18 mois. ‘’ En conséquence, réunis ce jour 31 mars 2024, demandons aux autorités en place, au regard du vide juridique et institutionnel ainsi provoqué, de créer les conditions d’une concertation rapide et inclusive pour la mise en place d’une architecture institutionnelle à l’effet d’organiser dans les meilleurs délais l’élection présidentielle’’, ont-ils informé.

Diakaridia Sanogo 

 

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Commentaires (1)

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 2 ans

Dr Anasser Ag Rhissa : EVITER LE CHAOS EN METTANT LE MALI EN AVANT Le décret N°2022 0335 /PT-RM du 6 juin 2022 qui fixait le délai de la transition malienne à 24 mois est arrivé à terme le 26 mars 2024 date à laquelle le nouveau président démocratiquement élu devrait prêter serment n’eut été le retard de l'élection présidentielle que certains qualifient de léger retard. Ce léger retard perdure et plonge le Mali dans un vide constitutionnel. Que disent la charte révisée et la constitution du Mali ? L'article 22 nouveau alinéa 2 de la Charte révisée stipule que: ” la Transition prend fin avec l’élection présidentielle organisée par les autorités de la Transition, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu”. L’article 190 de la nouvelle Constitution stipule aussi : ” jusqu’à la mise en place des nouvelles institutions, les institutions établies continuent d’exercer leurs fonctions et attributions”. Donc, une fausse lecture et une fausse interprétation, de Aliou Badara Diarra, journal l'enquêteur, des trois actes, induisent une conclusion erronée se basant sur des faits non tenus (l'élection présidentielle non tenue donc les nouvelles autorités ne pourront être mises en place). Donc, conclusion erronée de Aiou Badara Diarra : la Transition ne prend pas fin le 26 mars 2024, dit-il, sans preuves. Elle reste en place, insinue-t-il, jusqu’au remplissage de trois conditions à savoir : l’organisation de l’élection présidentielle, la prestation de serment et la passation des charges au nouveau Président élu. La durée de la transition étant de vingt quatre mois et s'étendant jusqu'au 26 mars 2024, et l'élection présidentielle étant décalée à une date non connue, quelle autorité va programmer, organiser, attendre (pour combien de temps ?) la prestation de serment et la passation des charges, au nouveau Président élu ? Le vide juridique est un fait et l'absence de l'autorité au pouvoir amplifie les faits et la situation qui risquent d'être chaotiques. L'intervention de la cour constitutionnelle du Mali est indispensable pour éviter le chaos. A défaut de cette intervention, je solliciterai la cour constitutionnelle pour me mettre dans mes droits. Le dossier d’extorsion de ma victoire de Président de la transition au Mali, en 2020, est actuellement au niveau du médiateur de la République du Mali. Pour résoudre ce problème, je sollicite (1) mon intégration en tant que responsable dans une institution étatique ou comme Ministre, (2) l'extension de la transition qui avait pris fin le 26 mars 2024, de quatre à six mois, pour organiser l'élection présidentielle au Mali ET (3) le maintient de Choguel comme Premier Ministre. Si le problème n’est pas résolu, le dossier sera transmis à un tribunal afin qu’on me restitue ma victoire de Président de la transition. Prions qu’on en arrive pas à cette extrémité. Souhaitons à Choguel, une fois de plus, qu’il reste à son poste de PM contre vents et marées. J'avais envoyé une lettre ouverte à Assimi pour le conseiller de garder Choguel comme Premier Ministre du Mali et pour ma sollicitation d’intégration. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 0 0 2 2 3 95955792