vendredi 17 avril 2026
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CEDEAO-AES: l’ultime médiation

Par Info Matin 8,625 vues
CEDEAO-AES: l’ultime médiation

Le nouveau président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a été désigné comme facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger). C’est ce qui ressort du communiqué final du 65e Sommet des Chefs d’États de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu ce dimanche 7 juillet 2024, à Abuja (Nigeria), sous la présidence de Bola Ahmed Tinubu, Président de la République Fédérale du Nigéria. Dans sa mission, le Président sénégalais sera en collaboration avec le Président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé.

Le sommet des chefs d’Etat de la CEDEAO réuni ce dimanche 7 juillet à Abuja dans son communiqué final a exprimé sa déception face au manque de progrès dans les interactions avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. En outre, la Conférence a demandé à la Commission d’élaborer un plan d’urgence prospectif à son intention pour faire face à toutes les éventualités dans les relations avec les pays de l’AES, en tenant compte des exigences de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993.

Parallèlement à ces initiatives, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur position de maintenir le dialogue en vue du retour de ces trois Etats au sein de l’organisation. Le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont notifié, en janvier dernier, à la Commission de la CEDEAO leur décision commune de se retirer de l’organisation sous régionale avec effet immédiat.

Pour éviter la désintégration qui a de lourdes conséquences dans l’espace ouest africain, le sommet a désigné le président du Sénégal Bassirou Diomaye Diakhar Faye comme Facilitateur de la CEDEAO dans les discussions de la Communauté avec l’AES (Burkina Faso, Mali, Niger), en collaboration avec le président du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé pour tenter sauver la demeure de la fissure. Le président de Guinée Bissau, le Général Umaro Sissoco Embaló s’est proposé de soutenir les discussions, en particulier avec le Burkina Faso.

A la veille, les trois États, au cours de leur sommet, le 6 juillet dernier à Niamey, ont confirmé «leur retrait irrévocable et sans délai de la CEDEAO». Ils ont acté, en outre, la création de la confédération des États du Sahel avec le Colonel Assimi GOITA, président de la Transition du Mali comme président en exercice pour un an.

Élu à la tête du Sénégal à l’issue de l’élection présidentielle, il y a plus de trois mois, Bassirou Diomaye FAYE vient d’être officiellement mandaté par son homologue nigérian Bola Tinubu, actuellement président en exercice de la CEDEAO, pour négocier les trois pays sahéliens de reconsidérer leur décision de retrait.

Toutefois, le tout nouveau Médiateur de la CEDEAO, depuis son retour au bercail, le dimanche soir, après avoir participé à son tout premier Sommet de la CEDEAO, s’est prononcé sur sa désignation comme facilitateur de la CEDEAO auprès des trois pays de l’AES que lui a confié le Président Tinubu.

Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE, à son arrivée à l’aéroport de Dakar, le 7 juillet 2024, après son retour du 65e Sommet de la CEDEAO, a déclaré ceci :« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Notre responsabilité, c’est de travailler à rapprocher les positions, à les réconcilier, à faire en sorte qu’il puisse y avoir une place de dialogue entre l’organisation et les parties prenantes, notamment l’Alliance des États du Sahel (AES) ».

En tout cas, le retrait des pays membres de l’AES de la CEDEAO, selon nos sources, a été largement discuté le 7 juillet 2024, à Abuja, lors du 65e Sommet ordinaire de l’organisation régionale. Cette Médiation de la CEDEAO sera probablement une dernière chance pour les États de l’AES, à se retourner dans l’Organisation sous régionale. Il reste à savoir si les Présidents de l’AES accorderont une oreille attentive à la médiation du Président sénégalais, Bassirou Diomaye FAYE.

Par ailleurs lors de la cérémonie d’ouverture du sommet de la CEDEAO, le président de la commission Omar Alieu TOURAY a dressé le tableau des conséquences de ce retrait pour la CEDEAO ainsi que les membres de l’AES.

Les conséquences du retrait

Pour M. TOURAY, qui appelait quelques jours plutôt à tout faire pour éviter la désintégration, ce retrait perturbera des acquis consolidés par des années par la CEDEAO en termes de la libre circulation avec un passeport et une carte biométrique commune, des avantages liés au marché commun de plus de 400 millions d’habitants, l’établissement des citoyens, entre autres. Par ailleurs, a-t-il ajouté, cette décision ‘’irréversible’’ selon les dirigeants de la confédération de l’AES aggravera l’insécurité.

« Le retrait des trois pays portera un coup dur à la coopération internationale en matière de sécurité notamment en termes de partages d’information et de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région et d’autres initiatives conjointes de la sécurité », a indiqué le président Omar Alieu TOURAY.

En dehors de la CEDEAO, les trois Etats qui ont notifié leur retrait depuis janvier 2024 à la Commission seraient affectés par les conséquences de leur décision conjointe.

Ainsi, selon M. TOURAY, le Mali, le Niger et le Burkina Faso pourraient s’isoler au plan politique et diplomatique sur la scène internationale dans la mesure où ils ne pourront plus bénéficier d’un soutien de bloc.

« Ce retrait affecterait les conditions de voyage et d’immigration des citoyens de l’AES, car ils auront désormais des démarches à mener en vue de l’obtention d’un visa avant de voyager dans les autres États membres de la CEDEAO. Les ressortissants des trois pays vont devoir cesser d’utiliser le passeport biométrique et la carte d’identité nationale de la CEDEAO », a-t-il annoncé.

La désintégration n’est pas aussi sans conséquence au plan économique et financier. En effet, le retrait des membres de l’AES pourrait entrainer l’arrêt ou la suspension de tous les projets et programmes mis en œuvre par la CEDEAO dont la valeur est estimée à plus de 500 millions de dollars. En termes d’emploi, ce sont 130 personnes des trois pays qui vont rendre le tablier.

PAR SABA BALLO

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Commentaires (12)

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

Tout le temps mes contributions sont supprimées, Malijet que faire ? Mes contributions supprimées sont publiees en plus dans le volet Facebook des articles associés. MALIJET, C’EST DU PARTI PRIS. VOUS ÊTES INSTRUMENTALISÉS PAR le réseau Dogon64 qui supprime toutes les contributions qui les dérangent ou qui les critiquent telles que les miennes. Malijet, vous devez savoir que certaines de mes contributions sont supprimées par des membres du réseau Dogon64 dès qu’elles sont publiées dans le volet commentaires des internautes. Merci de leur interdire de les supprimer. Cas des lettres ouvertes au Ministre de la justice contre UMAR et les membres du réseau Dogon64. Cas de plus de dix de mes contributions. C’est de la bassesse. C’est la honte. Ils sont battus sur tous les terrains et maintenant ils instrulentalisent malijet pour supprimer les publications qui les dérangent. Malijet, ne vous laissez pas instrumentaliser, soyez à équidistance des internautes. Bien cordialement Dr Anasser Ag Rhissa Expert TIC, Gouvernance et Sécurité TEL 00227 76665673

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

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D
Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

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Dr ANASSER AG RHISSA il y a 1 an

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A
Anonyme il y a 1 an

Je suis attristé de constater,qu'il y a autant de couillons au Mali !!! Notre réalité,est notre fait délibéré ! Accuser à tue tête,est une aventure vaine !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Merci Umar pour tes propos ! La République reviendra !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Merci Umar pour tes propos ! La République reviendra !!!

A
Anonyme il y a 1 an

Ah ! nos économistes maliens,qui dissocient,le marché de la production. On comprend dès lors, notre panade !!!

L
Layeyoro il y a 1 an

C'est vrai dans une large mesure que les pays de l'AES ont été grands perdants de l'intégration au sein de la CEDEAO. Comme dans tout processus d'intégration régionale avec le jeu des avantages comparatifs et des dotations initiales certains pays en profitent plus que d'autres. Ce qui est vrai pour la CEDEAO est aussi vrai pour l'Union Européenne. Avec la CEDEAO on a commencé l'intégration par le marché alors qu'on devrait commencer par l'intégration par la production.Cela aurait pu entrainer une plus grande interdépendance entre les pays membres. Mais l'intégration par la production a échoué à cause de nos nationalismes égoïstes. Chaque pays veut avoir sa cimenterie, son industrie chimique, ses propres unités de production dans les domaines qu'ils jugent stratégiques. Je crois que pour que l'intégration réussisse il faut plus de dépendance dans la production, le système de sécurité et bien d'autres secteurs vitaux. Les fonds structurels devraient aider dans ce sens pour diminuer les déséquilibres régionaux.

A
Anonyme il y a 1 an

Petit crétin,tu veux quoi ? Enchaîner les investisseurs,pour venir au Mali,au Burkina,ou au Niger ? Il faut descendre de l'arbre où tu es niché !!!

U
Umar il y a 1 an

D'après docteur Anasser ag Rhissa "Proposer un partenariat aux États-Unis sur la base du séminaire guerre informationnelle collective au sein de l’AES ne veut pas dire les escroquer sachant qu’en plus ils voulaient créer une relation forte avec le Niger dans lequel ils ont des intérêts énormes à travers leurs investissements, leurs bases 101 et 102, l’hébergement au Niger de leurs ressortissants et leur système de renseignements." Vous avez choisi ce moment de confrontation entre le Niger et les États-Unis d'une part, de l'AES et l'occident d'autre part pour proposer le financement d'un tel thème à l'ambassade des États-Unis au Niger ! C'est donc un séminaire pour vendre des supposés secrets du Niger et de l'AES aux États-Unis. Les États-Unis n'ont pas besoin de vous pour savoir ce qui se passe. Je me demandais ce que vous faites dans la vie et je ne voulais pas croire ce que disaient les autres internautes qui voyaient clair dans votre jeu. Vous vivez d'escroquerie et d'arnaque. Vous n'aimez ni le Niger ni l'AES. Vous n'aimez que vous même. Exclusivement. Vous êtes une sangsue à l'image des responsables de la CMA qui, pour vivre comme des pachas relèguent les leurs à la mendicité ou aux camps de réfugiés. Docteur Anasser ag Rhissa, à travers ce thème que vous avez proposé à l'ambassade des États-Unis au Niger, vous êtes découvert. Ceux que vous appelez réseau à la solde de Macron, ne sont que des patriotes qui aiment leur pays et qui alertent. Ils ne sont pas égoïstes, égocentriques comme vous. Ils veulent le bien de la majorité. Docteur Anasser ag Rhissa, il est vraiment dommage que vous soyez aussi petit malgré vos titres.

O
Observateur il y a 1 an

La CEDEAO ferait mieux de travailler au renforcement des liens diplomatiques au lieu de perdre son temps à vouloir le retour de l'AES. Pourquoi des pays comme le Sénégal ou la Côte d'ivoire s'acharnent autant sur l'AES? Ci-dessous, l'un des aspects parmi tant d'autres: Aspect économique Parce que simplement, les pays de l'AES ont toujours été considérés comme des producteurs et des consommateurs et jamais des pays transformateurs. Voilà pourquoi l'industrialisation des pays de l'AES est freinée depuis des dizaines d'années et que la majorité des produits transformés leur viennent des côtiers ( Sénégal, côte d'ivoire, ghana...). Plus de 90% des industries qui viennent s'implanter dans la zone UEMOA vont dans les pays côtiers notamment le Sénégal, la côte d'ivoire, le Ghana. Si on prend les entreprises françaises, je dirais même 100% des industries françaises vont s'installer au Sénégal et en Côte d'ivoire pour profiter doublement des avantages fiscaux et commerciaux de l'espace. Ces produits transformés par des entreprises étrangères ( sous les prêtes noms CEDEAO) au Sénégal, en côte d'ivoire est vendus aux consommateurs ( Mali, Niger, Burkina) avec des taxes douanières minimales. En gros, les pays de l'AES n'ont jamais profité de la moindre de l'espace CEDEAO. La politique d’industrialisation de l'AES imposera une répartition équitable des investissements dans la zone ouest-africaine. La 1ère action de l'AES sur ce plan : Revalorisation des taxes douanières avec les pays de la CEDEAO en appliquant les vrais tarifs. Engager les négociations bilatérales avec les pays de la CEDEAO qui le souhaiteraient.