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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU CONGRES ORDINAIRE DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE AFRICAIN - RDA-Mali.

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ALLOCUTION D’OUVERTURE DU CONGRES ORDINAIRE DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE AFRICAIN - RDA-Mali.
El Hadji Baba HAIDARA

Le 26 octobre 2024 – hôtel de l’Amitié Bamako

Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

Messieurs les anciens Premiers ministres ;

Mesdames et Messieurs les anciens Ministres ;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des corps Consulaires au Mali ;

Camarades représentants des partis politiques amis de l’extérieur ;

Messieurs les Présidents et Représentants des Partis politiques du Mali ;

Camarades Membres du Bureau Politique National du RDA-Mali ;

Camarades membres du Conseil des Sages du RDA-Mali ;

Camarades membres du Bureau des Femmes du RDA-Mali ;

Camarades membres du Bureau des Jeunes du RDA-Mali ;

Mesdames et Messieurs les Représentants de la presse ;

Mesdames et Messieurs ;

Honorables Invités :

Camarades Congressistes,

Les chroniqueurs retiendront sans doute ce 26 octobre 2024 comme une date symbolique et historique, celle qui consacre définitivement la rupture du cycle maléfique des dissidences et la création d’un nouveau pôle de rassemblement. Il ne s’agit pas d’un Parti de plus, mais d’une organisation qui fera vibrer les cœurs de beaucoup de maliens de l’intérieur et de la diaspora par son caractère véritablement rassembleur.

Oui, le Rassemblement Démocratique Africain RDA-Mali est né, par la fusion des entités PIDS, RMC Mali Kanu, UMP et UM-RDA fasojigi qui ont cessé d’exister. Cette fusion a été faite au prix de grands sacrifices, d’abandon des égos et l’acceptation de mettre l’intérêt général au-dessus de tout.

Nos partis étaient sortis de l’Union Soudanaise RDA ou de ses démembrements, à la suite des convulsions regrettables survenues, mais inhérentes à toute action humaine. C’était, vous vous en rappellerez, après un réveil consécutif d’une part, à 23 ans d’hibernation et d’interdiction stricte des activités politiques, dès qu’elles étaient conduites en dehors du Parti unique, puis d’autre part, suite à l’avènement d’un nouvel environnement multipartiste et démocratique et de recouvrement des libertés publiques au Mali.

A partir de 1992, l’US-RDA a connu trois décennies d’errements et des résultats politiques mitigés, suscitant frustrations et amertumes, par défaut d’une suite concrète et utile à l’immense espoir qu’avait suscité la reprise des activités du Parti. Face à ce constat d’énormes gâchis, les camarades se sont livrés à une analyse objective, approfondie et sans complaisance de la situation, puis ils ont fait leur mea-culpa et se sont jurés : ‘PLUS JAMAIS ÇA’.

En conséquence, ils ont décidé de se retrouver pour préparer la reconstruction du RDA, sinon au moins sa reconstitution. En effet, la première bien que sérieusement considérée, s’était rapidement avérée impossible, telle une glace qui se brise sous le poids des égos et ambitions se développant dans des directions opposées. En revanche, j’ai l’intime conviction que la reconstitution de la grande famille RDA est tout à fait faisable, ce qui conduirait au retour en son sein de tous ses enfants.

Pressenti au départ comme un rêve ou une utopie, il devenait nécessaire de tenir compte de la multiplicité des facteurs handicapants. Ces derniers étaient :

  • Premièrement, la réalité des égos et ambitions déjà évoquée plus haut ;
  • Deuxièmement, le contexte géopolitique du SAHEL, y compris celui de la Nation malienne, qui avait radicalement évolué du fait de l’extension de l’insécurité et de larges mouvements de populations qui s’en sont suivis, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. La paupérisation des communautés a  fragilisé de manière adverse les relations continues que nous entretenions avec nos bases ;
  • et troisièmement, les effets malheureux des assauts répétitifs de nos adversaires politiques, car la politique en tant que domaine social d’activité et de compétition par excellence, reste volatile et assurément conflictuelle.

Toutefois, malgré ces facteurs chronophages, la reconstitution est bien devenue une réalité tangible et visible, car guidée par une idée sublime et une volonté inébranlable, qui elles, se révèlent être au-dessus de toute épreuve.

Aussi, la rencontre du 22 septembre 2021 dans la salle mythique du Lycée Technique de Bamako a-t-elle été la consécration de ces retrouvailles. Les camarades se sont rencontrés, se sont concertés, se sont parlé et ils ont convenu d’un minima d’entente mutuelle, en faisant preuve de bonne foi, de pragmatisme et de réalisme.

De fait, la réunification de notre parti que nous avions longtemps appelé de tous nos vœux pendant plusieurs années, a été concrétisée par l’acte de fusion signé le 20 décembre 2021, puis inscrite dans le marbre par le récépissé N° 004/MATD-DGAT du 7 février 2022 qui en a formellement consacré son existence juridique.

Le Parti a ainsi repris ses activités, officiellement, effectivement, pleinement et entièrement, à l’intérieur du pays et dans la diaspora. Des bureaux de sections ont été mis en place dans plus des trois quart des circonscriptions de l’ancien découpage administratif ; toutes choses qui conformément à nos textes auront permis de convoquer le présent Congrès.

Nous nous retrouvons ainsi en ce jour du 26 octobre 2024, dans le mois même qui a vu la naissance du Rassemblement Démocratique Africain le 19 octobre 1946 et de l’US RDA le 22 octobre suivant. Ce Congrès qui nous réunit aujourd’hui, dans cette ferveur de convivialité et de fraternité militante, bannit toute idée de confrontation stérile et de division qui aurait pu naitre de sentiments d’appartenance à des entités différentes.

Camarades militantes et camarades militants,

Acceptez qu’en votre nom à tous, je rende grâce à Dieu le tout-puissant, pour nous avoir conféré les moyens moraux, intellectuels et physiques afin de tenir notre engagement commun. Nous nous retrouvons avec la liberté de choix et d’opinion dans le but de faire recouvrer à notre Parti la sérénité. Nous allons désormais nous tourner vers la promotion de nos valeurs fondatrices que sont : le patriotisme, la disponibilité, l’engagement, la constance, la franchise, la sincérité, la compétence et un militantisme vrai.

Aussi, me plaît-il de saluer en chacune et chacun de vous, camarades, singulièrement en nos militantes et militants à la base, qui dans l’anonymat total et le plus grand désintéressement, ont contribué à honorer tous les contrats de courage et qui ont largement consenti à faire les sacrifices nécessaires pour permettre l’implantation effective du RDA-Mali sur le terrain.

Camarades, soyez donc fiers de votre Parti, qui à n’en pas douter, ne marchandera aucune action nocive qui mettrait en jeu l’honneur, le bonheur et la prospérité du vaillant Peuple malien, ce peuple meurtri et marqué par la brutale rupture de sa marche et les événements du sinistre 19 novembre 1968.

Ce peuple du 22 octobre 1946, du 22 Septembre 1960, du 20 janvier 1961 et du 26 mars 1991, ce peuple de SOUNDIATA KEÏTA, de KANKOU MOUSSA, de TIEBA TRAORE, de BABEMBA, de FIRHOUN, de SONY ALIBER, d’ASKIA MOHAMED, de MAMADOU KONATE, de MODIBO KEITA et de leurs compagnons qui nous observent de l’au-delà, ce peuple dis-je est le vôtre.

Vive le RDA- Mali. Vive le RDA- Mali.  Vive le RDA- Mali.

Nous voudrions nous réjouir de la présence remarquée de nos camarades des Partis amis et regroupements politiques et associatifs du Mali. C’est le gage de leur soutien et l’expression d’une chaleureuse fraternité dans le difficile et exaltant combat commun qu’exigent l’intérêt général au service du Mali, fondements réels de nos actions isolées ou collectives.

Notre appartenance à cette terre du Mali et le destin commun qu’ensemble nous devons assumer, nous condamnent à cultiver l’amitié et la solidarité dans le déroulement de nos relations. J’en veux pour preuve, l’avènement de la Transition dans notre pays à la suite des évènements du 18 août 2020. Merci de l’avoir compris.

Camarades présidents et représentants des partis politiques,

 La Transition est une étape que nous traversons ensemble. En effet, bien avant la rupture de l’ordre constitutionnel normal, une réalité nous frappait tous autant que nous sommes. Par la multiplicité inutile d’opinions contradictoires et de positionnements incompris, la classe politique de notre pays, notamment son leadership, perdait de sa valeur aux yeux des populations. Triste réalité que nos adversaires de tout bord, se fermant les yeux sur la réalité nouvelle, cherchent à entretenir et à exploiter.

Ce constat que nous faisions tous, et qui s’est malheureusement renforcé sous la Transition en raison même de la nature éphémère de celle-ci, doit être      un nouveau facteur d’unité pour les acteurs politiques que nous sommes. En effet, la période de Transition devrait être une étape d’inclusion et de participation dans la vie de notre Nation, durant laquelle il n’y a pas de place pour une opposition ou une majorité.

La réussite d’une telle période repose sur la participation positive et sincère de tous en vue d’un avenir meilleur et d’une stabilisation de notre pays. Force est de constater que le dynamisme de l’activité des partis politiques a été largement freiné au cours de ces dernières années.

Certains épisodes ont été marqués encore récemment, par la suspension temporaire de toutes les activités politiques des Partis et de certaines organisations de la Société Civile.

Ces réalités nous enseignent que sous nos cieux, les partis politiques sont souvent et indistinctement frappés d’un même bâton. Que lorsque nous naviguons entre nous à contre-courant, et que nous nous adonnons à autre chose qu’à des débats d’idées constructifs et pertinents, c’est en réalité notre propre tombe que nous creusons.

Il n’ya pas de meilleure période qu’aujourd’hui pour nous rendre compte de notre obligation commune, celle de mettre les intérêts de notre peuple et le devenir du Mali au-dessus de tout, celle de savoir nous unir tel qu’exigé par l’urgence et la sévérité des diverses situations. Il est donc salutaire d’être unis autour de l’essentiel, car la Transition conformément à sa définition, est appelée à prendre fin, pour permettre au pays de renouer avec une politique saine et constructive, dans un chemin plus vigoureux de développement économique, le pragmatisme dans l’espace public et l’ouverture nécessaire vers un avenir prometteur.

A cet effet le RDA-Mali réitère notre demande faite aux autorités de la Transition de décider des mesures de clémence et de libérer les dirigeants des partis et associations politiques qu’elles ont récemment incarcérés. C’est à ce prix qu’elles jetteront les bases d’un retour effectif et stable à un climat de confiance mutuelle. C’est ensemble que nous pourrons sereinement et efficacement conduire la Transition à son terme.

Il nous plait de rappeler qu’il s’agit bien désormais de reconstruire l’unité nationale du Mali, de revoir nos modes de gouvernance, de rationaliser et renforcer nos institutions, de réécrire, selon les besoins, nos textes fondamentaux, de réorganiser notre carte politique et administrative. C’est pour cela que la contribution diversifiée et positive de tous les fils du pays, sans exception, sera nécessaire.

 Nous disons aussi aux autorités du pays que les partis politiques ont un rôle à jouer dans la vie de la nation, aussi faut-il rappeler le chapitre II de la Constitution qui en son article 39 prescrit, je cite « Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent librement leurs activités dans les conditions déterminées par la loi »fin de citation.

La plupart du temps, les activités de plusieurs partis politiques se limitent à la mobilisation « des électeurs » à la veille des scrutins électoraux. Cependant, l’Etat se doit de valoriser les partis politiques qui se démarquent par leur contribution notable à l’éveil de la conscience civique et morale des citoyens tout au long de l’année.

A cet égard le rôle des partis politiques de formateur du citoyen mérite le financement public de l’Etat quelle que soit sa forme.

Je voudrais vous souhaiter à tous un agréable séjour à Bamako.

En souhaitant à tous les Congressistes un plein accomplissement, je déclare solennellement ouverts les travaux du Congrès du RDA-Mali.

Vive le RDA-Mali,

Respectueux du Passé, Confiant en l’Avenir

Vive la République.

Je vous remercie.

Vive le RDA-Mali, Vive le RDA-Mali, Vive le RDA-Mali,

El Hadji Baba HAIDARA,

Président, RDA-Mali

 

 

 

 

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