jeudi 16 avril 2026
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Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se retirent de la Francophonie : A quand le retrait de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, UEMOA ?

Par L'Alternance 3,360 vues
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se retirent de la Francophonie : A quand le retrait de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, UEMOA ?

La brouille diplomatique va crescendo entre la France et trois de ses anciennes colonies. Après la rupture diplomatique, avec l’expulsion des ambassadeurs de la France de ces trois pays et celle relative à la coopération militaire,  sans surprise le Mali, le Burkina Faso et le Niger viennent de se retirer de l’Organisation Internationale de la Francophonie, OIF. Ce retrait est la conséquence logique de la suspension de ces trois pays de l’organisation après que les militaires aient perpétré des coups d’Etat  dans ces trois pays sahéliens mettant un coup d’arrêt au processus démocratique, toute chose qui est contraire aux principes de l’organisation dont l’une de ses devises est la promotion de l’Etat des Droits et de la démocratie. Sous prétexte de ne pas les aider à défendre leur souveraineté et de n’avoir pas accompagné les trois pays en crise, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont tourné le dos à l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le retrait des trois pays de l’AES aura-t-il des conséquences ? A quand celui de l’UEMOA dont la France est garante ?

L’Organisation Internationale de la Francophonie a pour but de promouvoir la langue française à travers la diversité culturelle et linguistique, mais aussi et surtout faire la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’Homme. Sachant bien que pour atteindre ce but il faut promouvoir le développement c’est pourquoi elle appuie l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche et enfin elle fait la promotion  du développement et de la coopération économique au service du développement durable. Composée de 93  pays membres, l’organisation comprend également des pays non francophones, mais intéressés par le riche programme de l’OIF. C’est pourquoi la langue française est la 5e langue la plus parlée après le chinois, l’anglais, l’espagnol et l’arabe avec plus de 300 millions de locuteurs. Au fil du temps et de l’évolution l’organisation Internationale de la Francophonie a ajouté d’autres cordes à son arc pour la rendre plus attrayante en créant un espace de solidarité fondé sur les principes d’humanisme, de démocratie et de respect de la diversité des cultures et des langues. N’est-il pas indispensable aujourd’hui de créer des grands ensembles à l’image de la francophonie, surtout compte tenu  de l’évolution géopolitique sur la scène internationale, ne laissant aucune place aux faibles et exigeant des pays de se mettre ensemble pour exister ? Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, en décidant de se retirer de l’OIF, ont encore rétréci le nombre de leurs partenaires et se sont isolés davantage. Comment peut-on cracher sur des relations entre les pays de l’AES et 90 autres pays qui composent l’OIF en ne comptant que sur celles qui sont bilatérales ?

Le retrait du Mali, des trois pays de l’AES aura-t-il des conséquences ?

Comment peut-on se retirer d’une organisation comme l’OIF qui au-delà de la promotion de la langue française, a toujours accordé la priorité aux jeunes et aux femmes, elle a également fait la promotion de l’entreprenariat et a permis l’accès à l’éducation, à la formation, à l’innovation grâce aux outils numériques. Que dire de la promotion de la paix, de la démocratie et des Droits de l’Homme ? En quittant l’OIF au nom du souverainisme, les pays de l’AES ont fait le choix de se priver de tous ces avantages et de tous les projets structurants que l’organisation finançait ou sur le point de le faire. Comment comprendre qu’au moment où des pays anglophones comme l’Egypte ; le Ghana et le Nigéria  se bousculent au portillon de l’OIF pour bénéficier ou tout au moins élargir leur base diplomatique voir économique, d’autres pays par contre décident de se recroqueviller sur eux-mêmes en s’isolant. Les trois pays de l’AES qui ont fait le choix de se retirer de l’OIF ne semblent pas mesurer les conséquences de leur acte et surtout ses impacts négatifs sur les peuples qui, de  grands bénéficiaires, en sont devenus les grands perdants. En somme, le retrait des pays de l’AES de la francophonie isole non seulement davantage les trois pays, mais aussi et surtout fait perdre à ces  pays des avantages certains.

A quand le retrait de l’UEMO dont la France est garante ?

Cette question taraude l’esprit de bon nombre d’observateurs, qui disent ne pas comprendre comment les Etats de l’AES pourraient nourrir une telle inimitié avec la France et continuer d’utiliser une monnaie garantie par cette même France ? C’est certainement une question de temps sinon ils n’ont aucune raison de demeurer membres de l’UEMOA alors qu’ils ont rompu totalement et violemment avec la France. Ils ont intérêt à aller vite pour ne pas être mis devant le fait accompli, car la CEDEAO projette de créer l’Eco en 2027, donc l’AES a 1 an et 9 mois pour réaliser son projet de création de monnaie au risque d’être seulement trois à consommer le CFA en Afrique de l’Ouest. La création d’une nouvelle monnaie est devenue une nécessité pour les pays de l’AES s’ils ne veulent pas être confrontés aux dures fluctuations monétaires avec une instabilité financière chronique qui aura comme conséquence l’inflation.

En définitive, le problème est que les trois pays de l’AES ne se posent jamais la pertinente question de savoir si en traitant  à tort la France comme l’ennemi juré,  source de tous nos maux , nous  risquons également de nous brouiller avec un nombre important de pays alliés de  la France  qui a l’une des diplomaties les plus actives et les plus respectées au monde.  Les trois pays de l’AES auraient dû intégrer ces données avant d’agir.  En prenant des décisions sans au préalable penser aux solutions alternatives pour minimiser les conséquences, ils courent le risque d’être désavoués par leurs peuples. C’est d’ailleurs  pourquoi leurs décisions ne mobilisent plus autant de foule pour les soutenir, elles passent inaperçues car une frange importante ne se reconnait plus en elles  et se montre  indifférente.

Youssouf Sissoko

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Commentaires (14)

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S
Siriki il y a 1 an

Les 2 anonymes s'étripent sur malijet.com (ci-dessous, un dit que le proverbe est ivoirien, c'est l'anonyme N°1 et l'anonyme N°2 dit que c'est un adage du Maliba, le "berceau" des Mandéka !! Aboubacary Siriki est mort de rire !! Il y a l'anonyme que Siriki connaît bien ; c'est un Bamanan, un Mandéka, comme Aboubacary Siriki !! Il a fait ses études à St Étienne ; puis, un doctorat en sciences économiques à Orléans ; c'est l'ami de Bocoum !! Cet anonyme là est très courtois dans ses posts, puisqu'il a été bien éduqué en Côte d'Ivoire ; et pour rien au monde, il ne me manquerait de respect !! Par contre l'anonyme N°2 est un Toucouleur, il est d'un âge respectable ; il n'est pas de notre génération, puisqu'il dit avoir fait des études de médecine à Dakar, au temps où feu Boubeye faisait ses études de journalisme (feu Boubeye était un Tonton pour Anonyme N°1 et moi) !! Ce 2ème anonyme, au lieu de faire preuve de sagesse, passe son temps à se focaliser sur la forme de mes posts, jamais sur leurs fonds (pas de T à soit-disant) ; et ne fait que m'insulter !! LOL !! Il y a longtemps que Aboubacary Siriki s'était rendu compte qu'il y a 2 maliens qui utilisent le même avatar "Anonyme" ; (anonyme N°1 n'est mais pas un être bipolaire) ; mais, Aboubacary Siriki voulait découvrir qui se cache derrière Anonyme N°1, nettement plus éduqué, plus tolérant dans ses commentaires et qui a de la sympathie pour ses frères ivoiriens !! C'est sûrement l'anonyme N°2 qui avait créé un compte Siriki, pour publier des posts afin de me discréditer sur malijet.com ; mais, il a fini par abandonner son aventure sordide ; parce qu'il est très difficile de se faire passer pour Aboubacary Siriki !! LOL !! Sacrés maliens grandes gueules !! Merci.

Anonyme il y a 1 an

Ben voyons,siriki de merde,personne ne t'a invité sur malijet ! Fiche nous la paix avec tes problèmes politiques ivoiriens !!!

Anonyme il y a 1 an

Pauvre siriki, tu restes dans ton rêve ! Moi je n'ai jamais mis les pieds ni à Orléans,ni à st Etienne. J'ai le fils de mon frère,qui a fait l'école des mines de st Etienne !!! Continue de rêver,mon con ,tu finiras par croiser la vérité !!!

Anonyme il y a 1 an

Tu es d'un ridicule sans nom ! Pourquoi veux -tu qu'on se grime en siriki ? Se grimer en vaurien,non merci !!!

S
Siriki il y a 1 an

Chez nous en Côte d'Ivoire, nous avons un adage populaire qui dit : "Les Yeux ne portent pas bagages ; mais, les Yeux savent bagages qui est lourd ; mais, c'est Bella (ethnie du Mali) qui s'entête" !! LOL !! Le bagage UEMOA est trop lourd à porter par les pays membres de l'AES !! LOL !! Koh : "Le Mali, le Burkina Faso et le Niger se retirent de la Francophonie : À quand le retrait de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, UEMOA" ? LOL !! Les dirigeants putschistes de l'AES sont certes des militaires ; mais, ils ne sont pas totalement idiots !! Ils savent que l'UEMOA n'est pas la CEDEAO, encore moins l'OIF ; les retraits de l'AES de ces 2 organisations n'ont eu aucune conséquence grave !! Par contre, sortir de l'UEMOA, c'est quitter la BCEAO ; donc, la descente aux enfers, pour des économies de l'AES déjà en difficulté, du fait de la guerre contre les Djihadistes !! Est-ce que vous entendez aussi les 2 populistes, Diomaye FAYE et Sonko, qui sont à la tête du Sénégal, s'en prendre au Franc CFA XOF ? Après 1 an, ils ont fini par comprendre les réalités du pouvoir !! LOL !!

Anonyme il y a 1 an

Faux,c'est un proverbe malien ! Nia te doni ta ,abé fin gurin don !!!

S
Siriki il y a 1 an

Aboubacary Siriki l'a dit à maintes reprises : c'est le nom CFA XOF qu'il faut changer, par le nom Afro ; et ce, au plus tard en 2027 ; les 3 dirigeants putschistes de l'AES le savent très bien !! Est-ce que vous les entendez s'en prendre à l'UEMOA et à la BCEAO !? Bien au contraire, le Mali et le Burkina ont récemment inauguré chacun, une nouvelle agence de la BCEAO à l'intérieur de leurs pays ; et les 3 pays de l'AES continuent de s'endetter à la BRVM, pour financer leurs déficits budgétaires !! L'intégration avance donc bien au sein de l'UEMOA ; et bientôt le siège de notre parlement communautaire sera inauguré à Bamako !! Quant au projet monétaire Eco de la CEDEAO, il est mort-né, depuis la sortie définitive de ces 3 pays de l'AES, de la CEDEAO !! Jamais, au plus grand jamais, les dirigeants putschistes de l'AES n'accepteront que la BCEAO change le nom Franc CFA XOF, par le nom Eco CEDEAO !! À bon entendeur, salut !! Merci.

A
Anonyme il y a 1 an

Quand on gère un pays comme sa propre famille,on finit toujours par quitter la route,parce qu'on y met de l'affect . Laissons nos rêveurs attitrés,affirmer que tous les maliens sont pour l'aes ! Quelle foutaise !

K
Kante il y a 1 an

le journaliste qui a écrit cet article vit dans quelle planète? tous les peuples de l' AES se reconnaissent dans les dirigeants de l' AES, et IB est le président le plus aimé de l' afrique!

MDR il y a 1 an

Les peuples se reconnaissent dans l'AES... grâce aux tubes de vaseline ?