samedi 21 février 2026
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Burkina Faso : le gouvernement demande un ajustement du rôle des agences onusiennes

Par La Nouvelle Tribune 3,043 vues
Burkina Faso : le gouvernement demande un ajustement du rôle des agences onusiennes
Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré

À Ouagadougou, le gouvernement a exprimé le besoin de réexaminer la façon dont le système des Nations unies conduit ses activités dans le pays. Selon une lettre officielle adressée à la représentation onusienne le 30 juillet 2025, les autorités jugent nécessaire de procéder à une analyse conjointe afin de vérifier la pertinence et l’efficacité des actions engagées.

La lettre relève plusieurs sujets de désaccord, parmi lesquels l’arrivée de consultants internationaux recrutés sans implication en amont des instances nationales, la place réduite accordée aux professionnels locaux face aux travailleurs venus de l’extérieur, et la tendance à cibler en priorité les emplois occupés par des Burkinabè lorsqu’il faut réduire les effectifs pour raisons budgétaires.

Une volonté d’harmoniser les priorités

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, souhaite que les programmes menés par les agences onusiennes s’articulent davantage avec la stratégie nationale de développement, telle que définie par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. L’objectif affiché est de garantir que les projets internationaux viennent soutenir les priorités nationales plutôt que de les orienter.

Un repositionnement dans un contexte régional plus large

Cette prise de position intervient alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest cherchent à renforcer leur souveraineté dans la conduite des politiques publiques. Pour le Burkina Faso, cette redéfinition des relations avec l’ONU pourrait déboucher sur de nouvelles modalités de coopération, privilégiant une plus grande intégration des ressources locales dans les projets soutenus par la communauté internationale.

.........La Nouvelle Tribune

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Commentaires (7)

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K
Kone Allagnan il y a 6 mois

Chasser ces agences onusiennes serait la solution. Pas de demi-mesure!

C
Citoyen lamda il y a 6 mois

Je pense que cela va aider les 2 parties. Pour les agences UN cela leurs permettrait de fermer les programmes ou projets dont l'Etat ne voit plus de pertinence. Les agences à mon avis seront plus à l'aise et leur responsabilité ne sera pas mise en cause car on dira que c'est le gouvernement qui a fait. L'intérêt pour le gouvernement est de se faire respecter et d'envoyer un message fort aux citoyens Lamda que c'est l'Etat qui a le contrôle de tout. Maintenant L'intérêt pour la population est de faciliter leur sevrage de ce stupéfiant d'aide humanitaire. Bien vrai que les besoins sont palpables, la population de la région AES doit impérativement travailler et abandonner la dépendance aux aides extérieures pour mieux réaliser la souveraineté . " celui chez qui tu manges matin midi et soir pourra s'attendre à ce que tu participes à ses courses de la maison ".

Anonyme il y a 6 mois

C'est plutôt "lambda" mon con ! On peut être ancien ministre ,et nul a chier ! l'Afrique en à l'habitude,ce qui a conduit à sa perte ! Nous voulons de la compétence au pouvoir, qui existe au pays,et dans la diaspora !!!

W
Wassim Nasri il y a 6 mois

Ah oui ! Il était temps de tirer les leçons de double face des institutions ONU. Organisation non Uni !!!!! Organisation impérial de l'occident pour continuer à colonisé des nations. Il faut tiré les vers de cette plaie mondiale ( la suprématie blanche)

Anonyme il y a 6 mois

Va te cultiver ,au lieu de pérorer inutilement !

Anonyme il y a 6 mois

"Tiré des vers" : si tu veux écrire des poèmes, vas-y , on va regarder ça avec indulgence