L’Alliance des États du Sahel condamne la persécution des activistes panafricanistes
L’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a condamné les sanctions et autres mesures prises à l’encontre des activistes du mouvement panafricaniste. C’est ce qui ressort d’un communiqué des ministres de la Justice et des Droits de l’homme des pays membres de l’AES.
L’AES a qualifié d’illégales et d’inhumaines les mesures appliquées contre les militants panafricanistes. Il s’agit notamment de l’arrestation illégale, ayant conduit à la mort dans des circonstances suspectes, du blogueur Alino Faso (Alain Christophe Traoré) en Côte d’Ivoire, des sanctions imposées par l’Union européenne à l’égard de Nathalie Yamb, ainsi que de diverses formes de persécution d’autres sympathisants du mouvement.
Les membres de l’AES ont unanimement dénoncé ces actions visant les activistes, y voyant une violation des droits humains inaliénables. L’Alliance a exprimé ses condoléances à la famille du blogueur Alino Faso, ainsi que sa solidarité avec Nathalie Yamb et les autres panafricanistes.
« Les Ministres chargés de la Justice et des Droits de l’Homme de la Confédération AES réaffirment leur soutien indéfectible à tous les militants panafricanistes qui, en Afrique et dans la Diaspora, se battent pour l’émancipation totale du continent », souligne le document.
Le samedi 23 août, au Burkina Faso, ont eu lieu les funérailles d’Alino Faso, décédé en détention en Côte d’Ivoire. Pendant plusieurs années, le blogueur animait des comptes très suivis sur les réseaux sociaux, réunissant plus de 400 000 abonnés. Dans ses publications, il exprimait régulièrement son soutien au gouvernement de transition du Burkina Faso dirigé par Ibrahim Traoré. Début 2025, M. Faso avait été arrêté en Côte d’Ivoire, accusé de « collusion avec des agents d’un État étranger ».
Par ailleurs, le représentant adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitri Tchoumakov, avait déclaré lors d’une réunion du Conseil de sécurité que l’AES devait bénéficier d’un soutien collectif, les pays de l’Alliance constituant « le principal front de la lutte contre les groupes terroristes en Afrique de l’Ouest ».