samedi 21 février 2026
Contact
Malijet

Niger : Tiani maintient la fermeture de la frontière béninoise

Par Apanews 1,401 vues
Niger : Tiani maintient la fermeture de la frontière béninoise

Le président Abdourahamane Tiani appelle à garder la frontière avec le Bénin fermée et à maintenir la vigilance face aux pressions extérieures et aux risques sécuritaires dans la région sahélienne.

Le président de la République du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a affirmé samedi que la frontière avec le Bénin restera fermée tant que la situation sécuritaire n’évoluera pas du côté béninois. Il a tenu ces propos lors d’un meeting à Gaya, localité frontalière, tout en saluant les efforts et les sacrifices des Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

« Tant que la situation n’évoluera pas du côté béninois, le Niger n’a d’autre choix que de maintenir cette frontière fermée. L’ouvrir reviendrait à trahir les aspirations du peuple nigérien », a déclaré le président Tiani. Il a accusé le Bénin de servir de relais à des manœuvres hostiles, en accueillant « des soldats français et belges » et en permettant aux puissances occidentales de « financer et soutenir le terrorisme pour déstabiliser les pays de l’AES ».

Le chef de l’État nigérien a rappelé que, lors du retrait des forces françaises de son territoire, certaines troupes s’étaient repliées via le Bénin, mentionnant également la présence au port de Cotonou du porte-hélicoptère amphibie Tonnerre avec « des milliers de soldats français ».

Ces déclarations interviennent alors qu’en août dernier, le Bénin avait tenté de tendre la main aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) en invitant le Burkina Faso et le Niger à participer au défilé militaire du 1er août marquant le 65è anniversaire de son indépendance. Contrairement à la Côte d’Ivoire qui avait dépêché un détachement militaire, Ouagadougou et Niamey n’avaient envoyé aucune troupe. Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, avait pourtant justifié ces invitations par le fait que « nos populations sont les mêmes de part et d’autre des frontières ».

Le climat sécuritaire demeure préoccupant dans la sous-région. En juin dernier, une attaque jihadiste dans l’Alibori avait causé la mort de 54 soldats béninois. Cotonou avait alors dénoncé un « dispositif insuffisant de l’autre côté des frontières », facilitant selon lui l’offensive revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).

« L’ennemi bénéficie de renseignements et nous surprend dans nos moments de relâchement. La vigilance doit être permanente au sein des forces », a martelé le président Tiani, appelant ses troupes à s’inspirer de l’histoire de la résistance nigérienne.

.........APA

Partager:

Commentaires (1)

Laisser un commentaire

O
Observateur il y a 3 mois

Ils sont aussi présents en côte d'Ivoire et au Sénégal notamment dans ces centres de coordination d'appui aux terroristes. Il s'agit des points d'appui logistique et de renseignements aux terroristes. Ils font même de l'espionnage satellitaire. Face à la concurrence, la France n'a pas les moyens de sa politique. Dans les pays francophones Africans, la France a toujours eu tous les contrats sans aucun effort commercial