jeudi 16 avril 2026
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Suspension des opérations de la Banque mondiale : Le Mali face aux conséquences !

Par L'Aube 228 vues
Suspension des opérations de la Banque mondiale : Le Mali face aux conséquences !

La Banque mondiale annonce la suspension de ses opérations en raison de la crise socio-politique en cours au Mali

 

La mise en œuvre des projets et programmes de développement contribue, avec le concours des partenaires techniques et financiers, à la création de l’emploi, l’amélioration du capital humain, la fourniture des services de base et la lutte contre la pauvreté. Ils constituent des instruments opérationnels de mise en œuvre des politiques publiques définies par les pays bénéficiaires. Dans ce cadre, plusieurs partenaires multilatéraux et bilatéraux comme, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, la Banque Ouest Africaine de Développement, l’Agence Française de Développement etc… interviennent dans le financement des projets et programmes de développement du Mali.

 

Faisant suite aux évènements du 24 mai 2021, en plus des sanctions de la CEDEAO et l’UA, la France et les USA, la Banque mondiale a demandé à ses services de décaissement d’observer une pause des décaissements, jusqu’à un retour à une situation normale. Il y a nécessité de signaler que la Banque mondiale représente plus de 1,5 milliards de dollars en termes de financement de projets au niveau du secteur public malien à travers l’Association Internationale de Développement (IDA).

Cette pause se traduit par le non-traitement des demandes de décaissements reçues après le 24 mai 2021, et de celles reçues mais non traitées avant le 24 mai. En effet, ces difficultés ou contraintes touchent de ce fait tous les projets et programmes de l’institution de Bretton Woods en cours d’exécution au Mali.

Le Mali rencontre déjà des difficultés dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes de la Banque mondiale, notamment l’insécurité dans certaines zones d’intervention des projets ; l’impact de la pandémie de la Covid 19 qui a entraîné l’arrêt ou le ralentissement considérable des activités, par ricochet des décaissements ; la lenteur répétitive dans le processus de passation des marchés ; les lenteurs observées dans le démarrage de certains projets.

La prolongation de la crise socio-politique affecte non seulement la population malienne et surtout les plus vulnérables qui sont les bénéficiaires directs et indirects, mais aussi la viabilité des projets du portefeuille de la Banque mondiale, qui ont dû arrêter temporairement le traitement des demandes de décaissements soumises et les paiements aux fournisseurs de services après les évènements récents du 24 mai 2021. Il faudra dire que cette malheureuse situation met à risque des années de construction en capacité humaine et physique, ainsi que l’intégrité du portefeuille de la Banque mondiale. Face à cette situation, la Banque mondiale a initié une démarche visant à sauvegarder les acquis physiques et humains des différentes Unités de Gestion des projets (UGP) et de régler un certain nombre de problèmes fiduciaires et administratifs, tels que les dépenses récurrentes de fonctionnement et les contrats faisant l’objet d’exceptions aux mesures de pause temporaire des décaissements.

Cette décision peut faire l’objet d’une sanction croisée par d’autres banques multilatérales de développement et partenaires de développement en vertu de leur Accord pour l’exécution mutuelle des décisions de sanction. Pour éviter d’autres mesures répressives et alléger celles déjà prises, les autorités maliennes devront, dans les plus brefs délais, mettre en œuvre les recommandations issues du sommet extraordinaire des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO.

Djibril Touré

 

 

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Commentaires (5)

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F
Fanga 10020 il y a 4 ans

Très bon commentaire !

C
cissé il y a 4 ans

Monsieur l'initiateur de cet article, à ce que je sache, derrière la sanction politique indiquée par la CEDEAO, elle n'a pas notifié de sanctions économiques officielles. Cette fois, la CEDEAO a fait preuve de pragmatisme et de réalisme. C'est le même comportement qu'aurait dû adopter toutes les organisations internationales. Malheureusement, c'est un acharnement incompréhensible, pour imposer ses positions par rapport à la nomination d'un Premier Ministre et des Membres du Gouvernement d'un pays souverain. Cela s'appelle de l'ingérence dans les affaires intérieures du pays. Pendant ce temps, les Gouvernants qui ont tripatouillé leurs Constitutions pour se pérenniser au pouvoir, sont amadoués par ces mêmes organisations internationales. C'est cela la démocratie en Afrique, n'est-ce pas ? C'est à cause de la mauvaise gestion de l'ETAT par les gouvernants politiques depuis belle lurette, que le Mali se retrouve dans cette mauvaise passe. Rassurez-vous, le patriotisme, transparence et la rigueur notamment dans la gestion des ressources minières, seront les vertus qui vont permettre de repartir sur de bases saines, sans avoir besoin d'un endettement extérieur au détriment du bien être des populations, comme cela a été le cas durant plusieurs années. L’esclave qui n'est pas capable d'assumer sa révolte, ne mérite pas que l'on s’apitoie sur son sort. MALIBA

D
Djibril Boire symasor san il y a 4 ans

objectif soutenu analyse élaboration le rapport Triennal impact financement Aide Développement publique ADP commune urbaine san environnements extension pour cause indice des USAGERS SCAP Merci a vos compréhension

D
Djibril Boire symasor san il y a 4 ans

objectif soutenu analyse élaboration le rapport Triennal 2017 2021 la TDRL enregistré impact la Revue sectoriel conjointe sou secteur agriculture et éducation commune urbaine san environnements extension pour cause indice des USAGERS SCAP Merci a vos compréhension

A
Anonyme il y a 4 ans

Le colonnel saura enfin,que l'on ne peut pas tout se permettre.