jeudi 16 avril 2026
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Lutte contre le terrorisme au Mali : Vers une retraite de la France et de l’UE

Par Nouveau Réveil 284 vues
Lutte contre le terrorisme au Mali : Vers une retraite de la France et de l’UE

La France et l’Union européenne vont décider cette semaine de leur présence militaire au Mali. Le processus est en branle et devrait aboutir à la fin de cette semaine à une série de décisions concernant l’engagement français et européen au Mali.

 

Ce lundi, une réunion par visioconférence des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se tiendra pour évoquer l’avenir de la force militaire européenne regroupée au sein Takuba. Un premier rendez-vous qui devrait acter le retrait quasi probable des troupes françaises et européennes au Mali.

L’ancienne puissance coloniale, dont plusieurs milliers de soldats sont engagés depuis 2013 contre les groupes jihadistes actifs sur le territoire malien et dans les pays voisins, va-t-elle enfin retirer ses troupes de la région ?

Le G5 Sahel à Paris

« La situation ne peut pas rester en l’état », a déclaré mardi 1er février le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal, donnant ainsi le sentiment que la France envisage désormais toutes les hypothèses y compris un retrait de ses troupes du Mali.

À ce titre, Emmanuel Macron a convié ce mercredi 16 février, les chefs d’État du G5 Sahel notamment le président nigérien Mohamed Bazoum, le Tchadien Mahamat Idriss Déby et le Mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. Une rencontre à laquelle le président français n’a pas invité les autorités de la transition burkinabé et malienne.

Le président de l’Union africaine Macky Sall et le président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) le Ghanéen Nana Akufo-Addo seront de la partie tout comme le Conseil européen Charles Michel, et du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

À l’issue de cette rencontre, Paris et ses partenaires de l’Union européenne vont informer l’UA et la Cedeao des décisions prises sur leur engagement au Mali. La réorganisation du dispositif dans les autres pays sahéliens voisins et son extension aux pays du golfe de Guinée sont aussi à l’étude.

Invoquant la souveraineté nationale, les autorités de la transition malienne entendent se maintenir plusieurs années au pouvoir, le temps selon elle de « refonder les bases de l’État et restructurer les forces armées et sécurité » du pays plongé depuis 2012 dans une grave crise sécuritaire liée à la présence de plusieurs groupes jihadistes sur une grande partie du territoire malien, le Nord et le Centre notamment.

Le pouvoir de Bamako inflexible

Durant les premiers mois après la prise du pouvoir par les militaires à Bamako, Paris s’était pourtant montrée conciliant vis-à-vis des putschistes maliens. Mais les rapports entre les deux parties se sont brusquement dégradés lorsqu’en mai dernier les colonels qui avaient entre-temps installé un président et un premier ministre à la tête d’un gouvernement de transition avaient décidé de débarquer les deux hommes confiant la présidence de l’État au chef de la junte, le colonel Assimi Goita.

La crise s’est, ensuite, aggravée quand quelques jours plus tard, la France a brandi la menace de retirer ses militaires engagés, depuis 2013 au Mali et au Sahel dans le cadre d’une opération de lutte contre les groupes jihadistes, avant de se rétracter finalement pour annoncer une simple réduction de ses troupes et une restructuration de son dispositif militaire sur le terrain.

Évoquant alors « un abandon en plein vol », les autorités de Bamako avaient, dans la foulée, menacé de faire appel à d’autres partenaires extérieurs, donnant ainsi crédit à ce qui n’était à l’époque qu’une simple rumeur comme quoi elles souhaiteraient solliciter la Russie pour l’envoi d’éléments appartenant à la très sulfureuse compagnie militaire privée russe Wagner, accusée d’exactions en Syrie, en Libye et en Centrafrique.

La France qui n’a jamais caché son hostilité à une telle perspective n’avait, depuis lors, cessé de mettre en garde Bamako et Moscou contre cette éventualité qui, depuis peu, serait devenue finalement une réalité, selon plusieurs sources diplomatiques occidentales en poste au Mali.

Les sorties musclées de responsables des deux pays, devenues quasi quotidiennes ces dernières semaines, n’ont pas contribué à apaiser la tension.

Commentant les décisions prises contre les autorités de transition par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a infligé le 9 janvier une série de sévères sanctions diplomatiques et économiques au Mali, le colonel Abdoulaye Maïga, ministre et porte-parole du gouvernement malien, s’était livrée à une attaque virulente contre la ministre française des Armées, Florence Parly et la France, qu’il a accusée de chercher à diviser les Maliens, « d’instrumentaliser » les organisations sous-régionales et de conserver ses « réflexes coloniaux ». Le colonel malien avait alors sommé Mme Parly de se taire.

Cyrille Coulibaly

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Commentaires (3)

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T
TellyOziris il y a 4 ans

Au lieu de devenir des forces de division et d'occupation, Barkhane et Takuba doivent se retirer après 9 ans de présence sans résultats. À l'arrivée des forces françaises, les GAT étaient au Nord seulement et on parlait d'insécurité résiduelle, elles ont comploté avec le diable, empêché les FAMA d'aller à Kidal. Ce dernier alors est devenu une sanctuaire où des terroristes s'organisent pour mener des attaques au centre, au sud et dans les pays voisins. Raison pour laquelle le Mali ne veut plus de vous, le lien de confiance est brisé. France s'acharne parce que les autorités maliennes ont choisit l'intérêt du peuple, une stratégie politique et des partenaires que Paris juge nuisibles à ses intérêts géopolitiques. Coût d'État, légitimité, Wagner sont des prétextes, comme lutte antiterroriste au Sahel, en Afghanistan, armes de destruction massive en Iraq, Qaddafi en Libye, Assad en Syrie, etc. Précisons que Wagner c'est pas des mercenaires, c'est une entreprise de sécurité ayant des liens étroits avec l'armée donc reconnue par l'Etat Russe. C'est comme la Légion étrangère. Peu importe le Mali est souverain, les autorités sont légitimes, dignes de confiance et soutenue par la grande majorité des maliens. Continuons d'être unis et solidaires, obligeons les occidentaux à nous laisser prendre notre destin en main, d'être libres et indépendants dans tout y compris le choix des partenaires. C'est ainsi que l'Afrique se développera.

M
Madi il y a 4 ans

Il faut se rappeler que la junte en arrivant au pouvoir n'avait jamais envisagé de rupture avec la France. Amissi dans ses discours avait clam son attachement à collaborer avec la France. On peut le vérifier dans tous ses discours. Il n'vait jamais mis en cause la France de quelque manière que ce soit. Tout a basculé quand la junte a eu l'idée de se maintenir au delà des 18 mois de transition en renversant Bah NDaou puis l nomination de Choguel qu'on n'avait connu "indépendantiste' anti impérialiste auparavant. C'est alors qu'à germé l'idée de de se tourner vers d'"autre partenaires" en l'occurrence la Russie qui n'a que Wagner à proposer et surfer sur la vague anti-française, mais sans jamais réellement envisager et encore moins les conséquences de départ des troupes françaises que la junte n'a d'ailleurs jamais jusqu'ici demandé. Cette ide de rester au pouvoir a ainsi causé une cascade de faux pas et de fuite en avant prétendument converti en patriotisme exacerbé qui va se terminer sur un mur. Lyad Ag Ali se frotte déjà les mains et se lèche les babines en ******** <sup><font color=#0066FF;>[masqué car insultes interdites sur Malijet !]</font></sup> les troupes étrangères plier bagages des régions du Nord. Il n'avait jamais espéré que la junte lui feraient un si beau cadeau. Rebonjour Gao et Tombouctou! Avec le nombre de combattant qui vont le rejoindre, ce n'est pas Wagner qui pourra l'arrêter. Il ne restera plus aux populations du Nord que de descendre tous à Bamako. On est dans de beau draps. Mais il n'est pas trop tard. Il y a encore une solution. Faire table rase de tous les projets de la junte, se mettre tous autours de la table, définir très rapidement un calendrier électorale et cette fois sans l'armée qui a trop travail sur le terrain, rediscuter avec tous nos partenaires pour organiser avec leur assistance les élections là où s'est possible et nous saurons nous reprendre en main.

D
diop mimi il y a 4 ans

64 90 18 05 rencontre a bamako avec jolie senegalaise je baiz tres bien suis agreable au lit