Restrictions budgétaires suite aux sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA: Le Ministre de l’Economie et des Finances en mission de sensibilisation sur la situation financière globale du pays dans tous les départements ministériels
Afin d'échanger et expliquer les dispositions prises par le gouvernement suite aux sanctions « illégales et illégitimes » de la CEDEAO et de l'UEMOA, le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Alousseini SANOU, multiplie ses actions de sensibilisation dans les départements ministériels.
Depuis le 9 Janvier 2022, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) lors d’un sommet extraordinaire à Accra, ont pris de lourdes sanctions contre la République du Mali notamment la suspension du pays des transactions commerciales et financières avec les Etats membres de la CEDEAO et de l’UEMOA, le gel des avoirs dans les banques centrales de la CEDEAO et dans les banques commerciales des Etats membres sans oublier l’embargo.
Ainsi, le gouvernement a pris certaines mesures pour riposter contre ces sanctions qu’il a qualifié « d’illégales et illégitimes » notamment des restrictions budgétaires. C’est pourquoi, le Ministre de l’Economie et des Finances effectue depuis un certain temps, des visites de courtoisie auprès de ses pairs. La dernière visite remonte au département de la Refondation où le Ministre, M. Alousseini SANOU était accompagné du Directeur National du budget M. Tidiane HAIDARA, le jeudi 24 Février 2022.
Avec comme objectif d’informer et d’expliquer les restrictions budgétaires en cours ainsi que les dispositions prises par le Gouvernement, le Ministre Ibrahim Ikassa Maiga, entouré par ses collaborateurs, se sont réjouis de ses éclaircissements qui contribueront à une meilleure compréhension et résilience face à cette situation. Ceux-ci ci se sont dit revivifiés dans leur engagement et leur soutien aux autorités pour la souveraineté de notre pays.
De même, M. Alousseini SANOU avait rencontré plutôt le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE courant la semaine dernière, accompagné par le Directeur national du Budget ainsi que le Chargé de Communication du Département de l'Économie et des Finances M. Mahamet TRAORÉ. Quant au Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE, il avait à ses côtés, le Secrétaire Général du Département, M. Oumar SOGOBA, le Chef de Cabinet, le Commissaire Divisionnaire de Police Seydou DOUMBIA, le Directeur Général de la Police nationale, l'Inspecteur Général Souleymane TRAORÉ, le Directeur des Finances et du Matériel, le Colonel Joseph COULIBALY, le Directeur Général de la Protection Civile, le Général de Brigade Boukary KODIO, le Directeur de l'Office Central des Stupéfiants, le Colonel Fousseini KÉÏTA et le Chef du Centre de Communication Amadou Mahamane SANGHO.
Dans ses propos liminaires, il a évoqué la situation financière globale du pays et a justifié les restrictions budgétaires qui impactent aujourd'hui tous les Départements ministériels. Restrictions dont le bien-fondé et l'intérêt devraient, selon lui, être appréhendés par tous. Toutefois, selon le Ministre de l'Économie et des Finances, « compte tenu de la spécificité de chaque Département, des ajustements seraient possibles et des prises en charge entières seront faites pour certains postes de dépense ». Pour être plus convaincant, il a rappelé les quatre crises auxquelles fait face le Mali, notamment la crise sécuritaire, la crise institutionnelle, la crise du Covid et la crise diplomatique. Sur ce dernier sujet, M. SANOU affirmait que « les discussions se poursuivent avec la CEDEAO en vue d'une meilleure compréhension de nos préoccupations majeures ».
Après ces propos, le Général de Brigade Daoud Aly MOHAMMEDINE, a remercié son collègue pour la visite et « surtout les éclairages apportés quant aux indicateurs macroéconomiques du pays qui incitent à l'optimisme ».
Pour rappel, lors de la conférence de lancement des travaux du processus budgétaire 2023 le lundi 21 février 2022 à Bamako, le département de l’Economie et des Finances a souhaité intensifier la mobilisation des ressources intérieures, de la maîtrise des dépenses avec un taux de croissance attendu de 5,3% en 2023. « Malgré le contexte difficile marqué par la situation sécuritaire, la pandémie de Covid-19 et ses impacts économiques sur les prix des denrées alimentaires, l’absence d’appui budgétaire général, nous avons pu contenir le déficit budgétaire à un niveau de 4,7% contre des prévisions estimées à 5,5%. Ce qui n’a pas impacté le taux de croissance qui est ressorti à 3,1%, contre -1,2 en 2020 », a précisé le ministre de l’Economie et des Finances.
AFANOU KADIA DOUMBIA/Malijet.com