vendredi 17 avril 2026
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Exploitation minière, le Mali aura désormais 20 à 40% du taux de partage

Par Studio Tamani 1,325 vues
Exploitation minière, le Mali aura désormais 20 à 40% du taux de partage

Le gouvernement du Mali a procédé à une relecture de sa loi minière. Désormais, en cas d’éventuelles exploitations des richesses du sous-sol malien, le taux de partage va de « 20 à 40 % pour l’État ».

De 2012 à nos jours, le Mali n’a signé aucun contrat minier et toutes les sociétés étrangères se sont retirées. Selon le département des mines de l’énergie et de l’eau, cette situation est due à l’insécurité qui sévit dans le pays. Dans la perspective de relancer la recherche pétrolière au Mali, le gouvernement de Transition a procédé à la relecture de la loi pétrolière. La décision que certains observateurs ont qualifié d’historique a été prise lors du conseil de cabinet du 15 juillet 2022.

Sur proposition du ministre des mines de l’énergie et de l’eau, trois projets portant approbation de contrats de partage de production entre la République du Mali et des sociétés ont été examinés.

Il s’agit des sociétés privées maliennes pour la recherche, l’exploitation et le transport des hydrocarbures.

Une décision pour le « bonheur du Mali »

« De meilleures retombées pour le peuple malien et l’État du Mali », voilà ce qui a motivé, selon le gouvernement, la relecture de la loi pétrolière, et l’adoption en juin dernier du décret d’application et de celui du contrat type de partage.

Les autorités de Transition disent avoir opté pour un contrat de partage de production (CPP), au lieu du traditionnel contrat de concession minière (CC). Pendant que le contrat permet à une société d’exploiter à sa guise, elles avancent que le CPP accorde à l’État des facilités pour la recherche. Et en plus d’avoir gratuitement 20% du chiffre d’affaires, l’État bénéficiera aussi de 20 à 40% du taux de partage.

Booster l’économie nationale

Pour l’économiste, Abdoul Karim Diamoutènè, cette réforme sera rentable pour l’économie du pays. Elle aboutira, selon lui, à une augmentation substantielle de 150% des revenus de l’État. L’universitaire estime aussi que les bénéfices de cette réforme faciliteront la construction de nombreuses infrastructures pour les populations.

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Commentaires (2)

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C
cissé il y a 3 ans

Je partage l'opinion de Mr. DIAWARA, même si la prudence commande d'aller par étape des pourcentages pour mieux attirer les investisseurs en la matière. Ainsi, avec le temps, l'ETAT pourra augmenter sa part au fur et à mesure. MALIBA

D
Diawara. il y a 3 ans

SACHEZ QUE 50% N'EST PAS SUFFISANT ALORS EN DESSOUS C'EST GRAVE ET PAS RAISONABLE. FAUT NATIONALISER CARRÉMENT CERTAINS DOMAINES LORSQU'IL S'AGIT DE GROS SOUS. VOUS VOYEZ BIEN QUE L'ÉTAT FRANÇAIS VA NATIONALISER EDF C'EST PAS PARCEQUE C'EST UNE AFFAIRE DE GROS SOUS ET ILS VEULENT PAS LAISSER DANS LES MAINS D'HOMMES D'AFFAIRES VÉREUX ALORS AU MALI NOUS DEVONS AGIR DE LA SORTE. AFIN DE POUVOIR VALORISER NOS MATIÈRES PREMIÈRES QUI NOUS PERMETTRONS DE CRÉER DES EMPLOIS POUR NOTRE JEUNESSE QUE NE DEMANDE QUE ÇA.