vendredi 17 avril 2026
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Cmtr : La tête du président Youssouf Traoré « mise à prix »

Par Arc en Ciel 1,235 vues
Cmtr : La tête du président Youssouf Traoré « mise à prix »

Le départ du président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), Youssouf Traoré fait partie des exigences du Collectif des fédérations des transporteurs routiers et les chargeurs routiers du Mali. Ce collectif qui observe une grève à partir d’aujourd’hui, exige la mise en place d’un collège transitoire.

C’est en avril 2007 que le PDG de Bani Transport, Youssouf Traoré a été élu président du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR). Jusqu’à ce jour 2 mai 2023, l’homme préside aux destinées du plus puissant regroupement des transporteurs du Mali. Après avoir tout donné au CMTR, voilà que des voix s’élèvent pour la énième fois pour demander le départ de celui qui est président du CMTR depuis 16 ans.  Son adversaire a pour nom : le Collectif des fédérations des transporteurs routiers et les chargeurs routiers du Mali.

Président « inamovible » du CMTR, Youssouf Traoré, est aujourd’hui accusé d’avoir violé les textes qui régissent le Conseil.

Selon Malick Boubou Diallo, président exécutif, la gestion de la fin du mandat du CMTR « se trouve être entachée d’imperfections et d’irrégularités qui portent préjudice à l’avenir de la profession. Les textes qui régissent le CMTR sont violés au su et au vu du département depuis 2007 jusqu’à nos jours. Toute chose qui nous met dans un état de forclusion », rapporte le confrère de l’Alerte.

Pour le Collectif des fédérations des transporteurs routiers et les chargeurs routiers du Mali, le mandat du bureau dirigé par M. Traoré est arrivé à terme  depuis le 16 décembre 2022. Conséquence dit-il, Youssouf Traoré et les membres de son bureau mettent ainsi le bureau du CMTR dans une irrégularité totale. Face à cette irrégularité, le département, au lieu de jouer son rôle pour le renouvellement du bureau, a décidé de jouer la sourde oreille », regrette-t-il.
Le Collectif estime qu’il est impératif d’appliquer le nouveau décret qui dit que lorsque les conditions ne sont pas réunies pour l’organisation des élections, de mettre en place un collège transitoire. Lorsque ce décret n’est pas appliqué, c’est la forclusion totale et l’on tire les conséquences », a-t-il ajouté. Ce collège transitoire poursuit-il, sera chargé de relire les textes du CMTR qui sont d’ailleurs caducs et d’organiser les élections.

Les autres doléances du collectif ont trait à la suspension des vignettes automobiles (TTR) et l’entrée en vigueur, sans restriction du droit de traversée routière réduisant la tracasserie routière et la mise en place d’un système de renouvellement de parc automobiles des transporteurs routiers inter urbains et internationaux. Si ces revendications ne sont pas satisfaites, le Collectif se donne le droit  d’observer une grève de 72 heures qui débute ce matin ce, jusqu’au 4 mai 2023.

Mohamed Keita

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Commentaires (1)

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D
Dicko il y a 2 ans

Tout ce tintamarre n'est que du cinéma.. Le CMTR n'est pas le regroupement principal des transporteurs comme le journaliste l'a écrit.Il est plutôt un organisme personnalisé, c'est à dire la Chambre consulaire des transporteurs routiers maliens, créée par l’ordonnance n° 2023-008/PT-RM du 22 février 2023, abrogeant la loi n°04-040 du 13 aout 2004, sous la forme d'un Établissement public à caractère professionnel. il a pour mission: l'organisation, la représentation professionnelle, la défense des intérêts, la formation et l'information des transporteurs routiers,.pour être plus précis, Il est un service public dirigé par des patrons (transporteurs), mais élus. Le CMTR n'est pas un syndicat et n'est pas composé non plus des syndicats. Sont ressortissants du CMTR, 'les personnes physiques ou morales agréées au Mali et détentrices d'une carte professionnelle de transporteur routier. La qualité de membre du CMTR est intuitu personæ, c'est à dire liée à la personne du transporteur et non à appartenance à un groupement associatif. Les élections du CMTR sont organisées par l’État pour désigner au sein de l'Assemblée consulaire, les 376 représentants des secteurs du transport urbain, interurbain et international et non les représentants des syndicats. Cette mise point vous est faite pour faire comprendre que les élections du CMTR ne concernent pas les syndicats. Ce sont les transporteurs individuellement concernés, qui peuvent faire acte de candidature en qualité de titulaires ou de suppléants de leurs secteurs d'activité. La mission fondamentale du syndicat est l'étude des droits, ainsi que la défense des intérêts moraux et matériels de ses adhérents. Il n'est pas compétent pour régler aucune des questions relatives aux missions du CMTR. Le syndicat fait des revendications pour l'amélioration des conditions de travail des travailleurs du secteur (les salariés plus précisément). Le CMTR ,quant à lui, a pour mission d'organiser, de représenter et de défendre la profession de transporteur. En dissociant les missions, l'amalgame dont se prévaut le Collectif sera dissipé et il comprendra qu'il est dans un combat sans motif valable. En ce qui concerne la menace dudit Collectif de paralyser le pays si un Collège n'est pas mis en place, j’attire l'attention des lecteurs sur le fait, qu'au sein de la profession, on sait qui est qui. Ces groupements qui se vantent d’être les principaux, seront déçus les 11, 12 et 13 mai 2023, de voir les transporteurs maliens vaquer allègrement à leurs occupations quotidiennes, car ils ne sont pas membres de ce collectif, donc non concernés par son mot d'ordre de grève. Par rapport à la mise en place non pas d'un collège transitoire, mais d'une administration provisoire, l'article 24 du Décret n° 2023-0177/PT-RM du 16 mars 2023, dit ceci" lorsque les élections des membres du consulaires n'ont pas pu se tenir dans les délais légaux, pour des cas de force majeure, il est mis en place par arrêté du ministre en charge des transports, une administration provisoire qui assurera les fonctions dévolues à l'Assemblée consulaire et au bureau. L’administration provisoire est mise en place pour une durée de six (6) mois maximum non renouvelable....' Elle a pour rôle d’organiser les élections du CMTR dans la période des 6 mois prévus. Cette disposition légale n'est pas conforme à l’esprit attribué par le Collectif aux dispositions de l'article 24 du nouveau décret. Tous les points de revendications contenus dans le préavis de grève ne sont en aucun point soutenables, car contraires à la loi. je pense que ce n'est pas à travers des menaces de grève que ce Collectif va contraindre l’État à violer ses propres textes. Quand au droit de traversée routière, il fait l'objet d'une information judiciaire, si bien que la justice édifiera l'opinion publique sur cette affaire.