jeudi 16 avril 2026
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Après le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, le FMI annonce une excellente nouvelle au trio

Par L-frii 5,502 vues
Après le retrait des pays de l’AES de la CEDEAO, le FMI annonce une excellente nouvelle au trio

Formé par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, le trio de l’Alliance des États du Sahel (AES) a annoncé le 28 janvier leur retrait de la CEDEAO.

Une décision lourde de conséquences économiques, qui les privera notamment des avantages de la zone de libre-échange africaine.

Pourtant, le Fonds Monétaire International (FMI) se veut optimiste quant aux perspectives de croissance de l’AES.

Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales publié en janvier 2024, le FMI anticipe même une accélération de la croissance pour les trois pays en 2024.

Des prévisions qui tranchent avec le ralentissement observé en Afrique subsaharienne (3,3 % en 2023).

Comment l’AES parvient-elle à tirer son épingle du jeu après la rupture avec la CEDEAO ?

Porté par la manne pétrolière depuis la mise en service de son oléoduc vers le Bénin, le Niger devrait voir son PIB bondir de 11,1 % cette année, selon le FMI.

Soit plus du double des 4,1 % enregistrés en 2023. Les hydrocarbures pourraient générer la moitié des recettes publiques et représenter un quart du PIB d’ici 2026.

De quoi largement compenser la perte de l’aide financière occidentale suite au coup d’État de 2023.

Au Mali, la croissance devrait se maintenir à 4,8 % en 2024, portée par l’agriculture et les mines.

Nouveau code minier à la clé, Bamako entend doper les retombées économiques de l’or, qui pèse déjà 25 % du budget national. Objectif : plus de 500 milliards de FCFA de revenus annuels pour l’État.

Enfin, le Burkina Faso peut compter sur la résilience de son agriculture, qui représente 20 % du PIB.

Soutenu par d’importants programmes publics, le secteur agricole devrait permettre une croissance de 6,4 % cette année, selon le FMI.

Bien que fragilisés par l’instabilité politique, les trois pays de l’AES parviennent donc à tirer leur épingle du jeu économique en misant sur leurs secteurs clefs.

Un optimisme prudent néanmoins : l’absence de la manne douanière de la CEDEAO pourrait peser à terme sur les finances publiques du trio.

.......L-frii

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Commentaires (2)

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L
Le patriote il y a 2 ans

Frère, les pays membres de l'AES sont souverains et savent bien ce qui est bien pour leurs états plus que toi et plus que quiconque d'ailleurs. L'évidence a montré que L' AES peut bien se passer de Bénin, ce n'est pas à toi, ni à personne de nous dire quel partenaire nous est bénéfique.

S
Siriki il y a 2 ans

Encore de la propagande pour Gogos et autres simples d'esprit !! Le FMI avait prévu du temps du Président démocratiquement élu du Niger, SEM Mohammed Bazoum, une croissance à deux chiffres (12%), grâce à la mise en service du pipeline Bénin-Niger, début 2024 !! Ce sont donc, les 110 000 barils/jour qui seront exportés, qui vont occasionner cette croissance exponentielle de 12% de l'économie Nigérienne ; et ce sont tous ces dollars américains, qui ont poussé ces militaires Nigériens cupides, à faire leur coup d'Etat stupide !! Cependant, parler de 12% de croissance en 2024, pour le Niger (elle a même déjà baissé à 11,1% au lieu de 12%) , c'est aller trop vite en besogne ; car, le pipeline Bénin-Niger, bien que achevé par les chinois, n'a toujours pas été inauguré et mis en service !! Les putschistes Nigériens sont très rencuniers et gardent en effet, toujours une dent contre le Bénin, qui a appliqué le blocus de la CEDEAO contre le Niger !! Quitte à ce que le Niger perde des millions de dollars américains par mois, les putschistes Nigériens continueront de bouder le Bénin ; car, ils ignorent totalement ce qu'on appelle la réal politique !! Sachez donc que, le temps que les putschistes Nigériens comprennent qu'en politique, il n'y a pas d'amis ; mais, ses propres intérêts ; et acceptent finalement de se réconcilier avec le Bénin ; des mois vont passer !! Je peux donc vous garantir déjà, qu'avec ces putschistes très têtus, qui pensent que tout s'obtient par le chantage et les menaces, le Niger peut dire adieu à ses 12% de croissance en 2024, prévus par le FMI, sous Bazoum ; et ce, grâce à l'exportation du pétrole Nigérien !! Les putschistes Nigériens vont traîner les pieds, pensant faire du mal au Bénin ; alors que c'est à leur propre peuple, qu'ils font du mal. Ils l'ont déjà démontré en interdisant aux camions de transport de marchandises en provenance du Bénin, de franchir la frontière du Niger ; alors que le peuple Nigérien souffre de l'embargo !! Vivement que le PR Ouattara, Président en exercice de l'UEMOA, mette fin à l'embargo de la CEDEAO et que le pipeline Bénin-Niger soit rapidement mis en service, pour ne pas que le Niger perde encore quelques points sur les 12% de croissance prévus par le FMI depuis belle lurette !! Quant au Mali et au Burkina, leurs croissances économiques respectives, resteront toujours faibles, à cause de la guerre contre les Djihadistes. Il ne faut donc pas brandir la croissance du Niger et faire l'amalgame, pour ensuite pavoiser au sein de l'AES !! LOL !! Leçon à tirer de cette tempête dans un verre d'eau, qu'est la sortie de l'AES de la CEDEAO : l'UEMOA ne doit plus jamais être aux ordres de la CEDEAO, si elle ne veut pas subir le sort macabre de la CEDEAO !! L'UEMOA doit se limiter à traiter des problèmes économiques et monétaires ; et ne jamais s'ingérer dans les affaires politiques de ses Etats membres, qui sont tous jaloux de leurs souverainetés !! Vivement la reprise des relations de bon voisinage entre le Niger et le Bénin, pour le grand bonheur des populations de l'UEMOA !! À bon entendeur, salut !! Merci.