Espace UEMOA : Résumé du 2ème trimestre 2024 de la conjoncture économique
Selon le FMI, tel qu’indiqué dans son édition des « Perspectives de l’économie mondiale mise à jour et publiée en juillet 2024, l’activité économique mondiale s’est montrée résiliente au terme du 1er semestre 2024.
En conséquence, l’institution a maintenu ses prévisions de croissance mondiale pour 2024 et 2025 inchangées par rapport à avril 2024, à la faveur d’une stabilité de la croissance qui s’établirait au même niveau qu’en 2023, soit à 3,2 %. En « Afrique subsaharienne », les perspectives s’améliorent progressivement et l’activité économique reprend modestement.
Toutefois, le FMI a révisé la croissance de la région en baisse de 0,1 point de pourcentage (PP), en 2024, par rapport à sa publication d’avril dernier.
Ainsi, l’activité économique pour les pays au sud du Sahara devrait ressortir à 3,7 % en 2024, contre 3,8 % en 2023.
En 2025, la croissance devrait s’accélérer à 4,1 %, soit une révision à la hausse de 0,1 (PP) par rapport à avril 2024.
Au niveau de l’UEMOA1, les prévisions de la Commission ressorties dans le rapport semestriel d’exécution de la surveillance multilatérale de juin 2024 affichent une croissance de 7,0 % en 2024, contre 5,3 % en 2023, sous les hypothèses d’une bonne tenue de la production agricole, du démarrage de l’exploitation pétrolière au Sénégal et du début de l’exportation du brut au Niger via le pipeline Niger-Bénin. En 2025, la croissance ressortirait à 7,3 %.
Au titre du 2ème trimestre 2024, l’activité économique interne de l’Union fait ressortir une bonne tenue de la production industrielle, comparativement à la même période de l’année précédente, notamment en Côte d’Ivoire, au Niger et au Sénégal.
S’agissant de l’exécution budgétaire de l’Union (hors Mali) au 2ème trimestre 2024, elle a été marquée par une amélioration du recouvrement des recettes budgétaires globales, établies à 6 146,8 milliards de FCFA contre 5 763,5 milliards au deuxième trimestre de l’année précédente.
En somme, l’exécution budgétaire indique un creusement du déficit budgétaire de 41,7 milliards, par rapport au deuxième trimestre 2023, pour se situer à 1 601,7 milliards.
Avec A.Ouattara/Malijet.com