jeudi 16 avril 2026
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Des «pro-transition» rejettent la piste ivoirienne de l’équation énergétique

Par Le Témoin 3,216 vues
Des «pro-transition» rejettent la piste ivoirienne de l’équation énergétique
(Photo d'illustration)

Après le remaniement ministériel et l’avènement du Général Abdoulaye Maiga à la Primature, la crise énergétique s’est retrouvée au cœur des protecteurs, avec le recensement tous azimuts d’alternatives. Et la piste CEDEAO (Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée) ne semble pas la bienvenue dans certains milieux souverainistes. Le «Collectif 5 ans ou plus» dénonce les propositions du personnel d’EDM à l’endroit du Premier ministre et les jugent contraires à l’esprit de la souveraineté nationale retrouvée.

À travers un communiqué officiel, ce soutien du régime militaire parle “d’un manque de respect envers le peuple malien” et l’assimile tacitement à une incapacité des cadres et du staff à trouver une solution endogène qui mettre fin au règne des ténèbres qui perdure depuis 3 ans dans le Mali Kura.

Les autorités sont par conséquent exhortées à ne plus revenir vers les anciens distributeurs d’énergie au nom de ” la résilience du peuple souverain”. Le Collectif plaide pour une poursuite des concertations sur le sujet et leur extension au reste du peuple, par-delà les seuls travailleurs d’EDM, gage selon lui d’un diagnostic plus réaliste et assumé au plan populaire.

Quand le Mali et le Burkina se disputent l’électricité ivoirienne

Les ardeurs souverainistes des pays de l’AES sont en passe de se briser sur le roc de la réalité énergétique et ses implications économiques intenables. À mesure que la période de pointe approche, c’est le sauve-qui-peut et une bousculade sans précédent au portillon ivoirien, qui tranche avec la communauté de destin des composantes de l’AES.

En effet, après plusieurs années de bouderies orgueilleuses, les autorités maliennes sont à deux doigts de lâcher du lest dans la gestion de la crise électrique. Tout indique, en clair, que  Bamako est disposé à battre en retraite sur son refus de recourir aux sources ivoiriennes de fourniture électrique.

C’est du moins l’option remise sur la table, depuis quelques jours, comme solution immédiate alors qu’aucune alternative endogène n’est envisageable avant 6 mois au moins.

Sauf que les autorités maliennes de transition pourraient s’y être prises assez tardivement pour ne pouvoir éviter la rude concurrence d’un autre pays de l’AES. Il s’agit du Burkina Faso, qui avait visiblement longtemps tiré parti du renoncement de Bamako à l’approvisionnement par l’interconnexion.

Aussitôt la volte-face du Mali annoncée que Ouagadougou s’est démené comme un diable pour revoir à la hausse sa convoitise d’électricité ivoirienne. Si sa demande est agréée dans les proportions souhaitées, il y’en aura difficilement pour le Mali. Car à l’AES on est partageux en tout sauf dans le domaine de l’énergie.

 La Rédaction

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Commentaires (7)

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K
Kone Allagnan il y a 1 an

L'émotion est décidément Negre. Faut-il pleurer ou rire de ces benêts, qui confondent tout? Pauvre Mali!

M
mass il y a 1 an

Humm , le TEMOIN encore lui . On se demande s'ils ont le même esprit d'analyse comme les autres . Bon , comme se sont des articles commandés , il faut faire plaisir au bailleur sinon le robinet va sentir la déche . En aucun moment , la transition n'a donné son avis sur la proposition des agents de l'EDM .

M
MaliMali il y a 1 an

Un article se moquant du peuple de l'AES ! Pour rappel, ce n'est pas la Côte d'Ivoire ( État) qui produit elle-même l'énergie à distribuer, mais une société de distribution privée. Si cette voie est privilégiée c'est parce que depuis des années nos pays ont fait d'énormes efforts pour construire des infrastructures de transport à partir de la CI. On peut comprendre la frustration des populations, mais retourner vers ce pays dans l'état actuel de nos relations n'est pas souhaitable. Je suis de ceux qui pensent que nous devons continuer à explorer d'autres alternatives jusqu'à ce que nous trouvions le chemin de l'indépendance énergétique.

Anonyme il y a 1 an

Et en attendant,vas-tu chier de l'énergie pour les maliens ? On voit bien,que tu n'es pas de ceux qui manquent de fourniture d'électricité !!! Cette affaire d'énergie finira, par électrocuter cette transition !

yes il y a 1 an

Chers compatriotes. Savez vous que l'interconnexion Mali Cote d'Ivoire était une demande de la Cote d'ivoire pour pouvoir bénéficier de l’Énergie de Manantali prévue vers 1990 ???? Le surplus de cette énergie était destiné à être vendu à la cote d'ivoire. Par la suite ces travaux ont tellement trainés que le besoin s'est renversé et que c'est le Mali qui a réclamé la réalisation de cette interconnexion pour être endetter par la suite pour non paiement de facture. Savez vous comment un de nos ministre avait été humilié en France par un ministre Mauritanien qui réclamait des remboursement de facture du cota Mauritanien accordé au Mali? Chers amis travaillons et réalisons nos sites potentiels hydroélectriques sans délai.

A
Anonyme il y a 1 an

Toi ,tu es un observateur aveugle,ou miro !!!

O
Observateur il y a 1 an

La solution se trouve dans la production d'énergie et non dans l'achat. Ne jamais voter un candidat qui ne tient pas compte de la production d'énergie.