jeudi 16 avril 2026
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Barrick Gold saisit le CIRDI contre le Mali

Par Afrik 2,950 vues
Barrick Gold saisit le CIRDI contre le Mali

Après les tensions entre le Niger et Goviex, c’est désormais le Mali qui se retrouve au cœur d’un litige avec un géant de l’industrie minière, Barrick Gold. La compagnie canadienne, premier producteur d’or au Mali, a entamé une procédure d’arbitrage international auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

Ce conflit, centré sur le complexe aurifère Loulo-Gounkoto, cristallise les enjeux économiques, juridiques et politiques entre Bamako et un acteur clé du secteur.

Loulo-Gounkoto : une mine d’or, des tensions d’argent

Le complexe Loulo-Gounkoto, considéré comme le plus grand gisement aurifère du Mali, est au centre des tensions. Bamako accuse Barrick Gold de lui devoir plusieurs centaines de millions de dollars en bénéfices non versés. En réponse, l’entreprise conteste l’application du nouveau code minier malien à ses opérations et affirme que celui-ci ne devrait pas concerner ses activités.

Pour faire pression, le gouvernement malien a multiplié les actions, notamment l’arrestation de cadres maliens de l’entreprise, l’émission d’un mandat d’arrêt contre le PDG de Barrick Gold, Mark Bristow, et le blocage des exportations. Ces mesures ont rendu les négociations particulièrement houleuses.

Une tentative de conciliation au point mort

Selon un communiqué récent de Barrick Gold, les discussions avec les autorités maliennes sont désormais « au point mort ». Mark Bristow, tout en exprimant son souhait de maintenir un dialogue constructif, a souligné que la confiance entre les deux parties était profondément érodée. Pourtant, la compagnie canadienne continue de réitérer son engagement envers le Mali. Elle rappelle ses trois décennies de présence dans le pays et son rôle central dans l’économie locale.

Le CIRDI saisi : un processus long et incertain

Barrick Gold a décidé de porter l’affaire devant le CIRDI, une institution du groupe de la Banque mondiale spécialisée dans les litiges entre investisseurs et États. Cependant, ce processus pourrait s’avérer long et complexe. Après la soumission d’une requête, le CIRDI dispose de la possibilité de rejeter la demande ou d’initier une série de mécanismes, jusqu’à la création d’un tribunal chargé d’entendre les arguments des deux parties.

Les experts estiment que cette procédure pourrait durer plusieurs années. Pendant ce temps, Barrick Gold envisage la suspension de ses activités au Mali si le blocage persiste, ce qui aurait des conséquences significatives pour l’économie malienne.

........Afrik

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Commentaires (12)

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A
Anonyme il y a 1 an

Toi Fanga,apatride tu ne devrais jamais prétendre être malien. Tu as fui le pays,au lieu de rester pour le construire. Dogon 64 t'a réveillé ,et on t'attends de pied ferme ! Les kayesiens sont de dignes maliens, qui rappatrient leurs avoir pour enrichir le pays ! J'ai développé un logiciel pour te pister en France. Ton séjour en Savoie ,ne durera pas longtemps. Tu vois le kayesien est loin d'être une nouille !!!

Anonyme il y a 1 an

On t'attend,bien sûr !

H
Hiiiiii il y a 1 an

Les rats et les souris sont anonymes dans nos demeures et peut être c'est l'émigration où simplement déménagement à Kayes ? Hi hi hi hi ! On a compris le coup de bec hi hi hi hi hi hi hiiiiii ! Amateur barre toi ! Looser, le Mali avance,hi hi hi hi hi hi ha !

Anonyme il y a 1 an

L'inutile Fanga,qui vit en France ,s'y maintient. Il villipende ce pays auquel ,il s'accroche comme une moule ! Il va falloir le dégommer,pour s'en débarrasser !!!

K
KAYES il y a 1 an

A force de jouer avec le feu certains généraux autoproclamés vont finir par brûler le pays ....

cisse il y a 1 an

Non Monsieur KAYES. Vous méconnaissez les enjeux de ce litige. Durant trente années, avec une procédure qui a lésé le Mali, cette entreprise CANADIENNE, a exploité à son profit. A ce jour, la procédure a changé dans le seul respect de la souveraineté du pays. C'est la nouvelle donne en la matière, qui ne plait pas. Non content de respecter la procédure du Mali, elle a préféré saisir une justice exogène, au service de l'ancien ordre d'exploitation des ressources naturelles en toute impunité, des pays Africains, singulièrement du Mali. Voilà comment se comportent certaines puissances qui clament aider à développer l'Afrique. Mieux elle respectera la procédure en vigueur actuelle au Mali, mieux chaque partie sera gagnante dans cette affaire. C'est fini l'ordre ancien, tout se décide en souveraineté, à la faveur du biens être des populations et non au détriment de celles-ci. MALIBA