mercredi 15 avril 2026
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Bamako: le siège de Barrick Gold fermé pour non-paiement d’impôts

Par Apanews 3,469 vues
Bamako: le siège de Barrick Gold fermé pour non-paiement d’impôts

Les autorités maliennes ont fermé le siège de Barrick Gold à Bamako, sur fond de litige fiscal persistant.

Malgré un accord signé en février, les tensions restent vives entre l’État malien et la multinationale canadienne Barrick Gold, dont les opérations minières sont suspendues depuis janvier.

Les autorités maliennes ont procédé, ce mardi 15 avril 2025, à la fermeture du siège à Bamako de la société minière canadienne, sur fond de litige fiscal prolongé. Selon plusieurs sources proches du dossier, cette décision s’inscrit dans le cadre d’un différend persistant portant sur des arriérés fiscaux que l’État malien impute à l’entreprise. Le complexe minier de Loulo-Gounkoto, situé dans l’ouest du Mali, n’est pas directement concerné par cette fermeture, bien que ses opérations demeurent suspendues depuis la mi-janvier.

Le désaccord entre les deux parties remonte à 2023, après l’adoption par le Mali d’un nouveau code minier qui renforce les prérogatives de l’État dans le secteur aurifère, notamment en augmentant la part de participation publique dans les projets miniers. Barrick Gold, dont le siège mondial est basé à Toronto, avait contesté certaines modalités d’application du nouveau cadre législatif. Malgré plusieurs cycles de négociations, le différend s’est accentué avec la saisie, en janvier 2025, de près de trois tonnes d’or par les autorités maliennes, représentant une valeur d’environ 245 millions de dollars, que le gouvernement estime liée à des obligations fiscales non respectées.

En février dernier, un accord avait pourtant été signé entre Barrick et le gouvernement malien. Cet accord prévoyait, selon les termes rapportés par Reuters, un paiement de 275 milliards de francs CFA (environ 438 millions de dollars) par l’entreprise en contrepartie de la libération d’employés détenus, de la restitution de l’or saisi et de la reprise des exportations et des opérations minières. Mais selon Barrick, la mise en œuvre de l’accord a été retardée par des blocages internes au sein de l’administration malienne, certaines personnes privilégiant des considérations personnelles ou politiques. Le gouvernement, pour sa part, n’a pas officiellement communiqué sur les raisons de ce blocage.

Dans un communiqué publié le jour même, Barrick a confirmé la fermeture de son bureau de Bamako par des départements gouvernementaux et a déclaré être disposée à honorer l’accord conclu en février, en reprenant immédiatement la production si les conditions sont réunies. L’entreprise affirme également que ses équipes sur place n’ont plus accès à leurs bureaux, mais que le site de Loulo-Gounkoto reste opérationnel bien que suspendu. Des transferts de personnel malien vers d’autres sites du groupe, notamment la mine de Kibali en République démocratique du Congo, ont déjà été entamés. Selon une source citée par Reuters, environ quarante agents ont été redéployés, et une centaine d’autres pourraient suivre.

Le différend entre Barrick Gold et le Mali s’inscrit dans un contexte régional marqué par une volonté croissante des États de récupérer davantage de revenus issus de l’exploitation minière, dans un mouvement souvent qualifié de nationalisme des ressources. Le Mali, dirigé par des autorités de transition issues des coups d’État de 2020 et 2021, multiplie les initiatives visant à renforcer sa souveraineté économique, y compris à travers un contrôle accru du secteur extractif.

Alors que des discussions sont toujours en cours, des sources proches du dossier estiment qu’un dénouement pourrait intervenir dans les prochains jours, bien qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée à ce stade. Ce bras de fer met en lumière la fragilité du climat des affaires dans un pays où l’or représente une part essentielle des exportations et des recettes budgétaires.

.............APA

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Commentaires (1)

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Wassim Nasri il y a 11 mois

Hô ! Hô ! Fini la propagande des pages de journaux, c'est pas quelques poulaillers qui peuvent être le retour sur investissement de l'or du Mali et des Maliens. Mark bristrow et sa mafia a bien longtemps régné sur le trône de l'or de l'empire du Mali. Je m'inscris en faux ! Et ce n'est que la propagande de dénigrement des médias mainstreams occidentaux pour défendre les intérêts mordicus de l'occident n'eblouit plus les places financières mondiale, je dirais que c'est une façon de continuer la monopolisation du flux des affaires et d'investissements d'après les narratifs impérialistes : l'un des pays le plus pauvre de la terre et, et malgré son royaume d'or à travers des siècles et ses sous-sols bénis. Les pleurs pour une fragilité du climat des affaires au Mali et dans nos pays (AES) ne sont que des larmes de crocodile, hypocrites ! Hypocrisie ! C'est comme maintenir la chasse gardée contre d'autres vautours opportunistes. Alors, espèces de Vagabonds sachent que quand tu te penches pour regarder le derrière de l'autre, le tien est envoyé en l'air aussi. Des tocards d'autre époque ! Vous avez joué et vous avez perdu !!!!!