mercredi 15 avril 2026
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Relance du train : l’indifférence de la Sopafer

Par Le Témoin 2,288 vues
Relance du train : l’indifférence de la Sopafer

Annoncée comme une volonté présidentielle, la relance du train voyageur peine à se concrétiser.

Après plusieurs tentatives ratées, le projet est en passe d’être reléguée aux calendes grecques. C’est du moins l’impression que donnent le département en charge des Transports et des Infrastructures ainsi que de la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali (SOPAFER-SA). En effet, depuis la disparition de la CC2207, à la suite d’un certain accident dans les environs de Mahina, les riverains des régions de Kayes et de Kita, déjà coupés du reste du pays par une route impraticable à laquelle s’est greffée la présence djihadiste, se trouvent dans l’attente d’une explication. En effet, depuis Novembre 2023, il y a près de deux ans, le seul et unique train de la République est sur cale après six mois de marche laborieuse, jetant du coup le doute sur la capacité de la Sopafer à proposer aux autorités un plan durable et réalisable de relance définitive du chemin de fer.

Ainsi, après sept ans, le projet de réhabilitation du trafic ferroviaire reste une promesse jamais tenue et il y a même lieu de s’interroger si l’administration de la Sopafer n’affiche une indifférence audit projet. Une posture qui pourrait à la longue contribuer à la baisse de la popularité du Président de la Transition auprès des populations concernées. En tout état de cause, l’achat de trois véhicules flambant-neuf cache mal le désintérêt pour une solution idoine à la réalisation d’une promesse présidentielle qui frise de plus en plus la chimère. Et comme si cela ne suffisait pas, l’administration a récemment engagé l’achat d’une bourreuse, une machine destinée à l'entretien des voies ferrées et qui sert à positionner la voie et à compacter le ballast sous les traverses à l'aide de pioches vibrantes. Le hic est que cette opération qui aurait couté, selon des sources concordantes, plusieurs centaines de millions de nos francs, s’est non seulement effectuée alors que le train a cessé de siffler depuis le tragique accident aux alentours de Mahina et que plusieurs années d’arrêt l’auront peut-être déjà rendu inapte à l’exploitation.

Amidou Keita

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Commentaires (1)

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P
Patrice SAPHO il y a 9 mois

Il allait être mieux d'approcher les responsables de la SOPAFER avant de publier quoi que ce soit car à ma connaissance, une des sessions du Conseil des ministres a octroyé un marché de l'ordre du milliard sinon plus à COVEC pour réhabiliter un pont vers Mahina en vue de la reprise du trafic. Aussi, l'achat de la boureuse dont tu parles entre dans la même veine car il y a lieu d'entretenir les rails pour la navigabilté du train et la durabilité de l'activité en réduisant voire évitant au maximum les événtuels accidents. Cessez de charger les gens inutilement svp!