samedi 21 février 2026
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Calvaire des usagers : La RN7 quasiment impraticable sur des tronçons

Par Le Matin 3,493 vues
Calvaire des usagers : La RN7 quasiment impraticable sur des tronçons
(Photo d'illustration)

Plus de 2 heures sur un tronçon de moins de 100 Km ! Tel est aujourd’hui le calvaire vécu par les passagers et des chauffeurs des bus de transport en commun entre Zégoua et Sikasso, un tronçon de la Route nationale 7 (RN7) qui n’existe plus !

Impossible de rouler entre les «nids d’éléphants» ou «les nids d’hippopotames» de la Route nationale N°7 (RN7), notamment le tronçon Sikasso-Zégoua. Ce qui amène certains usagers à souhaiter, «si le gouvernement n’a pas les moyens de refaire cette route, qu’on la gratte pour au moins faciliter la circulation». Sur cette même R7, faute certainement d’entretiens réguliers, d’autres tronçons commencent aussi à se détériorer sérieusement, notamment entre Niéna et Koumantou où de gros trous commencent à envahir le goudron. Ce qui rend la circulation très dangereuse en cette période d’hivernage, car, en cas de pluie, ces trous se remplissent d’eau et se transforment en piège pour tout conducteur imprudent.

L’état de la RN7 (Bamako, Ouéléssébougou, Bougouni, Koumantou, Sikasso, Zégoua, frontière ivoirienne), aujourd’hui, interpelle sérieusement le gouvernement, particulièrement le ministère des Transports et des Infrastructures (MTI). Et cela d’autant plus que cette route est présentement dans un état de délabrement avancé, alors qu’elle constitue l’un des axes routiers les plus stratégiques du pays.

Elle joue en effet «un rôle crucial dans l'économie du pays», spécifiquement dans le transport des marchandises et le désenclavement des zones qu'elle traverse. Ce qui fait de son état de dégradation «un frein majeur au développement économique» car cela affecte les transports, le commerce, l'agriculture et l'accès aux services. La RN7 facilite le transport des produits agricoles, miniers et manufacturiers entre les différentes régions du Mali et vers les pays voisins, favorisant les échanges commerciaux et l'activité économique.

Ce serait une tautologie que de rappeler que la RN7 est «une infrastructure essentielle pour l'économie malienne» et que son état de dégradation a des conséquences négatives significatives pour l’économie nationale. Tout comme il est inutile de rappeler au gouvernement que sa réhabilitation et son entretien permanent sont donc cruciaux pour assurer le développement économique et social de la région, voire du pays !

Moussa Bolly

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Commentaires (7)

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K
Kaboré il y a 6 mois

Priorité est donnée au paiement des mercenaires étrangers ! On sait où va l'argent ...

S
Siriki il y a 6 mois

Le Mali est en État de déliquescence avancée ; incapable d'entretenir ses rares routes internationales, donnant accès aux ports des pays voisins !! Pire : cette RN 7 est aujourd'hui menacée par des Djihadistes, en provenance de la région burkinabé des cascades !! Ces terroristes sont entrain de parader dans les villages du cercle de Kadiolo, le long de cette RN 7, au sud de Sikasso !! Heureusement qu'il y a encore le corridor de Kolondieba, en direction des ports d'Abidjan et de San Pedro !! Aboubacary Siriki persiste et signe : les coups d'états militaires sont une vraie calamité pour notre sous-région !! Merci.

cisse il y a 6 mois

La plus part des routes nationales dont vous faites allusion, ont été bitumées au temps de la gouvernance dite démocratique, qui se souciait peu, de leur entretien. Combien de milliards ont-ils été engloutis à cette époque ? Quelle est la durée de vie d'une route bitumée ? Vingt ou plus ? Après l'avènement de la transition en 2020, par rapport à la durée de près de 30 ans d'exercice démocratique, vous voulez des miracles, pour construire de nouvelles routes bitumées ? Malheureusement, ce lourd héritage, sert de prétexte, à certains, pour diaboliser la transition actuelle, en occultant la réalité. Seul DIEU et le temps, juge suprême, sauront démentir. MALIBA