samedi 21 février 2026
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Mali / routes interurbaines à l’agonie : Où est donc passé le ministre Madina Sissoko ?

Par Arc en Ciel 2,659 vues
Mali / routes interurbaines à l’agonie : Où est donc passé le ministre Madina Sissoko ?
(Photo d'illustration)

Kayes-Bamako, Kayes-Yélimané, Kita-Kénieba, San-Mopti, Mopti-Gao… Des axes vitaux devenus des pièges mortels. Et, si le ministère des Transports regardait ailleurs ?

« Circuler, c’est souffrir », Cette maxime résume bien l’état des routes interurbaines au Mali. De l’Ouest à l’Est, du Centre au Nord, les grands axes routiers sont en ruine. Nids-de-poule béants, tronçons totalement effondrés, goudrons inexistants ou rongés par les intempéries, camions et remorques en panne, embouteillages au beau milieu du désert… Le calvaire est sans fin pour les usagers. Et, l’on est tenté de croire que le Mali n’a plus de Ministère  des Transports.

 La route de Kayes-Bamako : 612 kilomètres d’enfer. Sur cet axe censé relier la capitale à la première région, la route se transforme par endroits en piste de rallye. Les chauffeurs de car n’en peuvent plus : « Il faut des jours pour faire Bamako-Kayes, quand tout va bien. Et encore, au prix de multiples crevaisons et des cas d’accident ».

Kayes-Yélimané : Un voyage au bout du désespoir

Ce tronçon secondaire mais essentiel est un gouffre à camions et à carcasses. Il isole davantage la zone frontalière avec la Mauritanie. A chaque hivernage, la route disparaît sous la boue. Le transport des marchandises y devient une opération de sauvetage, non de logistique.

San-Mopti : Une route qui s’efface

Autrefois fluide, l’axe San-Mopti est désormais un chantier à ciel ouvert... sans chantier. Les véhicules s’y croisent difficilement, les taxis-brousse y perdent amortisseurs et essieux, et les populations locales se retrouvent coupées du centre du pays. Les marchés s’en trouvent perturbés, les prix augmentent, et les déplacements pour raisons sanitaires ou administratives deviennent périlleux.

Mopti-Gao : Ligne de fracture nationale

Dans cette région déjà en proie à l’insécurité, les routes en ruine sont la double peine des populations. En plus du climat sécuritaire tendu, les longues heures de trajet imposées par l’état lamentable de la route rendent tout effort de développement quasi impossible. Gao, ville stratégique, reste enclavée.

Route Kita Kénieba : La référence, devenue un trajet à haut risque

A l’instar des autres routes, cette route jadis une référence, est devenue subitement un trajet à haut risque à cause des multiples cas d’accidents. Difficile, voir impossible pour les gros camions et très souvent pour les petites voitures de  l’emprunter sans se retrouver dans des ravins à cause de l’état désastreux de la route. 

Ministère des Transports : Silence radio et inaction

Face à ce désastre, la réaction du ministère des Transports et des Infrastructures dirigé par Madina Sissoko est d’un mutisme accablant. Aucune politique sérieuse d’entretien, aucun calendrier clair de réhabilitation, aucun budget mobilisé. Pis, les appels des élus locaux, des transporteurs et des citoyens restent lettre morte.

Les conséquences sont lourdes : ralentissement de l’économie, hausse du coût du transport, insécurité routière, isolement des régions, méfiance envers les institutions. La route, colonne vertébrale du pays, est brisée. Et avec elle, la promesse d’un Mali interconnecté. Quel dommage !

Mme le ministre des Transports, il faut entretenir, réparer, désenclaver, planifier. Au rythme auquel travaille le ministère des Transports, c’est avec sans hésitation qu’on lui  colle une note de zéro pointé.

Mohamed Keita

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Commentaires (3)

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C
CISSOKO il y a 6 mois

C EST UN PEU FACILE DE PRENDRE UNE PHOTO D UNE ROUTE DEGRADE DANS LE PAYS PROPOSONS DES SOLUTIONS ET ENCOURAGEONS INITIATIVES CITOYENNES C EST MIEUX !!!!!!!!!!!!!!!!!1 ICI ON A BESOIN DE 6000 TONNES DE CIMENT ETD 10 MACHINES AUTOMATIQUE DE FABRICATION DE PAVES CAR VOUANT FAIRE 10 EQUIPE POUR PAVER LA VILLE DE KAYES EN UNE ANNEE Objet : Appel urgent à contribution pour les matériaux de pavage à Kayes Madame, Monsieur, Dans le cadre de l’initiative citoyenne “Kayes Wa Télékaneh” portée par Touly Groupe et la présidente Batouly Niane, nous faisons appel à votre générosité pour soutenir les efforts de pavage communautaire et d’amélioration urbaine dans la ville de Kayes. Les travaux avancent à un rythme soutenu, témoignant de la mobilisation exemplaire des jeunes volontaires et de la population. Cependant, le besoin en matériaux essentiels devient critique, en particulier : • Ciment • Sable • Gravier Ces éléments sont indispensables à la poursuite immédiate des chantiers, et leur manque risque de ralentir l’élan collectif initié avec tant de passion. Nous sollicitons votre aide sous forme de dons en nature ou de soutien financier. Chaque contribution, aussi modeste soit-elle, représente une pierre ajoutée à l’édifice du progrès et de la dignité urbaine à Kayes. ? Pour tout don ou virement Orange Money, veuillez utiliser le numéro suivant : ➡️ +223 70 70 12 21 Ce numéro est officiellement rattaché au comité de coordination et permet une réception directe, transparente et traçable des fonds pour l’achat de matériaux urgents. En vous remerciant chaleureusement pour votre engagement et votre solidarité. Avec respect et espoir, Le Comité de Coordination Projet “Kayes Wa Télékaneh”

Anonyme il y a 6 mois

Va chier ailleurs ! La ville n'a pas besoin d'être pavée ! Le pavage empêche l'eau de pluie de pénétrer le sol,pour les arbres ! Du balai, vaurien !!!