Amélioration de la robustesse des infrastructures routières au Mali.
Avec le soutien de la Banque Mondiale, le programme dédié au renforcement de la connectivité et de la résilience des infrastructures routières maliennes progresse. Son objectif est de faciliter l'accès aux régions enclavées du pays et de renforcer sa capacité à surmonter les difficultés affectant l'état des routes.
Le Conseil des ministres du mercredi 24 juillet 2025 a entériné un accord de prêt avec l'Association Internationale de Développement (IDA - Banque Mondiale). Ce financement, d'un montant de 133,3 milliards FCFA (environ 238 millions USD), est principalement alloué à la construction de la route Sandaré - Diéma et à la modernisation de 200 km de voies secondaires.
Le segment Diéma - Sandaré, d'une longueur approximative de 137,7 km, est un élément du corridor Bamako - Dakar, un axe essentiel pour les échanges commerciaux du pays. Le gouvernement estime que ce projet contribuera à améliorer la connectivité des corridors routiers stratégiques.
Au-delà de la simple connectivité, le projet s'inscrit dans une approche globale. D'après la Banque Mondiale, il vise à réduire l'isolement du pays tout en stimulant l'intégration régionale par le biais de la modernisation d'installations telles que les ports secs, les réseaux ferroviaires et les postes frontaliers.
Le corridor Bamako - Dakar constitue l'un des deux principaux axes logistiques du Mali, l'autre étant celui qui mène à Abidjan. Ces deux axes permettent le transit des flux d'importation et d'exportation via les ports de Dakar (Sénégal) et de San Pedro (Côte d'Ivoire), deux plateformes vitales pour l'économie malienne.
Adiaratou Ouattara/Malijet.com